Voici une liste de citations de saints eucharistiques. Les noms en majuscule correspondent aux saints dont les citations sont plus développées ou d'importance majeure.


NOTRE-DAME-DU-SAINT-SACREMENT

NOTRE-DAME-DU-SAINT-SACREMENT (13 mai)

Adorer Jésus avec le Coeur de Marie / Union du coeur immaculé de Marie et du Sacré Coeur de Jésus / La puissance de la prière de Marie / l'Eucharistie, continuation de l'Incarnation / Poèmes


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Marie, donnant l'Eucharistie au monde et ramenant le monde à l'Eucharistie, c'est Notre Dame du Très Saint-Sacrement. (St. Eymard)

 

« Tous d'un même cœur étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie mère de Jésus, et avec ses frères. » (Ac 1, 14)

 

« La chair née de Marie, venant de l'Esprit Saint, est le pain descendu du ciel », déclare saint Hilaire de Poitiers, tandis que dans le Sacramentaire « Bergomense » du IXème siècle, nous lisons : « Son sein a fait mûrir un fruit, un pain nous a rempli du don angélique. Marie a rendu au salut ce qu'Ève avait détruit par sa faute ». Saint Pierre Damien observe ensuite : « Ce corps que la très bienheureuse Vierge a engendré, a nourri dans son sein avec une sollicitude maternelle, ce corps dis-je, celui-là et pas un autre, nous le recevons à présent du saint autel et nous en buvons le sang comme sacrement de notre rédemption. Voilà ce que croit la foi catholique, ce qu'enseigne fidèlement la sainte Église ».

 

"Nous invoquons Marie sous le titre 'Notre-Dame du très Saint-Sacrement', car Marie est la Mère du Sauveur, qui vit en l'Eucharistie; Marie est la souveraine dispensatrice de ce Sacrement et des grâces qu'il renferme; Marie, en pratiquant la première les devoirs de la vie eucharistique, nous enseigne, par son exemple, à bien assister à la messe, à bien communier et à visiter souvent et pieusement le Très Saint-Sacrement. Adorez Notre-Seigneur en la société de la sainte Vierge. Je ne dis pas: Demeurez en elle: non, Jésus est là devant vous pour que vous vous adressiez directement à lui; mais faites-le avec Marie... Ainsi, vous découvrirez l'union si parfaite de ces deux coeurs, celui de Jésus et celui de Marie, perdus en un seul amour et une seule vie" (St. Pierre-Julien Eymard)

 

Marie est la cause originelle, radicale de l'Eucharistie; notre amour est satisfait; car en recevant le corps de Jésus, nous recevons la substance de Marie (1) qui en est le premier fondement. Le P. de Machault, aussi savant que pieux, part de ces principes pour nous dire, dans sa foi ardente: que l'Eucharistie est la relique de Marie la plus authentique et la plus précieuse que la terre possède.

 

« Jésus est la fleur qui s'épanouit sur la tige de Jessé: si vous voulez cueillir cette fleur bénie, penchez par vos prières la branche qui la porte, et ne cherchez Jésus-Eucharistie que sur le sein virginal de Marie. » (Saint Bonaventure) (cf Marie médiatrice des grâces eucharistiques (2))

 


ADORER JÉSUS AVEC LE COEUR DE MARIEfiles/saints/NDSS2.gif

 

"La piété du peuple chrétien a toujours vu un lien profond entre la dévotion à la Sainte Vierge et le culte de l’Eucharistie ; c’est là un fait que l’on peut observer dans la liturgie tant occidentale qu’orientale, dans la tradition des familles religieuses, dans la spiritualité des mouvements contemporains, même ceux des jeunes, et dans la pastorale des sanctuaires marials. Marie conduit les fidèles à l’Eucharistie"(Jean-Paul II, Redemptoris Mater, #44)

 

"Où trouve-t-on Jésus sur la terre sinon dans les bras de Marie ? N'est-ce pas elle qui nous a donné l'Eucharistie ! C'est son acquiescement à l'Incarnation du Verbe dans son sein, qui a commencé le grand mystère de réparation envers Dieu et d'union avec nous que Jésus accomplit pendant sa vie mortelle et qu'il continue au Sacrement. Sans Marie, nous n'irions point à Jésus. Car elle le possède en son coeur : il y fait ses délices, et ceux qui veulent connaître ses vertus intimes, son amour secret et privilégié, doivent les chercher dans le coeur de Marie: ceux qui aiment cette bonne Mère trouvent Jésus en son coeur si pur. Il ne faut jamais séparer Marie de Jésus: on ne saurait aller à Lui sans passer par Elle. Je dis même que plus nous aimons l'Eucharistie, plus nous devons aimer Marie: on aime tout ce qu'aime un ami; or est-il une créature plus aimée de Dieu, une mère plus tendrement affectionnée par son fils, que ne le fut Marie par Jésus" (St Eymard)

 

"Les intérêts de l'Eucharistie réclamaient la présence de Marie ; Jésus ne voulait pas rester seul au Sacrement sans sa Mère; il ne voulait pas que la première heure de l'adoration eucharistique fut confiée à de pauvres adorateurs qui ne sauraient pas l'adorer d'une manière digne de lui." (St Eymard)

 

"Les apôtres, obligés de voler au salut des âmes, ne pouvaient consacrer assez de temps à l'adoration eucharistique; malgré leur amour qui les eut attachés au pied du Tabernacle, leur mission d'apôtres les appelait ailleurs; pour les chrétiens, semblables à des enfants qui sont encore au berceau, il leur fallait une mère qui fit leur éducation, un modèle qu'ils puissent copier, et c'est sa très sainte Mère que Jésus-Christ leur laisse." (St Eymard)

 

"Toute la vie de Marie se résume en ce mot: adoration; car l'adoration c'est le service parfait de Dieu, et elle embrasse tous les devoirs d'une créature envers son Créateur. C'est Marie qui la première a adoré le Verbe incarné; il était dans son sein et personne ne le savait sur terre. Oh! que Notre-Seigneur dans le sein de Marie fut bien servi! Jamais il n'a trouvé un ciboire, un vase d'or plus précieux et plus pur que le sein de Marie! Cette adoration de Marie le réjouissait plus que celle de tous les anges. « Le Seigneur a placé son tabernacle dans le soleil », dit le Psalmiste; ce soleil, c'est le coeur de Marie. A Bethléem, Marie adore la première son divin Fils couché dans la crèche. Elle l'adore avec un amour parfait de Vierge Mère, un amour de dilection, selon le mot de l'Esprit-Saint; après elle, viennent adorer saint Joseph, les bergers, les Mages: c'est Marie qui a ouvert ce sillon de feu qui couvrira le monde." (St Eymard)

 

"La sainte Vierge avait un attrait si puissant à l'Eucharistie, qu'elle ne pouvait s'en séparer; elle vivait dans le Saint-Sacrement, elle vivait de lui. Elle passait les jours et les nuits aux pieds de son divin Fils; sans doute elle se prêtait à la piété des apôtres et des fidèles qui voulaient la voir et l'entretenir; mais son amour pour son Dieu caché transpirait sur son visage et communiquait ses ardeurs à tous ceux qui l'entouraient. O Marie, enseignez-nous la vie d'adoration ! Apprenez-nous à trouver comme vous tous les mystères et toutes les grâces en l'Eucharistie; à faire revivre l'Evangile, à le lire dans la vie eucharistique de Jésus. Rappelez-vous, ô Notre-Dame du Très Saint-Sacrement, que vous êtes la mère des adorateurs de l'Eucharistie !" (St. Eymard, Jour 1)

 

"Jésus nous laisse sa Mère, qui aura la mission de nous prendre par la main, pour nous conduire à son Tabernacle. La sainte Vierge devient donc notre Mère pour l'Eucharistie; elle est chargée de nous faire trouver notre Pain de vie, de nous le faire apprécier et désirer; elle reçoit mission de nous former à l'adoration. Il faut que la sainte Vierge vous dise: Venez adorer avec moi. Notre-Seigneur a mis Marie sur notre chemin, pour être le trait d'union entre lui et nous." (St Eymard)

 

"Je veux vous dire: Adorez Notre-Seigneur en la société de la sainte Vierge. Je ne dis pas: Demeurez en elle: non, Jésus est là devant vous pour que vous vous adressiez directement à lui; mais faites-le avec Marie; vivez avec elle, vivez chez elle; puisque Notre-Seigneur vous l'a donnée comme directrice, n'adorez jamais sans elle. Dites-lui: Bonne Mère, accompagnez-moi; une mère accompagne toujours son enfant; sans vous je ne saurais rien dire." (St Eymard)

 

"Figurez-vous Marie à genoux au Cénacle; voyez-la adorant son Fils caché dans l'Eucharistie; oh ! que ce qu'elle lui disait lui était agréable ! Qu'elle savait bien toucher le coeur de son Fils! Mettez-vous donc à genoux à côté de Marie; ne cherchez pas à marcher tout seul; ne marchez pas devant; mais tenez-vous à côté de Marie, ne faisant avec elle qu'une même adoration, présentant un même hommage. O Jésus, je ne sais pas adorer, moi; mais je vous offre les paroles, les élans du coeur de votre Mère, qui est la mienne aussi; je ne sais pas adorer; mais je vous répéterai son adoration pour les pécheurs, pour la conversion du monde et tous les besoins de l'Eglise. Et vous réjouirez le coeur de Marie; elle vous montrera à Jésus, lui disant: Voyez, ô mon Fils, comme je revis en cette âme; comme je vous adore encore en elle et par elle. Oh ! oui, si quelqu'un doit honorer, aimer et servir Marie, c'est bien celui qui fait profession de vivre pour l'Eucharistie; il a besoin de Marie pour adorer; il faut qu'il ne fasse qu'un avec elle dans son adoration. Laissez la sainte Vierge gouverner votre vie; laissez-la vous mener à Jésus ! Elle ne veut qu'une chose, la gloire de son divin Fils et votre bonheur !" (St. Eymard, Jour 19)

 

Méditation sur la piété eucharistique de Marie en dehors de la messe : cf Ch 9 Traité (cliquez ici)

 

"Le Rosaire lui-même, entendu dans son sens le plus profond, biblique et christocentrique, que j’ai recommandé dans la Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariæ, pourra être une voie particulièrement adaptée à la contemplation eucharistique, réalisée en compagnie de Marie et à son école"(Jean-Paul II, Mane Nobiscum Domine)

 

"Quand nous prions le Rosaire devant le Saint-Sacrement, NOUS AIMONS JÉSUS AVEC LE CŒUR DE MARIE. Quand nous prions le Rosaire devant Jésus au Saint-Sacrement, nous offrons à Jésus la parfaite adoration de Marie. Nous unissons notre amour pour Jésus à la louange et l’amour parfait de Marie. Jésus accepte notre heure d’adoration COMME SI C’ÉTAIT MARIE ELLE-MÊME QUI PRIAIT. Peu importe la faiblesse de notre foi ou la pauvreté de notre amour, Marie nous place dans son cœur et Jésus accepte notre heure comme si elle provenait directement du cœur même de sa Mère. Le cœur immaculé de Marie supplée à ce qui manque à notre propre cœur". (Extrait de 'Aimer Jésus avec le Coeur de Marie')

 


UNION DU COEUR IMMACULÉ DE MARIE ET DU SACRÉ-COEUR DE JÉSUS DANS L'EUCHARISTIE

 

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La Bienheureuse Dina Bélanger raconte : « Notre-Seigneur, Homme-Dieu, me fit voir son Coeur adorable dans l'Hostie sainte. Je ne regardai pas son Visage sacré, mais son Coeur et l'Hostie me captivaient. Les deux, son Coeur et l'Hostie, étaient parfaitement unis, tellement l'un dans l'autre que je ne puis pas expliquer comment il m'était possible de les distinguer l'un de l'autre. De l'Hostie, émanait une immensité de rayons de lumière. De son Coeur, jaillissait une immensité de flammes, lesquelles s'échappaient comme en torrents pressés. La Très Sainte Vierge était là, si près de Notre-Seigneur qu'elle était comme absorbée par lui et, pourtant, je la voyais distinctement de lui. Oh ! qu'elle était pure !

