COMMENT ADORER LE SAINT-SACREMENT ?

 
1. Un quart d'heure devant le Saint-Sacrement . Jésus parle à l'adorateur.... Excellent pour commencer !!!
 

2. Dix conseils pour vivre un temps d'adoration. Pratique et pédagogique. (A partir des conseils du P. Philippe Blanc (Monaco) texte original).

 

3. Conseils pratiques de saint Pierre-Julien Eymard, l'apôtre de l'Eucharistie, pour adorer en esprit et en vérité. Ceux-ci sont développés ci-après (format html)...

 

4. Enregistrements Audio (cf "Adorer dans le désert" avec St Pierre Julien Eymard par le P. Florian Racine)


COMMENCEZ PAR L'AMOURfiles/adoration eucharistique/Come_to_me.gif

 

"Commencez toutes vos adorations par un acte d'amour, et vous ouvrirez délicieusement votre âme à son action divine. C'est parce que vous commencez par vous-mêmes que vous vous arrêtez en chemin ; ou bien, si vous commencez par quelque autre vertu que l'amour, vous faites fausse route. Est-ce que l'enfant n'embrasse pas sa mère avant de lui obéir ? L'amour est la seule porte du cœur... Tant que nous n’aurons pas pour Notre Seigneur au Très Saint-Sacrement un amour de passion, nous n’aurons rien fait… On dit : mais c’est de l’exagération, tout cela. Mais l’amour n’est que de l’exagération ! Exagérer, c’est dépasser la loi. Eh bien, l’amour doit dépasser la loi " (Saint Pierre-Julien Eymard).

 

"On n'a pas besoin de tant parler pour bien prier. On sait que le bon Dieu est là, dans le saint Tabernacle. On lui ouvre son cœur, on se complaît en sa présence. C'est la meilleure prière, celle-là" (St curé d'Ars).

 

UN 'COLLOQUE' AVEC JÉSUS PRÉSENT EN PERSONNE


« Il faut l'humilité de l'homme pour répondre à l'humilité de Dieu... » (Benoît XVI, Au monde de la culture, 2008).

 

"L'adoration eucharistique a pour objet la divine personne de notre Seigneur Jésus-Christ présent au Très Saint-Sacrement. Il est vivant, il veut que nous lui parlions, il nous parlera. Et ce colloque, qui s’établit entre l’âme et notre Seigneur, c’est la vraie méditation eucharistique, c’est l’adoration. Heureuse l’âme qui sait trouver Jésus en l’Eucharistie, et en l’Eucharistie toutes choses" (Saint Pierre-Julien Eymard). Au-delà des apparences du pain, c'est Jésus en personne qui nous invite à un rendez-vous d'amour. Sans quitter le ciel, il vient à nous sur terre pour accomplit sa promesse dans l'Eucharistie : “Je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin du monde” car “je t’aime d’un amour d’éternité, aussi t'ai-je maintenu ma faveur” (Mt 28, 20, Jr 31, 3).

 

Dans l'hostie sainte, c'est le même Jésus qui nous appelle à veiller avec lui, comme il appelait ses apôtres endormis à Gethsémani : "Ne pouvez-vous pas veiller une heure avec moi ? " (Mt 26, 40). L'adoration eucharistique nous fait entrer dans une relation personnelle avec le Christ vivant au Saint-Sacrement. Il s'offre sans cesse au Père et veut nous associer à son offrande. Comme le blé est moulu pour devenir du pain, le corps de Jésus a été battu, écrasé, broyé pendant sa passion pour devenir le pain vivant. Il devient notre compagnon de route. Là, il ne nous laisse jamais seuls, quelles que soient les épreuves que nous traversons : "Je ne vous laisserai pas orphelin, je reviens à vous" (Jn 14, 18). Il attend de nous une réponse d'amour au don total de sa personne. L'adoration eucharistique nous permet de lui témoigner notre gratitude pour le don de lui-même dans la sainte Eucharistie. L'adoration devient union avec le Père lorsque nous approchons le Christ dans la foi et qui nous lui rendons amour pour amour. "La célébration et l'adoration de l'Eucharistie nous permettent de nous approcher de l'amour de Dieu et d'y adhérer personnellement jusqu'à l'union avec le Seigneur bien-aimé" (Benoît XVI, Sacramentum Caritatis, 2007).