Toutes les lumières de l'Hostie et toutes les flammes du Coeur de Jésus passaient par le Coeur immaculé de la Trèsfiles/saints/host-heart.jpg

 

Sainte Vierge. Notre-Seigneur me dit: Oui, faites-moi régner à Jésus-Marie. À cette vue, à ces paroles, toujours intérieurement, à genoux, je tombai prosternée, comme anéantie d'amour en présence de mon Dieu, et avec un accent de supplication que je ne connaissais pas, je dis: «ô Coeur Eucharistique de Jésus, je t'en supplie, par Notre-Dame du Coeur Eucharistique, règne dans toutes les âmes comme tu le veux. »

 

Notre-Seigneur me fit voir ensuite, un peu au-dessous de lui et de sa Mère très pure, toutes les religieuses de Jésus-Marie réunies comme dans une plaine. Les lumières de l'Hostie et les flammes de son Coeur Sacré, passant par le Coeur de la Sainte Vierge, descendaient sur les religieuses de notre Congrégation et, des religieuses, elles rayonnaient sur une multitude incalculable d'âmes qui, de tous côtés, les entouraient à perte de vue et se tenaient tournées vers elles. Notre-Seigneur me dit: Mon coeur déborde de grâces pour les âmes. Amenez-les à mon Coeur Eucharistique.

 

De plus, la Très Sainte Vierge attirait toutes les âmes vers elle pour les conduire au Coeur eucharistique. Enfin, je vis une multitude innombrable d'anges autour du Coeur eucharistique, une multitude aussi à perte de vue. En leur langage céleste, ils répétaient: Gloire au Roi Immortel des siècles !» (Bse Dina Bélanger, 4 juin 1928) (cf aussi les apparitions à Amsterdam)

 

"Marie était tout occupée à l'adorer, à l'honorer dans sa vie eucharistique; elle passait la plus grande partie des jours et des nuits au pied de ce divin Tabernacle; là était son Jésus, son Fils et son Dieu! L'adoration de Marie était profonde, intérieure, intime. C'était le don d'elle-même. Elle s'offrait tout entière au service d'amour du Dieu de l'Eucharistie: car l'amour ne pose ni conditions ni réserves; il ne pense plus à soi, ne vit plus pour soi; il est étranger à lui-même, et ne vit que pour le Dieu qu'il aime. Tout en Marie allait vers le Saint-Sacrement comme vers son centre et sa fin. Un courant de grâce et d'amour s'établissait entre le Coeur de Jésus-Hostie et le coeur de Marie adoratrice : c'étaient deux flammes qui se perdaient en une seule; Dieu fut alors parfaitement adoré par sa créature!" (St. Eymard, Jour 20)

 

Si Marie fut, en toute sa vie et en toutes ses actions, la parfaite copie de son Fils, son adoration se modela sur celle de Jésus, et Dieu fut bien glorifié de ce sacrifice d'agréable odeur qui montait vers lui du Cénacle, où Jésus-Eucharistie et Marie l'adoraient d'une seule et même âme !

 

Le Triomphe du Coeur Immaculé de Marie sera le Règne Eucharistique de Jésus par l'adoration perpétuelle dans toutes les chapelles du monde...

 


PUISSANCE DE LA PRIÈRE DE MARIEfiles/saints/Croix-Marie.jpg

 

"Marie se dévouait tout entière à la gloire eucharistique de Jésus. Elle savait que le désir du Père céleste était de voir l'Eucharistie connue, aimée et servie par tous; que le besoin du Coeur de Jésus était de communiquer aux hommes tous ses dons de grâce et de gloire; que le Saint-Esprit avait pour mission d'étendre et de perfectionner dans les coeurs le règne de Jésus-Christ; que l'Eglise n'avait été fondée que pour donner Jésus au monde; tous les désirs de Marie étaient donc de le faire connaître en son Sacrement; son amour si grand pour Jésus avait besoin de se dilater, de se dévouer, afin de se soulager, pour ainsi dire, de l'impuissance où elle se sentait à le glorifier en elle-même autant qu'elle l'eut voulu." (St Eymard)

 

"Depuis le Calvaire, les hommes étaient ses enfants, elle les aimait avec la tendresse d'une mère et voulait leur souverain bien autant que le sien propre: voilà pourquoi elle brûlait de faire connaître à tous Jésus au Saint-Sacrement, d'embraser les coeurs de son amour, de les voir tous liés et enchaînés à son aimable service." (St Eymard)

 

"Pour obtenir cette grâce, Marie faisait une mission perpétuelle de pénitence et de prière au pied de la très adorable Eucharistie; elle y traitait du salut du monde: dans son zèle immense, elle embrassait les besoins des fidèles de tous les lieux et de tous les temps à venir, qui devaient hériter de la sainte Eucharistie et la servir. Mais la mission la plus chère à son âme était de prier continuellement pour le succès des prédications et des travaux des apôtres et de tous les membres du sacerdoce de Jésus-Christ. Aussi ne faut-il pas s’étonner que ces ouvriers apostoliques convertissent si facilement des royaumes entiers; Marie se tenait au pied du trône de la miséricorde, suppliant pour eux la bonté du Sauveur. Sa prière convertissait les âmes, et, comme toute conversion est le fruit de la prière, et que la prière de Marie ne pouvait éprouver de refus, les apôtres avaient en cette Mère de bonté leur meilleur auxiliaire: « Bienheureux celui pour qui prie Marie". (St Eymard)

 

"Les adorateurs partagent la vie et la mission de prière de Marie au pied du Très Saint-Sacrement: c'est la plus belle de toutes les missions. C'est la plus sainte aussi, car elle est l'exercice de toutes les vertus. C'est la plus nécessaire à l'Eglise, qui a encore plus besoin d'âmes de prière que de prédicateurs, d'hommes de pénitence que d'hommes d'éloquence. Aujourd'hui plus que jamais, il faut des hommes qui désarment, par leur immolation propre, la colère de Dieu irrité contre les crimes toujours croissants des nations: il faut des âmes qui par leurs instances ouvrent les trésors de la grâce qu'a fermés l'indifférence générale; il faut des adorateurs véritables, c'est-à-dire des hommes de feu et de sacrifice. Quand ils seront nombreux autour de leur divin Chef, Dieu sera glorifié, Jésus aimé; les sociétés redeviendront chrétiennes, conquises à Jésus-Christ par l’apostolat de la prière eucharistique." (St. Eymard, Jour 24)

 

"Marie est le modèle, la patronne de l'adoration nocturne. Adorateurs de la nuit, qui venez consoler le divin Sauveur des crimes qui se commettent à ces heures où le démon est plus maître encore, unissez-vous dans vos pieuses veilles à Marie, passant les nuits à genoux devant le Tabernacle auguste du Cénacle ! " (St Eymard)

 

Marie est l’étoile de la nouvelle évangélisation. Comme une étoile brillante, elle guide nos pas vers le Seigneur. Marie est la femme de foi par excellence. Elle a cru que le petit enfant dans ses bras était le Créateur de tout l’univers. Maintenant elle aide le monde entier à croire que la petite Hostie blanche que le prêtre élève à la messe est l’Agneau de Dieu.

 

Quand l’Ange a annoncé à Marie qu’elle deviendrait la Mère de Jésus, elle a demandé : ‘Comment est-ce possible, puisque je ne connais pas d’homme ?’ (Lc 1, 34) ‘Comment est-ce possible ?’ voilà la question que certains se posent au sujet de la présence réelle de Jésus au Saint-Sacrement. La réponse que l’Ange a donné à Marie au sujet de l’Incarnation est la même pour la transsubstantiation. L’Ange a dit : ‘le Saint-Esprit descendra sur toi, et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre.’ (Lc 1, 35) ‘La Vierge concevra un fils.’ (Mt 1, 23) ‘Car rien n’est impossible à Dieu.’ (Lc 1, 37) Ce qui est arrivé à Marie quand le Verbe prit chair, arrive de même à la messe quand le Christ vient sur l’autel. Comme le Saint-Esprit est venu sur Marie et le Verbe a pris chair, le même Esprit descend sur les offrandes du pain et du vin à la consécration pour les changer en Corps et en Sang du Christ, ‘car rien n’est impossible à Dieu.’ (Lc 1, 37)

 

En vertu de la puissance du Saint-Esprit, ‘rien n’est impossible à Dieu’. Ceci explique le mystère de la naissance du Christ ainsi que le mystère de sa présence réelle au Saint-Sacrement. Quand Marie a dit à l’Ange ‘Je suis la servante du Seigneur’ (Lc 1, 38), elle reçut la mission d’apporter la présence du Christ au monde et le monde à la présence du Christ au Saint-Sacrement.

 

En tant que prière, la vraie nature du Rosaire nous aide à rester en présence du Christ, à mieux le connaître, à intérioriser son enseignement et à vivre ses mystères. « Le Rosaire est la contemplation du Christ dans ses mystères, en profonde union avec la Sainte Vierge Marie. » En l’attente de la Pentecôte, Marie et les apôtres ‘étaient assidus à la prière’ (Ac 1, 14). Aujourd’hui, Marie rassemble l’Eglise autour de son Fils en adoration perpétuelle pour préparer le monde à une seconde et plus puissante Pentecôte. (partie 2, Nouvelle Evangélisation)

 

<< Un appel de Clairon pour l'adoration perpétuelle dans les paroisses >>

 


L'EUCHARISTIE EST LA CONTINUATION DE L'INCARNATION (Léon XIII) (cliquez ici)

 

Tous les mystères de la vie de Marie revivent au Cénacle. Si vous méditez sur la naissance de son Fils à Bethléem, complétez l'Evangile et voyez la naissance eucharistique de ce même Fils sur l'autel. La fuite en Egypte? Ne voyez-vous pas que Notre-Seigneur est encore au milieu des étrangers, dans ces villes et dans ces campagnes où l'on ferme les églises et où personne ne va le voir? Et sa vie cachée de Nazareth ! Ne le voyez-vous pas encore plus caché ici ? Complétez par l'Eucharistie tous les mystères et méditez la part qu'y prend Marie. L'essentiel est de chercher à pratiquer une des vertus de la sainte Vierge; prenez tout de suite parmi les plus basses, les plus petites; vous les connaissez, vous monterez ensuite et peu à peu jusqu'à ses vertus intérieures, jusqu'à son amour. Cf. l'introduction du livre 'Aimer Jésus avec le Coeur de Marie'...

 


Pourquoi je t’aime, ô Marie

O Mère bien-aimée, malgré ma petitesse
Comme toi je possède en moi Le Tout-Puissant
Mais je ne tremble pas en voyant ma faiblesse :

Le trésor de la mère appartient à l’enfant
Et je suis ton enfant, ô ma Mère chérie
Tes vertus, ton amour, ne sont-ils pas à moi ?

Aussi lorsqu’en mon cœur descend la blanche Hostie
Jésus, ton Doux Agneau, croit reposer en toi !…

(Sainte Thérèse de Lisieux, Poésie PN 54, strophe 5, Mai 1897)

 

Prête moi ton cœur

En ton cœur pur, Marie, Ô Vierge unique, 
Je viens puiser le plus parfait amour,
Pour réjouir le Cœur Eucharistique, 
Ah ! Prête-moi tes ardeurs, sans retour.

En ta sainte âme, Ô fournaise mystique, 
Je viens puiser l'amour adorateur, 
Pour rendre hommage au Cœur Eucharistique, 
Vierge d'amour, ah ! Prête-moi ton Cœur.

Notre-Dame, abîme séraphique, 
Je viens puiser l'amour réparateur, 
Pour consoler le Cœur Eucharistique, 
Mère d'amour, ah ! Prête-moi ton Cœur.

Auprès de toi, Souveraine angélique, 
Je viens puiser l'amour imitateur, 
Pour copier le Cœur Eucharistique, 
Reine d'amour, ah ! Prête-moi ton Cœur !

(Bienheureuse Dina Bélanger)

 


 

Messages de Marie à Don Gobbi sur le lien entre Marie et le Saint-Sacrement

 


(1) C’est la substance de Marie qui a fourni au Verbe les éléments dont son humanité sainte a été formée par le Saint-Esprit ; durant les neuf mois que le Verbe incarné est demeuré dans son sein, Marie l'a nourri de sa substance; après sa naissance, elle lui a donné son lait virginal tant que ses organes, trop faibles, n'ont pu supporter une nourriture plus solide; c'est-à-dire que jusqu'à l'âge où il fut sevré, le corps de Jésus-Christ ne fut nourri, augmenté que de la substance de sa Mère. A ce moment, Marie cessa d'être la seule cause de ses accroissements, que Jésus reçut, comme tout le monde, des aliments dont il se nourrit; mais, dans son développement final, Jésus n'a pas perdu entièrement les premiers éléments de son corps; ils existaient en lui, développés, accrus, mais réellement conservés lorsqu'il institua le Sacrement de l'Eucharistie: et comme il renferma sous les espèces sacrées son humanité sainte telle qu'elle était à ce moment, nous possédons dans le Sacrement le corps de Jésus composé originairement de la seule substance de Marie, laquelle, changée d'abord en son sang, en sa chair et en ses os, a été transsubstanciée, par les paroles de la consécration, en l'Hostie sainte que nous recevons. Et il est vrai de dire que chaque jour à la Messe, Jésus nous donne la substance de Marie, convertie en sa propre chair et en sa propre substance.

 

« La chair de Jésus est toujours la chair de Marie; et bien qu'elle ait été glorifiée par la résurrection et exaltée par l'ascension du Sauveur au-dessus des esprits célestes, cette chair demeure cependant toujours la même chair qui fut prise en Marie » (auteur inconnu)

 

(2) MARIE MÉDIATRICE DES GRÂCES EUCHARISTIQUES

Toutes les grâces créées que renferme le Sacrement de l'Eucharistie sont au pouvoir de Marie; mais c'est peu. Il y a dans l'Hostie sainte l'auteur même de la grâce, Jésus, le Dieu infini et immortel. Marie a sur Jésus en l'Eucharistie un pouvoir souverain, un pouvoir de mère ! Elle donne, elle dispense aussi la grâce incréée, et c'est ce qui la constitue la Maîtresse, la Dame du Saint-Sacrement ! Marie est la trésorière de Jésus-Christ; c'est lui-même qu'elle possède, lui-même qu'elle donne.

 

P. Bernardin de Paris: « C'est sans témérité que nous disons qu'entre tous les fidèles, Marie était présente à la pensée de Jésus-Christ, alors qu'il instituait le sacrement de l'Eucharistie. Il était heureux de rendre à sa Mère, par l'usage de ce Sacrement, le corps qu'il avait reçu d'elle; Marie était le principal objet auquel se rapportait ce grand miracle de son amour. » Aussi Suarez affirme que la première cause de l'institution de l'Eucharistie, c'est Marie, Mère de Jésus. Voilà pourquoi saint Grégoire de Nysse appelle l'Eucharistie le Mystère de la Vierge, Marie étant le sujet principal pour lequel la puissance divine a fait de si grandes choses en ce mystère.

 

C'est Marie qui formera à Jésus-Eucharistie sa cour d'honneur; c'est elle qui lui formera des serviteurs. Si vous êtes entrés au Cénacle, si vous avez le bonheur de connaître, d'aimer et de servir le Très Saint-Sacrement, c'est à Marie que vous le devez; c'est elle qui vous a demandés au Père céleste pour la garde d'amour du Dieu de l'Eucharistie ; c'est elle qui vous a conduits comme par la main au pied du trône eucharistique. Oh ! remerciez-la bien cette bonne Mère! Vous lui devez toutes les grâces de votre vie, et la plus grande de toutes, celle d'aimer et de servir, en lui consacrant votre vie tout entière, le Roi des rois sur son trône d'amour ! (St Eymard)

Les Pères de l'Eglise

Saint André, Apôtre :

Des témoins de son martyr nous rapportent que le saint mourant, s’adressa alors à Egeus, qui lui avait demandé d’offrir des sacrifices pour les dieux, en ces termes : “ J’offre tous les jours un sacrifice au Dieu tout puissant, l’Agneau Immaculé. Bien qu’il soit entièrement et réellement offert, et bien que les croyants mangent sa chair, il reste un, entier et vivant. ”

 

Didaché (60-100)

Le jour du Seigneur, rassemblez-vous pour rompre le pain et rendre grâce, mais avant tout confessez vos péchés, pour que votre sacrifice soit pur. Cependant que personne ne se disputant avec son frère ne joigne le rassemblement jusqu’à qu’ils soient réconciliés, votre sacrifice ne doit pas être souillé. Car nous avons les paroles du Seigneur : “ Mon nom est grand chez les nations, et en tout lieu un sacrifice d’encens est présenté à mon Nom ainsi qu’une offrande pure. ” (Mal 1:11)

 

Saint Justin, martyr, 150 :

Personne ne sait prendre part à l’Eucharistie, sinon celui qui croit à la vérité de notre doctrine, qui a été baptisé pour obtenir le pardon des péchés et la nouvelle naissance, et qui vit selon l’enseignement que le Christ a transmis. Car nous ne prenons pas l’Eucharistie comme un pain ordinaire ou une boisson ordinaire. De même que Jésus-Christ notre Sauveur, en s’incarnant par la parole de Dieu a prit chair et sang pour notre salut : ainsi l’aliment devenu eucharistique par la prière de sa parole, et qui nourrit notre sang et notre chair en les transformant, cet aliment est la chair et le sang de ce Jésus qui s’est incarné.

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Origène

« Vous, qui d'habitude assistez aux divins mystères, quand vous recevez le corps du Seigneur, veillez à le regarder avec tout le soin et la vénération possible, afin que pas un fragment ne tombe à terre et que rien ne se perde du don consacré » (in Ex. hom 13, 3)

 

Hilaire de Poitiers (315-367)

La réalité de sa chair et de son sang ne laisse de place à aucune ambiguïté, et selon l’enseignement du Seigneur en personne, et selon notre foi, il s’agit d’une chair véritable et d’un sang véritable. Lorsque nous les recevons et que nous les absorbons, ces substances nous mettent dans le Christ et mettent le Christ en nous.
Seule l’adoration permet de connaître Dieu.

 

Saint Ephrem (-373)

Étendant la main, Jésus donna à ses disciples le pain que sa droite avait consacré : prenez, dit-il, mangez en tous de ce que ma parole a consacré. Ce que je vous ai maintenant donné, ne croyez pas que c’est du pain, recevez-le, mangez-le, ne le brisez pas en miettes. Ce que j’ai appelé mon corps l’est en réalité. Ma plus petite de ses parcelles peut sanctifier des milliers d’âmes et suffit pour donner la vie à ceux qui la reçoivent. Recevez, mangez avec foi, sans hésiter, car c’est mon corps, et celui qui le mange avec foi, sans hésiter, car c’est mon corps divin.

 

Dans ton pain est caché l’Esprit qui ne se mange pas, dans ton vin réside le feu qui se ne boit pas, le feu de la miséricorde descend dans le pain et demeure…

 

Lorsque les disciples eurent reçu de la main droite de Jésus la coupe du salut, ils s’approchèrent et burent tous, les uns après les autres. En leur donnant la coupe à voire, le Christ leur expliqua que le calice qu’ils buvaient était son sang : Ceci est mon vrai sang versé pour tous ; prenez buvez-en tous. C’est la nouvelle Alliance en mon sang. Vous ferez comme vous m’avez vu faire en souvenir de moi.

 

Saint Jérôme

« Quand nous allons recevoir le corps du Christ - celui qui a la foi le comprend - et que nous laissions tomber un fragment à terre, nous nous mettons en danger ». (In Ps 147, 14)

 

St Cyrille de Jérusalem (315-387)

« Lorsque tu t’avances, ne marche pas les mains grandes ouvertes devant toi, les doigts écartés, mais fais de ta main gauche un trône pour la main droite qui doit recevoir le Roi, puis recourbe en creux la paume de celle-ci et prends possession du Corps du Christ en disant : « Amen ». Alors, avec le plus grand soin, sanctifie tes yeux par le contact du corps sacré et consomme-le… Puis attends la prière et remercie Dieu qui t’as honoré de ses mystères ».