 

"Jésus a deux trônes, un de gloire au Ciel, un autre de douceur et de bonté sur la terre ; deux cours : la cour céleste et triomphante, et la cour de ses rachetés ici-bas. Par l'adoration eucharistique, nous formons la cour de Jésus sur la terre. Il reste au Saint-Sacrement pour que nous puissions rendre à sa personne, le même culte que Marie, Joseph, les mages, les bergers, ses amis lui ont rendu tout au long de sa vie terrestre. En contemplant comment les personnages des évangiles ont rencontré, adoré, parlé, supplié Jésus, nous apprenons comment le rencontrer, l'adorer, lui parler au Saint-Sacrement. "L'Eucharistie est véritablement l'extention de son incarnation : il y achève et complète tous les mystères de sa vie terrestre" (Saint Pierre-Julien Eymard).

 

La relation entre le petit prince et le renard d'Antoine de Saint-Exupéry peut éclairer notre démarche auprès de Seigneur au Saint-Sacrement...

"On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !
- Que faut-il faire ? dit le petit prince.
- Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près... Le lendemain revint le petit prince.
- Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après-midi, dès trois heures, je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. À quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai ; je découvrirai le prix du bonheur ! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le coeur... Il faut des rites !"

 

"Lorsque nous sommes devant le Saint-Sacrement, au lieu de regarder autour de nous, fermons nos yeux et notre bouche, ouvrons notre coeur, le Bon Dieu ouvrira le sien ; nous irons à lui, il viendra à nous, l'un pour demander et l'autre pour recevoir. Ce sera comme un souffle de l'un à l'autre" (Curé d'Ars).

 

AIMER OU SE LAISSER AIMER ?files/adoration eucharistique/Sacred_Heart.gif

 

L'adoration eucharistique ne consiste pas tant à "aimer beaucoup" mais plutôt à "se laisser beaucoup aimer" malgré nos pauvretés et nos infidélités. En d'autres mots, ce ne sont pas nos qualités qui attirent Jésus, mais nos défauts. C'est là que sa grâce eucharistique peut agir par sa puissance de transformation. Laissons le Christ continuer en nous l'oeuvre de guérison et de sanctification qu'il a commencée il y a deux mille ans. Il vient, non pas pour recevoir nos mérites et nos vertus, mais pour sauver et relever ce qui est blessé en notre coeur...

 

L'adoration eucharistique nous fait passer de "je" à "tu". Nous ne devons pas d'abord demander à Jésus d'exaucer notre volonté, mais demandons lui plutôt de nous éclairer de sa volonté et de nous donner la grâce de l'accomplir. Ne prions pas pour "que ma volonté soit faite", mais prions pour "que ta volonté soit faite". L'adoration nous décentre de nous-mêmes, pour nous centrer sur la personne du Christ et sur sa sainte volonté. Trop souvent nous prions : "Ecoute Seigneur ton serviteur parle". L'adoration nous pousse à dire "Parle, Seigneur ton serviteur écoute" (1 S 3, 10).

 

"L'adoration eucharistique, c'est être là, comme une fleur devant son Soleil. Si vous saviez quel est celui qui vous regarde à travers ces voiles… Ne faites rien, n’importe ! Une vertu sortira de lui…" (Marie-Thérèse Dubouché) "Regardez l'heure d'adoration qui vous est échue comme une heure du paradis ; allez-y comme on va au ciel, au banquet divin, et cette heure sera désirée, saluée avec bonheur. Entretenez-en suavement le désir dans votre cœur. Dites-vous «Dans quatre heures, dans deux heures, dans une heure, j'irai à l'audience de grâce et d'amour de Notre-Seigneur : il m'a invité, il m'attend, il me désire »."Le vrai secret de l'amour est donc de s'oublier comme saint Jean-Baptiste pour exalter et glorifier le Seigneur Jésus. Le vrai amour ne regarde pas ce qu'il donne, mais ce que mérite le Bien-Aimé" (Saint Pierre-Julien Eymard).

 

COMMENT PASSER UNE HEURE AVEC JÉSUS AU SAINT-SACREMENT ?

 

Jésus "nous attend dans le sacrement de son amour" où il adresse à chacun de nous son éternel appel : « Ne pouvez-vous pas veiller une heure avec moi ? » (Mc 14, 37). Jésus veut nous rappeler que prier une heure en sa présence n'est pas difficile , car il est la personne absolument la plus facile à rencontrer. Nous pouvons nous aider d'un livre de prière, des saintes écritures ou du chapelet. Mieux encore, sachons entrer dans le silence intérieur en parlant cœur à cœur avec Jésus comme avec un ami. Plus que tout, le Seigneur veut notre coeur. Il veut nous parler, nous bénir, nous sanctifier, nous saisir et nous conduire vers Dieu son Père. Il se peut aussi que nous soyons si fatigués et las que nous ne voulions rien faire si ce n’est de nous asseoir, nous reposer pour ressentir la douce paix qui provient du fait d’être en présence de celui qui nous aime le plus, Jésus au Très Saint-Sacrement qui dit : "Venez à Moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et Moi je vous soulagerai" (Mt 11, 28). "C'est ma paix que je vous donne" (Jn 14, 27).

 

"Si vous lisez l'Evangile, transportez-le en l'Eucharistie, et de l'Eucharistie en vous. Vous avez alors une bien plus grande puissance. L'Évangile s'illumine, et vous avez sous les yeux et réellement la continuation de ce que vous y lisez" (Saint Pierre-Julien Eymard). (Cliquez ici)

 

Quand vous priez le chapelet en présence du Saint-Sacrement, vous aimez Jésus avec le Cœur de Marie. Vous offrez à files/adoration eucharistique/Statue_Mary.gifJésus la parfaite adoration de Marie. Jésus accueille votre heure d’adoration comme si elle venait de Marie elle-même. Marie vous reçoit dans son Cœur et Jésus accepte votre heure passée avec lui comme si elle venait directement du Cœur de sa très sainte Mère. Le Cœur de Marie comble les lacunes de notre propre cœur. "Le Rosaire lui-même, entendu dans son sens le plus profond, biblique et christocentrique, que j’ai recommandé dans la Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariæ, pourra être une voie particulièrement adaptée à la contemplation eucharistique, réalisée en compagnie de Marie et à son école"

                      (Jean-Paul II, Mane Nobiscum Domine, 2004).

 

Existe-t-il une métode universelle pour l'adoration ? Non, car l'adoration nous fait entrer dans une relation d'amour. Et dans l'amour, il ne peut y avoir de règles ou de lois. C'est un coeur qui rencontre un autre coeur dans la liberté parfaite. Toutefois, saint Pierre-Julien Eymard proposait des étapes à parcourir pendant l'heure d'adoration en reprenant les quatre fins de la messe. Mère Teresa, quant à elle, séparait l'Heure Sainte en deux parties. Pendant la première demi-heure, elle récitait et méditait le chapelet, puis elle restait silencieusement devant le Seigneur exposé pendant la seconde demi-heure. Tous les saints ont laissé l'Esprit Saint les conduire dans cette relation intime avec Jésus...

 

ET DANS LES SECHERESSES ???

Ce n'est pas ce que nous faisons qui rend l'heure sainte, mais ce que Jésus fait en nous : il déverse en nous son Esprit-Saint et nous sanctifie. "Venez à moi, vous tous qui avez soif. Que boive celui qui a soif, selon le mot de l'écriture : de son sein coulera un fleuve d'eau vive" (Jn 7, 37). Ce qui compte avant tout pour le Seigneur, c'est notre désir de l'aimer : Au lieu de garder une heure pour vaquer à nos occupations personnelles, nous choisissons de le rencontrer dans une heure d'adoration...

 

Même si vous pensez ne pas pouvoir bien prier, car vous êtes facilement distrait, Jésus veut que vous sachiez qu’il comprend cela… C’est naturel. Ce qu’il veut que vous compreniez est le surnaturel : qu’il vous aime tant que le simple fait de choisir de passer une heure avec lui de prière apporte à son Sacré-Cœur une joie indescriptible !

 

Et quand on ne ressent rien, ou plus rien ? Dans l'adoration de Dieu, ce qui compte n'est pas ce que l'on ressent, mais Celui que l'on rencontre et ce qu'on Lui donne. L'amour ne cherche pas son intérêt, mais l'intérêt du bien-aimé. On ne va adorer, ni pour soi, ni pour ressentir quelque chose. On va adorer pour Dieu, parce qu'il est notre Dieu et qu'il mérite notre adoration. Adorer est un "doux devoir" (Profession de foi catholique, Paul VI) ; c'est le premier commandement : "C'est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras et à lui seul tu rendras un culte" (Mt 4, 10).