 

Puis, nous supplions le Dieu philanthrope d’envoyer l’Esprit Saint sur les dons ici déposés, pour faire le pain corps du Christ, et le vin sang du Christ ; car tout ce que touche l’Esprit Saint, cela devient sanctifié et transformé.

 

«Sois vigilant pour ne rien perdre du corps du Seigneur. Si jamais tu laissais tomber quelque chose, tu devrais le regarder comme un membre de ton propre corps que to aurais taillé. Dis-moi, je t'en prie, si quelqu'un te donnait des pépites d'or, ne le garderais-tu pas par hasard avec la plus grande précaution et le plus grand soin, attentif à ne rien perdre? Ne devrais-tu pas soigner avec une attention et une vigilance encore plus grande le corps du Seigneur, afin que rien, pas même une parcelle, ne tombe à terre, puisque ce corps est infiniment plus précieux que l'or et les pierres précieuses ? ». (Cath Myst, 5, 21 (PG 33, 1125)

 

Théodore de Mopsueste

« Que chacun de nous s'approche pour communier, comme s'il payait une sorte de (lette par son adoration, en faisant une profession de foi en recevant le Corps du Roi. Toi, pourtant, après avoir reçu le Corps du Christ dans tes propres mains, adore-le avec grand amour et sincérité, fixe-le de tes yeux et embrasse le ! ».(Hom Catech 17, 26)

 

Saint Jean Chrysostome (344-407)

Puisque le Verbe a dit : Ceci est mon corps, acceptons-le, croyons-le, regardons-le avec les yeux de l’esprit. Car Jésus ne nous a rien laissé de sensible, mais il nous a laissés sous des objets sensibles, des vérités spirituelles.

 

Combien disent : je voudrais voir Sa figure, Ses traits, Sa beauté moins que Ses vêtements... Mais, dans l'Eucharistie, c'est lui-même que vous voyez, lui-même que vous touchez, lui-même que vous mangez. Pensez-y et adorez, car c'est le même qui est aux Cieux et que les anges adorent !

 

Qui donc doit être plus pur que celui qui participe à ce sacrifice ? Quel rayon de soleil ne doit point céder en splendeur à la main qui distribue cette chair, à la bouche qui est remplie de ce feu spirituel, à la langue qui est rougie de ce redoutable sang ? Songez à l’honneur que l’on vous fait, et à quelle table vous êtes assis. Celui que les anges ne regardent qu’en tremblant, ou plutôt qu’ils n’osent regarder à cause de l’éclat qui en émane, est celui-là même qui nous sert de nourriture, qui se mélange à nous, et avec qui nous ne faisons plus qu’une seule chair et qu’un seul corps.

 

Inclinons-nous devant Dieu, sans protester, même si ce qu’Il nous dit paraît contraire à notre intelligence ; sa parole doit prévaloir sur celles-ci. Agissons de même à l’égard du Mystère, sans nous arrêter à ce qui tombe sous les sens mais en adhérant à ses paroles, car sa parole ne peut tromper.

 

« Quand tu vois le Seigneur immolé et étendu, et le prêtre incliné sur le sacrifice et en prière, et tout le peuple rougi par ce sang si précieux, penses-tu être encore parmi les hommes sur la terre ? N'es-tu pas plutôt transféré dans les cieux, ayant déposé toute pensée charnelle, pour contempler ce qui se fait, avec l'âme nue et l'esprit purifié ? O miracle, ô divine philanthropie ! (De sacerdotio. Lire III, n° 4 ; P.G., t. XLVIII, col 642)

 

« Révérez donc, révérez cette table, à laquelle nous participons tous, et, placé sur elle en sacrifice, le Christ immolé pour nous» (De Epist. ad Rom., VIII, n° 8 ; P.O., t LXII, col. 131)

 

«Même si quelqu'un, par ignorance, s'approche de la communion, empêche-le, sans craindre quoi que ce soit. Crains Dieu, mais non pas l'homme. Si tu crains en effet l'homme, celui-ci te méprisera; si, en revanche, tu crains Dieu, alors tu seras aussi respecté des hommes. Je serais prêt à mourir plutôt que de donner le sang du Seigneur à une personne indigne; je verserais mon sang, plutôt que de donner le sang vénérable du Seigneur d'une manière inconvenable ». (Hom 82, 6, in Eu Io. (PG 58, 746))

 

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Saint Grégoire de Nysse

L’Eucharistie est le mystère principal de la Vierge, Marie étant le sujet principal pour lequel la puissance divine a fait de si grandes choses en ce mystère.

Saint Tarcisius (257)

St Tarcisius (+257)

L'histoire du martyre de Saint Tarcisius, qui connaîtra un grand succès, repose uniquement sur une épitaphe en vers composée par le pape Damase pour la sépulture de Tarcisius dans les catacombes de Saint Calliste : "Tarcisius portait les sacrements du Christ. C'est alors qu'une troupe d'excités le pressa de les montrer aux impies. Il préféra donner sa vie plutôt que de montrer à ces chiens enragés les célestes membres". Saint Tarcisius sera donné en exemple à la jeunesse catholique jusqu'au milieu du XXème siècle. L'Eglise le nommera "patron des enfants de choeur".

 

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Benoit XVI : "Qui était saint Tarcisius? Nous ne disposons pas de beaucoup d'informations. Nous sommes dans les premiers siècles de l’histoire de l'Eglise, plus précisément au troisième siècle; on raconte qu'il était un jeune homme qui fréquentait les catacombes de Saint-Calixte ici à Rome et qu'il était très fidèle à ses engagements chrétiens. Il aimait beaucoup l'Eucharistie et, de divers éléments, nous concluons que, probablement, il était un acolyte, c'est-à-dire un servant d'autel. Dans ces années-là, l'empereur Valérien persécutait durement les chrétiens, qui étaient contraints de se réunir clandestinement dans les maisons privées ou, parfois, également dans les catacombes, pour écouter la Parole de Dieu, prier et célébrer la Messe. Même la tradition d'apporter l’Eucharistie aux prisonniers et aux malades devenait de plus en plus dangereuse.

 

Un jour, alors que le prêtre demanda comme d’habitude, qui était disposé à apporter l'Eucharistie aux autres frères et sœurs qui l'attendaient, le jeune Tarcisius se leva et dit: «Veux-tu que je m'en charge?». Ce garçon semblait trop jeune pour un service aussi exigeant! «Ma jeunesse — dit Tarcisius — sera le meilleur abri pour l'Eucharistie». Le prêtre, convaincu, lui confia le précieux Pain en lui disant: «Tarcisius, rappelle-toi qu'un trésor céleste est remis entre tes faibles mains. Evite les chemins fréquentés et n'oublie pas que les choses saintes ne doivent pas être jetées aux chiens ni les perles aux cochons. Protégeras-tu avec fidélité et assurance les Saints Mystères?». «Je mourrai — répondit Tarcisius avec fermeté — plutôt que de les céder». En route, il rencontra des amis qui, s'approchant de lui, lui demandèrent de se joindre à eux. A sa réponse négative — ils étaient païens — ils devinrent soupçonneux et insistants et ils se rendirent compte qu'il serrait quelque chose sur sa poitrine qu'il semblait défendre. Ils tentèrent de la lui arracher mais en vain; la lutte se fit de plus en plus acharnée, surtout lorsqu'ils apprirent que Tarcisius était chrétien: ils lui donnèrent des coups de pied, lui lancèrent des pierres, mais il ne céda pas. Mourant, il fut apporté au prêtre par un officier prétorien du nom de Quadratus, devenu lui aussi, clandestinement, chrétien.

 

Il y arriva sans vie, mais il serrait encore contre sa poitrine un petit morceau de lin contenant l'Eucharistie. Il fut enterré immédiatement dans les catacombes de Saint-Calixte. Le Pape Damase fit apposer une inscription sur la tombe de saint Tarcisius, selon laquelle le jeune homme mourut en 257. Le Martyrologe romain fixe la date au 15 août et dans le même Martyrologe est rapportée une belle tradition orale selon laquelle, sur le corps de saint Tarcisius, on ne retrouva pas le Très Saint Sacrement, ni dans ses mains, ni dans ses vêtements. On raconta que le pain consacré, défendu par sa vie par le petit martyr, était devenu chair de sa chair, formant ainsi avec son propre corps, une unique hostie immaculée offerte à Dieu." ( Cf Catéchèse de Benoit XVI sur St Tarcisius du 4 aout 2010)

SAINT AUGUSTIN (354-430)

Saint Augustin d'Hippone (354-430)

En parlant de Dieu, à propos de l'Eucharistie:

"Tout puissant qu’il soit, il n’a rien pu faire de plus grand,
tout sage qu’il soit, il n’a rien pu trouver de plus admirable,
tout riche qu’il soit, il n’a pas pu faire un plus précieux présent."

 

Personne ne mange cette chair à moins qu'il ne l'ait d'abord adoré... non seulement nous ne péchons pas si nous adorons, mais nous pécherions si nous n'adorions pas. (cf. Enarr ; in Ps 98, 9 CCL XXXOX 1385). Benoît XVI cite ce passage et le commente:"De fait, dans l’Eucharistie nous ne recevons pas simplement quelque chose. Celle-ci est la rencontre et l’unification de personnes ; cependant, la personne qui vient à notre rencontre et qui désire s’unir à nous est le Fils de Dieu. Une telle unification ne peut se réaliser que selon la modalité de l’adoration. Recevoir l’Eucharistie signifie adorer Celui que nous recevons" (Benoît XVI, Voeux 2005)

 

"Ce pain que vous voyez sur l’autel, une fois sanctifié par la parole de Dieu, est le corps du Christ. Cette coupe, ou plutôt le breuvage qu’elle contient, une fois sanctifiée par la parole de Dieu, est le sang du Christ. Notre Seigneur Jésus Christ a voulu nous confier là son corps et son sang, qu’il a répandu pour nous en rémission des péchés. Si vous les avez bien reçus, vous êtes vous-mêmes celui que vous avez reçu" (Sermo 227, 1; PL 38, 1099). Par conséquent, "nous sommes devenus, non seulement des chrétiens, mais le Christ lui-même" (PL 35, 1568). "Le Christ n'est pas dans la tête sans être dans le corps, le Christ est tout entier dans la tête et dans le corps" (PL 35, 1622).

 

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« O sacrement de la piété, signe de l’unité, lien de la charité. »

 

« Recevez ce que vous êtes et devenez ce que vous recevez »

 

Il met sur les lèvres du Christ ces paroles: "Je suis l’aliment des grands ; grandis et tu me mangeras. Tu ne me transformeras pas en toi, comme la nourriture de ta chair, mais c’est en moi que tu te transformeras" (Confessions VII, x, 16).