 

Lorsque quelqu'un affirme : "je ne ressents plus rien à l'adoration, donc j'arrête", cette personne n'a en vérité jamais commencé à adorer ! La prière n'est jamais une question de ressenti. En effet, Jésus a dit : "le Père cherche des adorateurs qui adorent en esprit et en vérité" (Jn 4, 23) , et non pas : "le Père cherche des adorateurs qui adorent pour ressentir quelque chose" !!!

 

Jésus peut donner à l'âme, de manière ponctuelle, des grâces très sensibles pendant le temps d'adoration. Il nous donne les consolations appropriées à notre situation lorsque nous en avons besoin. Mais l'adorateur ne doit pas rechercher ces grâces pendant son temps d'adoration. Il risquerait alors de s'attacher aux consolations de Dieu plutôt qu'au Dieu des consolations. Les grâces sensibles sont passagères ; les grâces qui édifient la vie intérieure et fortifient l'union avec lui sont éternelles. Trop souvent, les adorateurs éprouvent un découragement lorsque l'adoration devient aride, à cause de leur attrait désordonné pour les consolations sensibles. Le Seigneur purifie toujours la foi de l'adorateur, non pas en supprimant sa grâce, mais en donnant une grâce qui fait passer l'âme d'un attachement sensible de Dieu à une adoration en esprit et en vérité. "Tout sarment qui porte du fruit, mon Père l'émonde pour qu'il en porte davantage" (Jn 15, 2).

 

"Vous êtes dans l'aridité, glorifiez la grâce de Dieu, sans laquelle vous ne pouvez rien ; ouvrez alors votre âme vers le ciel, comme la fleur ouvre son calice au lever du soleil pour recevoir la rosée bienfaisante. Mais vous êtes dans l'état de tentation et de tristesse ; tout se révolte en vous ; tout vous porte à quitter l'adoration sous prétexte que vous offensez Dieu, que vous le déshonorez plus que vous ne le servez ; n'écoutez pas cette spécieuse tentation, c'est l'adoration du combat, de la fidélité à Jésus contre vous-même. Non, non, vous ne lui déplaisez pas ; vous réjouissez votre Maître qui vous regarde. Il attend de nous l'hommage de la persévérance jusqu'à la dernière minute du temps que nous devions lui consacrer" (Saint Pierre-Julien Eymard).

 

"Là donc, au Sacrement, Jésus nous offre le modèle de toutes les vertus. Rien n'est beau comme l'Eucharistie ! Mais, files/adoration eucharistique/ostensoir.jpgseules, les âmes pieuses qui communient, qui réfléchissent, peuvent le comprendre. Les autres ne comprennent rien. Il est peu de personnes qui pensent aux vertus, à la vie, à l'état de Notre-Seigneur au Saint-Sacrement. On le traite comme une statue ; on croit qu'il n'est là que pour nous pardonner et recevoir nos prières. C'est faux. Notre-Seigneur vit et agit : regardez-le, étudiez-le, imitez-le..."(saint Pierre-Julien Eymard).

 

« C’est par le cœur que nous faisons oraison et une volonté sincère et persévérante de la faire est une oraison véritable. Les distractions qui sont entièrement involontaires n’interrompent pas la tendance de la volonté vers Dieu… N’attaquez pas de front les distractions : c’est se distraire que de contester contre la distraction même. Le plus court est de laisser tomber… Vous passeriez tout votre temps à combattre contre les mouchez qui font du bruit autour de vous : laissez-les bourdonner à vos oreilles, et accoutumez vous à continuer votre voyage, comme si elles étaient loin de vous. Prenez les endroits de l’Évangile qui vous touchent le plus. Lisez lentement et à mesure que quelque parole vous touche, faites-en ce qu’on fait d’une conserve, qu’on laisse longtemps dans sa bouche l’y faire fondre. Laissez cette vérité couler peu à peu dans votre cœur » (extrait d'une Lettre du 31 mai 1707, Fénelon, archevêque de Cambrai).

 


L'Eucharistie est une continuation et une extension de l'incarnation (Léon XIII, Mirae Caritatis).