 

Ce pain sacré nous apprend donc combien nous devrions chérir l'unité. En effet, est-il formé d'un seul grain? N'est-il pas au contraire composé de plusieurs grains de froment? Ces grains, avant d'être transformés pour devenir du pain, étaient séparés les uns des autres; l'eau a servi à les unir après qu'ils ont été broyés. Car si le froment n'est moulu, et si la farine ne s'imbibe d'eau, jamais on ne peut en faire du pain. C'est ainsi que durant ces jours passés, vous étiez en quelque sorte écrasés sous le poids des humiliations du jeûne et des pratiques mystérieuses de l'exorcisme. L'eau du baptême est venue comme vous pénétrer ensuite, afin de faire de vous une espèce de pâte spirituelle. Mais il n'y a pas de pain sans la chaleur du feu. De quoi le feu est-il ici le symbole? Du saint chrême: car l'huile qui entretient le feu parmi nous est la figure de l'Esprit Saint. Ainsi donc le Saint-Esprit viendra comme le feu après l'eau, et vous deviendrez un pain sacré, le Corps de Jésus-Christ.

Saint François d'Assise (1182-1226) et Ste Claire d'Assise ((1194-1253)

Saint François d’Assise (1182-1226)

 

Admirable grandeur et stupéfiante bonté ! O humilité sublime ! Le maître de toutes choses, Dieu, Fils de Dieu, s’humilie à ce point que, pour notre salut, sous une modique parcelle de pain, il se cache.

 

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François dit à Rufin : “Avec l’aide du Seigneur, tu as surmonté ta volonté de domination et de prestige. Mais ce n’est pas seulement une fois, mais dix, vingt, cent fois qu’il te faudra la surmonter.”
- Vous me faites peur, Père, dit Rufin. Je ne me sens pas taillé pour soutenir une telle lutte.
- Tu n’y parviendras pas en luttant mais en adorant, répliqua François. L’homme qui adore Dieu reconnaît qu’il n’y a de Tout Puissant que lui seul. Il le reconnaît et il l’accepte. Profondément, cordialement. Il se réjouit que Dieu soit Dieu. Dieu est, cela suffit. Et cela le rend libre. Comprends-tu ?
- Oui, Père, je comprends, répondit Rufin.
- Si nous savions adorer, reprit François, rien ne pourrait véritablement nous troubler. Nous traverserions le monde avec la tranquillité des grands fleuves. » (Eloi Leclerc, Sagesse d’un pauvre)

 

Nous t'adorons, très saint Seigneur Jésus-Christ, ici, et dons toutes les églises du monde entier, et nous te bénissons, parce que par ta sainte Croix, tu as racheté le monde.

 


Sainte Claire d'Assise (1194-1253) files/saints/Claire1.jpg

 

Quelques siècles plus tôt, un miracle eucharistique sauva Sainte Claire et son couvent des Sarrasins. Frédéric II avait engagé des Sarrasins pour mener la lutte contre la papauté. Ceux-ci vinrent à Assise et s’attaquèrent au couvent de Saint Damien où se trouvaient Sainte Claire et ses sœurs. Claire, malade, se leva. C’était un vendredi de septembre 1241 vers 15 heures. Elle se fit apporter le ciboire avec le Saint-Sacrement et pria Dieu de protéger ses sœurs qu’elle ne pouvait protéger elle-même. Elle entendit sortir du Ciboire une voix douce comme celle d’un enfant : « Je vous garderai toujours. » Elle s’avança alors vers la brèche ouverte par les agresseurs et présenta le ciboire. Les Sarrasins tombèrent, aveuglés par les rayons qui sortaient du ciboire et dans la panique quittèrent Assise.

 

Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1302) et Ste Catherine de Sienne ( 1347-1380)

Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1302)

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Au IVème livre du Héraut de l’Amour divin, nous lisons : "autant de fois l’homme regarde avec désir et révérence l’Hostie qui contient sacramentellement le Corps et le Sang du Christ, autant il augmente ses mérites futurs. En effet, dans l’éternelle possession de Dieu, il goûtera des délices nouvelles et spéciales, récompense de chaque regard d’amour qu’il aura dirigé vers Jésus au Saint-Sacrement." (Livre IV, 25, 8)

 

"Qui entre dans le coeur de Jésus y trouve sa demeure et ne désire plus en sortir".

 

Le lundi, au moment de l’élévation, elle offrit l’hostie pour suppléer à toutes les négligences de ses dispositions spirituelles, quand elle n’avait pas été docile à l’Esprit ou l’avait étouffé. Elle vit alors cette même hostie de salut pousser de toute part des rameaux magnifiques. L’Esprit Saint parut les joindre ensemble et en former une haie autour du trône de la toujours vénérable Trinité. Ces rameaux issus de l’hostie signifiaient que toutes ses négligences trouvaient dans l’auguste sacrement une suppléance universelle. Et voici qu’une voix sortit du trône et disait : "Qu’elle entre avec confiance dans la chambre nuptiale, celle qui rassasie l’époux de ces fleurs délices." Elle comprit à ces mots que le Seigneur, grâce à l’oblation sacramentelle, daignerait l’accueillir comme si ses dispositions spirituelles avaient été parfaites. (Livre IV, 39, 1)

 

Un autre jour de communion, comme elle offrait au Seigneur l’hostie consacrée pour le soulagement des âmes du purgatoire, elle sut qu’un très grand soulagement en était résulté pour ces âmes. Pleine d’admiration, elle dit au Seigneur : "Mon très doux Seigneur vous daignez me manifester votre présence, bien plus habiter en moi ; d’où vient que vous n’opérez pas sans cesse par moi ce même effet qui m’est découvert maintenant après avoir reçu votre Corps très saint ?" Le Seigneur répondit : "Lorsqu’un roi habite son palais, l’entrée n’en est pas facilement accordée à tout le monde, mais lorsque, poussé par l’amour de la reine dont la demeure est voisine, il daigne pour lui rendre visite, sortir du palais dans sa ville, tous les habitants et citoyens de cette ville, à cause de la reine, bénéficient plus facilement et plus librement de la largesse même de la magnificence royale et sa puissance les réjouit. De même lorsque, par pure bonté et poussé par la tendresse de mon Cœur, je m’incline, par le sacrement de vie de l’autel, vers une âme qui soit sans péché mortel, tous les habitants du ciel, de la terre et du purgatoire reçoivent un accroissement de bienfaits insignes." (Livre III, 18, 24)

 

Là, dans l’Eucharistie, dans la généreuse bonté de mon Cœur, je guéris les blessures de tous les hommes, je procure le soulagement aux pécheurs, j’enrichis la pauvreté par le don des vertus, et je console chacun dans les épreuves. (Livre III, p 16)

 

A plusieurs reprises Gertrude entendit la plainte d’un Coeur blessé, méconnu, mal aimé, dévoré de passion pour tous les hommes et elle ressentait au fond d’elle même les violentes pulsations de son propre coeur qui s’en allaient frapper le Coeur de son Amant, Cœur ruisselant de suavité: “Et comme les très saintes pulsations qui faisaient battre sans cesse le Cœur divin lui causaient une jouissance indicible,” elle demanda à Saint Jean s’il n’avait pas ressenti la même chose quand il reposa sur la poitrine de Jésus. Jean répondit affirmativement mais explicita sa mission de l’époque: seulement faire connaître le Verbe incréé de Dieu le Père. La révélation du Cœur de Jésus “était réservée aux temps actuels... pour que le monde puisse retrouver sa ferveur.”

 

Pour aller plus loin: La Vie Mystique - Sainte Gertrude d'Hefta par Paulette Leblanc

 


Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

 

« Hélas, doux Agneau immaculé, Tu étais mort quand ton côté fut ouvert, pourquoi donc as-tu voulu que Ton Cœur fut frappé et brisé ? … J’avais plusieurs raisons, mais je vais te dire la principale. C’est que mon désir du genre humain était infini, alors que les tourments et les souffrances que j’endurais étaient finis. Aussi, n’est-ce point avec ce qui était fini que je pouvais vous montrer tout l’amour que j’avais pour vous, puisque mon amour était infini. Je voulus donc, en vous montrant mon côté ouvert, que vous voyez le secret du cœur, afin que vous voyiez que je vous aimais beaucoup plus que je ne pouvais vous le montrer avec ma souffrance finie. »

 

L’union de ma Divinité à la nature humaine par mon Fils vous a tellement élevés, qu’en cela, vous surpassez l’ange, puisque la Divinité a pris votre nature et non celle de l’ange. Dieu s’est fait homme, et homme est devenu Dieu. Mon Fils est un Soleil, tout Dieu et tout homme ; Il est une même chose avec Moi, et le Saint Esprit n’est pas séparé de Nous. Ainsi, dans l’ineffable Sacrement, vous recevez toute l’Essence divine sous la blancheur du pain. Vous ne pouvez recevoir le Corps, le Sang, l’Ame du Verbe sans recevoir ma Divinité parce que l’une ne peut être séparé de l’autre. » (Dieu le Père à sainte Catherine de Sienne.)

Sainte Imelda (1333), patronne des premiers communiants

C'était l'usage du pays de donner la première communion aux enfants qu'à l'âge de quatorze ans. Sainte Imelda,files/saints/imelda.jpg consumée par l'ardeur de ses désirs, suppliait d'être enfin admise à la sainte Table mais on ne croyait pas devoir faire exception pour la petite novice. Le jour de l'Ascension 1333, Imelda atteignit ses onze ans. De nouveau, elle conjura son confesseur de lui permettre de recevoir la sainte communion, mais ce dernier resta inflexible.

 

L'enfant s'en alla à la chapelle en pleurant, afin d'y entendre la messe. Le Seigneur Jésus, si faible contre l'amour, ne put résister davantage aux voeux de cette âme angélique. Au moment de la communion, une hostie s'échappa du ciboire, s'éleva dans les airs, franchit la grille du choeur et vint s'arrêter au-dessus de la tête de sainte Imelda. Aussitôt que les religieuses aperçurent l'hostie, elles avertirent le prêtre du prodige. Lorsque le ministre de Dieu s'approcha avec la patène, l'hostie immobile vint s'y poser. Ne doutant plus de la Volonté du Seigneur, le prêtre tremblant communia Imelda qui semblait un ange plutôt qu'une créature mortelle.

 

Les religieuses, saisies d'un étonnement inexprimable, restèrent longtemps à regarder cette enfant toute irradiée d'une joie surnaturelle, prosternée en adoration. Ressentant finalement une vague inquiétude, elles appellèrent Imelda, la prièrent de se relever, puis lui en donnèrent l'ordre. L'enfant toujours si prompte à obéir paraissait ne pas même les entendre. En allant la relever, les soeurs s'aperçurent avec stupéfaction qu'Imelda était morte: morte de joie et d'amour à l'heure de sa première communion.

 

Cette petite sainte italienne a été surnommée: la fleur de l'Eucharistie. Elle est la patronne des premiers communiants.

Saints du XVIè siècle (Ste Thérèse d'Avila, St Jean de la Croix, St Francois de Sales...)

Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582) , apparaissant après sa mort à un religieux de son Ordre, lui dit “ Nous dans la
files/saints/avila.jpg félicité du ciel, et vous au milieu des épreuves de la terre, nous devons avoir la même pureté et le même amour ; et c’est ce que nous faisons là-haut devant Dieu qui se révèle à notre âme, vous devez ici-bas le faire devant le Saint-Sacrement. ” L’Eucharistie, voilà notre paradis sur terre. « Sans l'Eucharistie, le monde disparaîtrait immédiatement. »

 

"O richesse des pauvres, avec combien de merveilles tu soutiens les âmes, en leur révélant tes richesses infinies pas à pas, sans leur permettre de les voir tout entières en une seule fois! Depuis le temps de cette vision, je n'ai jamais revu une telle Majesté, cachée dans une chose si petite, une hostie, sans m'émerveiller devant ton infinie sagesse."

 

«Je vous le dis, je vous le répète et je voudrais vous le redire mille fois, si vous prenez cette habitude [de vous recueillir après la communion], si vous veillez à avoir une telle pureté de conscience qu'on vous permette de vous approcher souvent de la Sainte Table, il n'est pas si déguisé qu'il ne se manifeste à vous de bien des manières, dans la mesure où vous désirez le contempler? Vous pourrez même y apporter tant d'amour, qu'il se manifestera complètement à vous. » (C 34,12)

 

«Faut-il donc qu'on le prive aujourd'hui de ces demeures [i.e. les églises], où il convie ses amis parce qu'il connaît leur fragilité et sait qu'au milieu de leurs épreuves ils ont besoin de se fortifier par le céleste aliment qu'il leur donne?» (C 3,8) "Pour vous, mes filles, unissez-vous au Sauveur pour demander au Père Éternel de vous laisser votre Époux aujourd'hui, et de n'en être pas privées en ce monde... Suppliez-le qu'il ne vous manque pas et vous dispose à le recevoir dignement. » (C 34,3) « Car s'il demeure au milieu de nous [dans ce sacrement], c'est uniquement pour nous aider, nous encourager et nous soutenir, afin que cette volonté du Père céleste dont nous avons parlé s'accomplisse en nous. » (C 34,1)

 

«Je songe que dans la nouvelle fondation le Seigneur sera fidèlement servi, et que le très Saint Sacrement y résidera. C'est toujours une consolation spéciale pour moi, de voir s'élever une église de plus, surtout quand je songe qu'il y en a tant d'autres qui sont détruites par les luthériens... Je ne sais quels tourments, si cruels qu'ils soient, on pourrait redouter, lorsqu'il s'agit de procurer un tel bienfait à la chrétienté. Beaucoup sans doute ne songent pas que Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, se trouve réellement présent au très Saint Sacrement de l'autel dans une foule d'endroits; et cependant ce devrait être là pour nous un grand sujet de consolation.» (F 18,5)

 

Saint Jean de la Croix (1542-1591) descendait silencieuse ment les escaliers du monastère avec sa longue cape. Là, dans la nuit, il se rendait à la chapelle devant le Saint-Sacrement. Il restait ainsi de longues heures en adoration, à genoux sur les marches de l'autel. Et lorsque la fatigue devenait trop lourde, lui aussi posait sa tête sur sa cape pliée afin de se reposer un peu. Frère Bernard, qui servait sa messe, nous confie qu'après ces longues heures passées devant le Saint-Sacrement, il sentait la chaleur de ce feu d'amour qui embrasait saint Jean.

 

Saint Louis de Gonzague (1568-1591) était attiré par le tabernacle dès qu'il passait devant une chapelle ou une église. Il y restait " accroché " et ne se dégageait de la Présence du Christ dans le tabernacle qu'en se faisant violence et en disant avec une indicible tendresse : " Laissez-moi Seigneur" laissez-moi ! "

 

Saint François de Sales (1567-1622): lettre à Mère Claude Agnès de la Roche, supérieure de la Visitation d'Orléans

 

Saint François Régis (1597-1640) puisait la force de mener ses missions exténuantes en passant des heures devant le Saint-Sacrement. Un jour qu'il était en mission à Saint-Bonnet-le-Froid - 1150 mètres d'altitude, - le prêtre qui l'hébergeait l'entendit sortir secrètement toutes les nuits. Il décida de le suivre et le trouva devant la porte de l'église, à genoux, les mains jointes et la tête nue, balayé par une bise violente. Arrivé une autre fois dans le village de Monregard pour y prêcher une mission, François Régis y arriva de nuit, en plein hiver. Les paysans le découvrirent le matin, couvert de neige, prostré contre terre devant la porte fermée de l'Église.

 

Saints du XVIIe siècle (St Alphonse de Ligori, St Grignon de Montfort...)

Saint Claude la Colombière (1641-1682)

 

Il est au milieu de nous au Saint-Sacrement. Quelle consolation d’être dans la maison où Jésus-Christ habite ! Mais ne dirait-on point que nous ignorons notre bonheur ? Allons-nous à lui dans nos besoins ? Le consultons-nous dans nos desseins ? Lui portons-nous nos petits chagrins, au lieu de prendre conseil de nos amis, de nous plaindre, de murmurer ? … (Journal Spirituel 107)

 


Saint Louis Grignion de Monfort (1673-1716)

 

"Que partout ma langue publie

Pendant tous les jours de ma vie

Les grandeurs du Saint-Sacrement.

Venez voir le Sauveur de nos âmes,

Venez voir son Sacré-Cœur

Brûlant d'une divine ardeur :

Ce n'est que feu, ce n'est que flamme

Ce Cœur est ouvert à toute heure

Pour se faire notre demeure

Et notre refuge assuré.

 

II est à tous un rempart imprenable

Où l’ennemi n'entre jamais.

C'est le Royaume de la paix

Où l’on devient insurmontable.

O Chrétiens, venez loin du monde

Dans ce Cœur où tout bien abonde.

II est dans le Saint-Sacrement.

Venez goûter dedans ce Cœur fidèle

Plus de douceurs, plus de plaisirs

Que le vôtre aura de désirs.

Ne craignez rien, II vous appelle.

 

Viens, pécheur, dans l'Eucharistie

Trouver la véritable vie

Avec toutes sortes de biens ;

Viens te cacher, te mettre en assurance

Au milieu de mon Sacré-Cœur,

Pour y rencontrer la douleur

Et le pardon de ton offense.

 

Mon Saint Cœur devient toute chose

A toute âme qui s'y repose.

II donne, mais sons s'appauvrir,

II enrichit, il aide, il encourage ;

Sans cesse, il défend, il instruit ;

II aime, il embrasse et conduit;

II est à tous tout sans partage.

 

Viens me voir, âme pure,

Abandonne la créature,

Je t'attends au Saint-Sacrement.

Entre en mon Cœur, demeures-y cachée,

Ne crains rien, car c'est ta maison.

Savoures-y combien je suis bon,

A tout jamais, ma bien aimée."

 

(Cantique 131, Oeuvres Complètes, p 1545)

 


Saint Alphonse de Liguori (1696-1787)

 

 

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Sûrement, cette dévotion à la présence réelle est de toutes, après la réception des sacrements, la plus parfaite, la plus chère à Dieu et la plus utile aux âmes. Nulle hésitation, âme pieuse : embrassez-la vous aussi. Vous arrachant au commerce des hommes, passez désormais chaque jour, dans une église, un peu de votre temps, une demi-heure au moins ou un quart d’heure, à converser avec Jésus-Christ.

 

Goûtez et voyez combien le Seigneur est doux. (Ps 33:9) Oui faites cette expérience et vous verrez quel profit vous en reviendra. Les instants que vous emploierez à vous entretenir dévotement avec Jésus-Hostie seront, croyez-le, les plus précieux de votre vie, les plus consolants à l’heure de votre mort et les plus féconds à l’heure de votre éternité. Peut-être gagnerez-vous plus en un quart d’heure d’oraison devant le Saint-Sacrement que dans tous les autres exercices de piété de la journée. Dieu, sans doute nous exauce en quelque lieu qu’on le supplie car il l’a promis : Demandez et vous recevrez ; mais comme l’enseigne le livre du Disciple, c’est au tabernacle et en faveur de qui le visite que Jésus dispense ses grâces avec le plus de libéralité.

 

Oh ! comme Jésus-Christ sait mieux consoler une âme qui se recueille en sa présence que ne ferait le monde avec toutes ses fêtes et ses distractions ! Si délicieux sont les moments passés au pied de l’autel lorsque l’âme, remplie de foi et de tendre dévotion, s’entretient familièrement avec Jésus-Christ qui est là tout exprès pour écouter et pour exaucer ! On lui demande pardon des fautes du passé, on lui expose ses misères comme à un ami comme à un ami qui inspire entière confiance, on sollicite ses grâces, son amour, son ciel et ce sont là autant de joies intimes. Et n’est-ce pas déjà un peu de paradis que de laisser jaillir de son cœur des actes multipliés d’amour envers ce divin Maître que, dans l’Hostie sainte, ne cesse de prier son Père pour les hommes et brûle pour nous des feux de la plus ardente charité, de cette charité qui le retient captif sur nos autels et lui fait accepter de vivre sous les voiles eucharistiques, inconnu et trop souvent, hélas, méprisé ? Mais à quoi bon tant discourir ? Goûtez et vous verrez.

 

O mon Dieu, mon seul amour véritable, qu'aurais-tu pu faire de plus pour gagner mon amour? Ce n'était pas assez que tu meures pour moi, tu as institué le Saint-Sacrement pour devenir ma nourriture, afin que tu te donnes entièrement à moi, qui suis ta créature. O amour infini! Un Dieu qui se donne à moi, entièrement! O mon Dieu, infiniment adorable, je t'aime par-dessus tout, de tout mon coeur... Dans la communion, tu te donnes entièrement à moi; et désormais, je me donne entièrement à toi.

Catherine de Bar - Mère Mechtilde du Saint Sacrement (1614-1698)

Catherine de Bar - Mère Mechtilde du Saint Sacrement (1614-1698)

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« Il est intéressant de dire en quelle circonstance les quatre donatrices furent amenées à jeter les bases de l’institut de l'Adoration perpétuelle. Se trouvant chez Madame de Boves, la Mère Mechtilde y vit un tableau représentant une cérémonie païenne, où des prêtres et prêtresses adoraient une idole en tenant un flambeau à la main, et des vestales entretenaient le feu sacré. Saisie, en présence de cette toile, d'une profonde émotion, la vénérable Mère ne put se retenir de dire à la marquise : « Madame, les idolâtres seront un jour notre condamnation et celle des chrétiens qui, dans les églises, ont si peu de respect pour le Très Saint-Sacrement. Hé ! que ne faisons-nous pour Dieu ce que ces païens faisaient pour leurs fausses divinités! Pourquoi, dans sa maison où continuellement il habite, ne serait-il pas continuellement adoré ? Pourquoi les vierges de la terre ne chanteraient-elles pas perpétuellement le cantique des anges devant ses autels ? Pourquoi les sentinelles d'Israël ne veilleraient-elles pas jour et nuit, sans jamais se lasser, autour du trône du Salomon de la loi nouvelle ? ».