 

Méditation eucharistique. En allant au Saint-Sacrement, on rencontre le même Jésus né à Béthléem... qui a grandi à Nazareth... qui a enseigné en Galilée... est mort et ressuscité à Jérusalem... (cliquez ici)

 


Quelle position prendre pour adorer ? Debout, assis, à genoux ?

 

Benoit XVI : "Voici les trois attitudes fondamentales du corps : la position assise, la station debout, la position à genoux. Autrefois, nous avons peut-être trop oublié la station debout et en partie aussi la position assise, comme expression d'une écoute détendue, et nous nous sommes trop mis à genoux. Aujourd'hui, nous encourons là aussi le danger inverse. Et pourtant, là aussi, l'expression propre des trois attitudes est nécessaire. L'écoute recueillie de la Parole de Dieu dans la position assise fait aussi bien partie de la liturgie que la station debout comme expression de la disponibilité, tout comme Israël a mangé debout l'agneau pascal en signe de sa disposition à l'Exode, sous la conduite de la Parole de Dieu. La station debout est, de plus, l'expression de la victoire du Christ : au terme d'un duel, c'est le vainqueur qui se tient debout (...) Enfin, la position à genoux est aussi essentielle: en tant que geste incarné d'adoration dans laquelle nous restons debout, prêts et disponibles, mais dans laquelle nous nous inclinons en même temps devant la grandeur du Dieu vivant et de son Nom. D'après le récit de saint Luc, Jésus-Christ lui-même a prié à genoux durant les dernières heures avant sa passion, sur le mont des Oliviers (cf. Lc 22, 41). Étienne tomba à genoux lorsqu'avant son martyre, il vit le Ciel ouven et le Christ debout (cf. Ac 7, 60).

 

Devant celui qui est debout, il se met à genoux. Pierre a prié à genoux pour demander à Dieu la résurrection de files/magistere/img.57.pngTabitha (cf. Ac 9, 40). Après son grand discours d'adieux devant les anciens d'Éphèse (avant son départ pour Jérusalem où l'attend la captivité), Paul a prié avec eux à genoux (cf. Ac 20,36). C'est l'hymne au Christ de la lettre aux PhiIippiens (cf Ph 2, 6-11) qui va le plus loin. Elle applique à Jésus-Christ la promesse d'Isaïe annonçant la prosternation à genoux de toute la terre devant le Dieu d'Israël: «au nom de Jésus », tout «s'agenouille, au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers» (Ph 2, 10). Ce texte ne nous apprend pas seulement le fait que l'Eglise primitive s'est mise à genoux devant Jésus-Christ, mais il en donne aussi la raison: elle se prosterne devant lui - le Crucifié - en le confessant ainsi publiquement comme Seigneur du monde en qui la promesse du régne universel du Dieu d'Israël s'accomplit. Face aux Juifs, elle atteste sa foi en lui par le fait que la Loi et les Prophètes ont parlé de Jésus quand il était question du «Nom» de Dieu. Elle résiste au culte impérial- à cette prétention totale de la politique - avec ce nouveau règne universel de Jésus qui limite le pouvoir politique. Elle exprime son adhésion à la divinité de Jésus. Nous nous tenons à genoux avec Jésus; nous nous agenouillons devant Jésus avec ses témoins - depuis Étienne, Pierre et Paul, et ceci est une expression de la foi qui, depuis le début, comme témoignage visible de sa relation à Dieu et au. Christ, était pour celle-ci indispensable. Cette position à genoux est l'expression corporelle de notre adhésion à la présence réelle de Jésus-Christ qui, comme Dieu et homme, avec son corps et son âme, avec sa chair et son sang, se rend présent parmi nous. «Quelle est la grande nation dont les dieux se fassent aussi proches que notre Dieu?" Prions le Seigneur d'éveiller à nouveau en nous la joie de sa proximité, de faire de nous à nouveau des adorateurs. Sans l'adoration, il n'y a pas de transformation du monde.

(« Dieu nous est proche » L’Eucharistie au cœur de l’Église Benoit XVI Page 96-98, Edition "Parole et Silence").

 

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Prière de Fatima
Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit,
je Vous adore profondément, 
et je Vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité
de Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles du monde,
en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences 
par lesquels Il est Lui-même offensé. 
Par les mérites infinis de son Sacré Coeur
et du Coeur Immaculé de Marie,
je Vous demande la conversion des pauvres pêcheurs.