 

files/saints/tableau.jpg« Badonviller est livré au pillage; les cris des soldats retentissent. Bientôt le bruit de leurs bottes et le cliquetis des armes résonnent dans l'escalier. Un monstre à face humaine les conduit. De son large talon, il frappe à coups redoublés contre la porte, qui tombe fracassée à l'intérieur de la salle. Mais du contrecoup, le malheureux est renversé, tandis qu'une force invisible retient ses compagnons sur le seuil. La vue de ces quarante religieuses, prosternées devant la Sainte Hostie, plus semblables dans leur immobilité à des statues qu'à des créatures humaines, leur impose. Aucun n'ose s'avancer. Saisis d'une subite terreur, ils reculent et s'enfuient en désordre. A peine remises de leur effroi, barricadées pour plus de sûreté, ces pieuses filles apprennent l'arrivée du général Briegfeld. On le connaît comme un luthérien fanatique, un homme violent qu'il faut craindre. Il se présente à la porte du sanctuaire improvisé. On lui ouvre ; toutes les religieuses à genoux, le voile baissé, sont prosternées dans la prière. D'un ton impérieux, il leur ordonne de lever leurs voiles ; elles s'en excusent ; il réitère son ordre avec colère. La Mère Saint-Jean obéit la première. A la vue de ce visage tout empreint de noblesse et rayonnant de vertu, le courroux du barbare tombe, sa voix s'adoucit; il prie les Sœurs de se relever, les rassure et leur promet protection. Il tint parole, et durant son séjour à Badonviller, il leur envoya des vivres en telle abondance que le superflu permit de soulager les pauvres. C'est ainsi que ces saintes filles, grâce à la Providence et au sang-froid de leur jeune supérieure, trouvèrent la vie où, selon toutes les apparences, elles devaient trouver la mort.

 

pour plus de citations sur Catherine de Bar dans "Adorer c'est adhérer" (cliquez ici)

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ACTE D’OBLATION A JESUS DANS LA DIVINE EUCHARISTIE

 

Loué et adoré soit à jamais le Très Saint Sacrement de l’Autel !

 

Divin et adorable Jésus,

je vous adore et vous contemple dans ce mystère d’Amour,

comme Hostie sainte et sacrée,

qui porte et efface les péchés du monde,

et qui est immolé par Vous- même

pour la gloire de Dieu et pour la salut des hommes.

J’apprends de votre Apôtre

Que vous désirez que nous soyons tous

des Hosties vivantes, saintes et dignes d’être sacrifiées avec vous

à la Gloire de Votre Divin Père.

O mon Sauveur,

En l’honneur et union de l’Oblation et Sacrifice

Que vous faites de Vous-même à votre Père

Je m’offre à Vous

Pour être à jamais hostie de votre aimable Volonté.

Consommez-moi entièrement dans le feu de votre Divin Amour,

Et faites en sorte que désormais

toute ma vie soit un sacrifice continuel

de louange, de gloire et d’amour.

SAINTE MARGUERITE MARIE ALACOQUE 1647-1690

Sainte Marguerite-Marie-Alacoque (1647-1690)


files/saints/Marg_marie.jpg"Le Cœur de mon aimable Jésus au Très Saint-Sacrement, hors duquel il n’y a ni plaisir, ni joie, ni consolation en la vie."

 


L'Eucharistie est le don du Sacré Coeur
qui va «jusqu'au bout de l'amour» (Jn 13, 1) Jésus manifeste son Coeur aux hommes car, les voyant si pauvres en amour, il voulait les enrichir des « trésors du Coeur de Dieu, lequel il peuvent honorer sous la figure de ce coeur de chair».

 

Le Coeur de Jésus est: embrasé d'amour pour les hommes et : offensé par leur ingratitude.

 

Cette double considération doit nous mouvoir: à rendre amour pour amour à l'amour du Coeur de Jésus et : à lui offrir une compensation pour l'offense qui lui est faite. (réparation - consoler le Coeur de Jésus)

 

  • Ce coeur est "une source intarissable", "une ardente fournaise"
  • "Je brûle du désir d'être aimé."
  • "J’ai soif, mais d’une soif si ardente d’être aimé des hommes au Saint-Sacrement, que cette soif me consume."

 

"Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu'à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour."

 

"Devant le Saint-Sacrement, je me sentais tellement appliquée, que jamais je ne m'y ennuyais. Et j'y aurais passé des jours et des nuits entières, sans boire ni manger et sans savoir ce que je faisais, sinon de me consumer en sa présence comme un cierge ardent pour lui rendre amour pour amour."

 

"Mon plus grand contentement est d'être devant le Saint-Sacrement où mon Coeur est comme dans son centre. Je lui dis : “Ô mon Jésus et mon Amour, prenez tout ce que j’ai et tout ce que je suis et me possédez selon l’étendue de votre bon plaisir, puisque tout ce que j’ai est à vous sans réserve. Transformez-moi tout en vous, afin que je n’aie plus de pouvoir de m’en séparer un seul moment et que je n’agisse plus que par les mouvements de votre pur amour !”."

 

"Mon Coeur est si passionné d'amour et pour toi en particulier que, ne pouvant contenir les flammes de son amour, il faut qu'il les répande par tout moyen."

 

"Si tu le crois, tu verras la puissance de mon Cœur dans la magnificence de mon amour."

 

"Ne crains pas, ma fille. Je régnerai malgré mes ennemis et ceux qui souhaitent s’opposer à moi."files/saints/Marg_marie2.JPEG

 

"Jésus-Christ se présenta à moi, tout éclatant de gloire avec ses cinq plaies, brillantes comme cinq soleils et de cette sacrée humanité sortaient des flammes de toutes parts, mais surtout de son adorable poitrine s'étant ouverte, Il me découvrit son tout aimant et tout aimable cœur, qui était la vive source de ces flammes."

 

"Ce divin Cœur me fut présenté environné d’une couronne d'épines, qui signifiait les piqûres que nos péchés lui faisaient, et une croix au-dessus qui signifiait que, dés les premiers instants de son Incarnation, dès lors que son Sacré Cœur fut formé, la Croix y fut plantée, dés ces premiers instants, de toutes les amertumes que lui devaient causer les humiliations, pauvreté, douleur, et mépris que la sacrée humanité devait souffrir pendant tout le cours de sa vie et en sa sainte Passion."

 

Qu'est ce que la dévotion au Sacré-Coeur : "Connaître l'amour de Jésus-Christ, être rempli de sa plénitude, c'est le règne de Dieu en l'homme. Or, c'est le fruit de la dévotion au Cœur de Jésus vivant et nous aimant dans le Très Saint-Sacrement. Cette dévotion est le culte souverain de l'amour. Elle est l'âme de toute la religion et son centre, car la religion n'est que la loi, la vertu et la perfection de l'amour, et le Sacré-Cœur en est la grâce, le modèle et la vie. Étudions cet amour devant le foyer où il se consume pour nous. La dévotion au Sacré-Cœur a un double objet : elle se propose d'abord d'honorer, par l'adoration et le culte public, le Cœur de chair de Jésus-Christ, et ensuite l'amour infini dont ce Cœur a brûlé pour nous depuis sa création, et qui le consume encore au Sacrement de nos autels" (Saint Pierre-Julien Eymard, la Divine Eucharistie)

 

 

Jésus dit à la sainte : «Donne-moi ce plaisir de suppléer à leurs ingratitudes autant que tu pourras en être capable. » Consciente de son incapacité à s'acquitter d'une telle « suppléance », elle reçoit de ce Coeur même de Jésus une flamme, ardente à en mourir, symbole de l'Esprit qui, seul, peut opérer en elle le « retour d'amour» désiré.

 


Origine de l'Heure Sainte

 

Jésus prescrit à Sainte Marguerite Marie ce qui constituera pour elle son sujet d'oraison privilégié: « Toutes les nuits du jeudi au vendredi, je te ferai participer à cette mortelle tristesse que j'ai bien voulu sentir au jardin des Olives, et laquelle tristesse te réduira, sans que tu la puisses comprendre, à une espèce d'agonie plus rude à supporter que la mort. Et, pour m'accompagner dans cette humble prière que je présentais alors à mon Père parmi toutes mes angoisses, tu te lèveras entre onze heures et minuit, pour te prosterner pendant une heure avec moi, la face contre terre, tant pour apaiser la divine colère, en demandant miséricorde pour les pécheurs, que pour adoucir en quelque façon l'amertume que je sentais de l'abandon de mes apôtres, qui m'obligea à leur reprocher qu'ils n'avaient pu veiller une heure avec moi

 

Ce que l'on nomme depuis plus de cent cinquante ans l'Heure sainte, ce n'est donc pas une quelconque adoration du Corps du Christ, mais plutôt, en présence ou non du Saint-Sacrement, «un exercice d'oraison mentale ou de prières vocales qui a pour objet l'agonie de Notre-Seigneur au jardin des Oliviers en vue [...] de demander miséricorde pour les pécheurs et de consoler le Sauveur pendant une heure».

 


« Petite consécration» au Coeur de Jésus

 

Je soussignée me donne et consacre AU SACRE COEUR DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST, ma personne et ma vie, mes actions, peines et souffrances, pour ne plus me servir d'aucune partie de mon être que pour l'aimer, honorer et glorifier. C'est ici ma volonté irrévocable que d'être toute à lui et faire tout pour son amour, en renonçant de tout mon coeur à tout ce qui lui pourrait déplaire. Je vous prends donc, O SACRÉ COEUR! pour l'unique objet de mon amour, le protecteur de ma vie, l'assurance de mon salut, le remède à mon inconstance, le réparateur de tous les défauts de ma vie et mon asile assuré à l'heure de ma mort. Soyez donc, O COEUR DE BONTÉ ma justification envers Dieu le Père et [protégez-moi de sa juste irritation devant le mal que j'ai commis]. O COEUR D'AMOUR! je mets toute ma confiance en vous, car je crains tout de ma faiblesse, mais j'espère tout de vos bontés. Consumez donc en moi tout ce [qui] vous peut déplaire ou résister et que votre pur amour s’imprime si avant dans mon coeur que jamais je ne vous puisse oublier, ni être séparée de vous ; je vous conjure, par toutes vos bontés, que mon nom soit écrit en vous, puisque je veux faire consister tout mon bonheur à vivre et mourir prisonnière de votre amour. (Sainte Marguerite-Marie.)

 

 

Engagement de Mère Teresa envers le Sacré-Coeur dans l'Eucharistie méprisé par l'ingratitude des hommes.

Heure-Sainte du Père Mateo Crawley-Boevey, 1929: Aux adorateurs nocturnes.

 


LES DOUZE PROMESSES

 

Notre Seigneur a fait les douze promesses suivantes à sainte Marguerite Marie afin d'encourager la vraie dévotion au Sacré Cœur de Jésus qui est également la dévotion au Saint-Sacrement. Ces promesses sont octroyées sur ceux qui adorent régulièrement Jésus dans le Saint-Sacrement.


1. Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires dans leur état.
2. Je mettrai la paix dans leur famille.
3. Je les consolerai dans toutes leurs peines.
4. Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.
5. Je répandrai d'abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.
6. Les pécheurs trouveront dans mon Cœur la source et l'océan infini de la miséricorde.
7. Les âmes tièdes deviendront ferventes.
8. Les âmes ferventes s'élèveront à une grande perfection.
9. Je bénirai même les maisons où l'image de mon Cœur sera exposée et honorée.
10. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.
11. Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon Cœur, et il n'en sera jamais effacé.
12. Je te promets, dans l'excès de la miséricorde de mon Cœur, que mon amour tout puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis, neuf fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu'ils ne mourront point dans ma disgrâce, ni sans recevoir les sacrements, et que mon Cœur se rendra leur asile assuré à cette heure dernière.

 


Pour le message spirituel de Jésus à Sainte Marguerite Marie à Paray-le-monial, consultez le chapitre 6 du livre d'Edouard Glotin, s.j., "Voici ce Coeur qui nous a tant aimés". Ce texte présente les sections suivantes:

Première vision: le coeur
Deuxième vision: consoler Jésus
Troisième vision: la Fête du Sacré-Coeur
1684: la consécration
1689: le message au roi

 


pour approfondir les textes et paroles de Sainte Marguerite Marie... (cliquez ici)

LE SAINT CURÉ D'ARS (1789-1859)

Le Saint Curé d'Ars (1789-1859)

files/saints/Ars.jpeg"Sans la divine Eucharistie, il n’y aurait point de bonheur en ce monde, la vie ne serait pas supportable..."

 

On envoie le curé d'Ars dans une paroisse où "il n'y a rien à faire." Puisqu'il n'y a rien à faire, c'est qu'il y a tout à faire, se dit le curé. Au début de son ministère, il se lève chaque jour à 4h du matin et passe trois heures devant le tabernacle chaque jour pour demander au Seigneur de lui amener des âmes...

 

"Jésus est vraiment là! Si seulement vous saviez combien il vous aime, vous seriez la personne la plus heureuse au monde..."

 

"Que la pensée de la Sainte Présence de Dieu est douce et consolante. Si nous avions la foi, nous verrions Jésus-Christ dans le Saint-Sacrement... Il est là, Il nous attend."

 

"Notre Seigneur est au ciel, il est aussi dans son tabernacle. Quel bonheur !" Qu'est ce que le Seigneur fait dans le tabernacle: "il nous attend". Il est là dans le sacrement de son amour qui soupire et intercède sans cesse auprès de son Père pour les pécheurs...

 

Un humble paysan, avant d'aller aux champs, laissant sa pioche devant l'église, passait du temps tous les matins devant le tabernacle. Il disait: Je l'avise et il m'avise...

 

"Si vous passez devant une église, entrez pour saluer Notre Seigneur. Pourrait-on passer devant la porte d'un ami sans lui dire bonjour ? "

 

"La présence de Jésus dans le tabernacle doit constituer comme un pôle d’attraction pour un nombre toujours plus grand d’âmes pleines d’amour pour lui et capables de rester longuement à écouter sa voix et à entendre presque les battements de son cœur" (Jean-Paul II, Mane nobiscum, Domine, « Reste avec nous Seigneur », 2004)

 

"Lorsque nous sommes devant le Saint-Sacrement, au lieu de regarder autour de nous, fermons nos yeux et notre bouche, ouvrons notre coeur, le Bon Dieu ouvrira le sien; nous irons à lui, il viendra à nous, l'un pour demander et l'autre pour recevoir. Ce sera comme un souffle de l'un à l'autre."

 

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"On n'a pas besoin de tant parler pour bien prier. On sait que le bon Dieu est là, dans le saint Tabernacle. On lui ouvre son cœur, on se complaît en sa présence. C'est la meilleure prière, celle-là."

 

"Il n’y a rien de si grand que l’Eucharistie. Dieu ne peut se résoudre à nous laisser seuls sur la terre. Il descend sur nos autels où Il nous attend nuit et jour. O mon Dieu que c’est dommage que nous ne soyons pas pénétrés de votre sainte Présence."

 

"La prière, c'est une douce amitié, une familiarité étonnante, c'est un doux entretien d'un enfant avec son Père. On n'a pas besoin de tant parler pour bien prier, on sait que le Bon Dieu est là dans son tabernacle, on lui ouvre son coeur, on se complet en sa Sainte Présence, c'est la meilleure prière, celle-là".

 

"Souvent le curé d’Ars faisait des pauses en disant son office et regardait le tabernacle avec des yeux où se peignait une joie si vive, qu’on aurait pu croire qu’il voyait Notre Seigneur." (C Lassagne)

 

Le Père Larcordaire montrait de l'indifférence pour ses talents d'orateur. Il disait qu’après avoir prêché, tout le monde admirait son intelligence. Mais lorsque le curé d’Ars prêchait, tout le monde s’émerveillait de la bonté de Dieu !

 

"Si nous aimions le Bon Dieu, nous nous ferions une joie et un bonheur de venir passer quelques instants pour l'adorer, pour lui demander la grâce de nous pardonner; nous regarderions ces moments comme les plus beaux de notre vie. Quelle conclusion devons-nous tirer de tout cela? La voici: c'est de regarder comme le moment le plus heureux de notre vie celui où nous pouvons tenir compagnie à un si bon ami."

 

Une Heure-Sainte avec le curé d'Ars (cliquez ici)

 

Voici l'ostensoir du curé d'Ars

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PAULINE-MARIE JARICOT (1799-1862)

PAULINE-MARIE JARICOT (1799-1862)

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Suite à sa conversion à 22 ans, elle passe de nombreuses heures, voire des nuits devant le tabernacle... "Je suis venu allumer un feu sur terre, et comme je voudrai que déjà il fut allumé !"(Lc 12, 49) Pauline se reconnaît tout simplement comme la petite allumette qui a allumé un grand feu... (Sou hebdomadaire; l’œuvre de la Propagation de la Foi; Rosaire Vivant; l'Oeuvre des ouvriers...) Grande fécondité, même à travers les échecs et les épreuves finales... Le Curé d'Ars l’exhorte à l’abandon total. Il lui remet un crucifix sur lequel Pauline lit les mots suivants « Dieu seul pour témoin. Le Christ pour modèle. Marie pour soutien, et puis rien qu’amour et sacrifice ».

 

"La prière est un moteur puissant qui fait sentir sa force d’un bout du monde à l’autre."

 

« C’est au pied de vos saints tabernacles que mon cœur desséché par les plus rudes épreuves, a constamment trouvé les forces nécessaires pour en supporter la rigueur ; c’est là que mes combats se sont changés en victoires, ma faiblesse en courage, mes tiédeurs en ferveur, mes incertitudes en lumières, ma tristesse en joie, mes obstacles en succès, mes désirs en volonté, mes antipathies, mes jalousies, mes ressentiments contre le prochain en ardente charité. Tout ce que je sais, je l’ai appris à vos pieds, Seigneur. Recevez donc l’hommage de tout ce que je suis, de tout ce que j’ai, de tout ce que je pourrais jamais penser, dire et faire de bien.»

 


Sa priorité absolue donnée au travail de la prière sur toute forme d’engagement missionnaire concret prend sa source dans une sorte de conversation avec Jésus-Hostie, qu’elle pratiqua toute jeune, après sa première communion, dans la vieille église de Tassin qui jouxtait la propriété familiale : "J’aimais la solitude, écrit-elle en 1818, pour converser avec Jésus. Je ne disais qu’à son coeur le tourment du mien... Ce n’est que dans ton sein, ô ma Patrie, que je pourrai me perdre ainsi dans l’amour infini de mon Dieu". Le réflexe de prière qu’elle garda toute sa vie l’a préservée d’un activisme qui eût occulté la gratuité première du don de Dieu et donné le pas à ses soucis et à ses dons d’organisatrice. Elle avouait : "Si je me pare d’une oeuvre qui n’a été de ma part qu’un don de Dieu, je suis comme ces bossues qui se font remarquer par leur toilette !"

 

"Dévotion au Très Saint-Sacrement de l’Autel. De cet attrait est résultée l’oeuvre des Réparatrices, parce que je séchais de douleur à la vue de l’indifférence et des outrages dont la plupart des hommes payaient l’amour immense de la victime eucharistique. Toute la terre m’a paru par la foi en Notre Seigneur fécondée par la présence de ce divin Sauveur au Très Saint-Sacrement. De cette disposition personnelle est venue la Propagation de la foi".

 

"Jésus-Christ est la véritable fontaine de jouvence. C’est en l’adorant dans la divine Eucharistie, que l’esprit et le coeur sont rajeunis, — l’un dans les pensées fortes, claires et sublimes qu’il trouve dans la contemplation de ce mystère, l’autre dans l’amour tendre et délicieux dont il se sent rempli...". Chaque messe quotidienne était pour elle l’occasion de revivre le récit de la Passion. Aussi demanda-t-elle très tôt à ses amies de coupler Rosaire et Adoration du Saint-Sacrement, parce que la méditation des mystères de la vie de Jésus et de Marie donnait naturellement accès à l’Action rédemptrice, continuée dans le sacrifice eucharistique. Logiquement, elle oeuvra à l’extension parallèle du Rosaire et de l’Adoration perpétuelle.

 

Une note rédigée au cours du premier semestre 1824 dans son carnet spirituel rapporte le contenu de l’un de ces entretiens du Seigneur avec elle : "...Reste avec moi dans le fond de ton coeur, je suis avec toi et ton coeur est mon tabernacle ; tu es vraiment une église vivante dans laquelle j’habite par la communion que tu fais tous les jours. Quand tu es obligée de parler aux créatures, ne perds pas de vue ma présence en ton coeur. Je dois être seul à seul avec toi. Tu ne dois pas sortir de ma présence pour t’occuper des choses de la terre. Oui, ma fille, tu dois te pénétrer de tous les sentiments que j’ai envers mon Père dans la divine Eucharistie, pour être toi-même une Eucharistie vivante qui m’adore, s’humilie, s’anéantisse pour ma gloire, comme je le fais dans mon sacrement pour la gloire de mon Père".

 


Fruit de longues heures et parfois de nuits passées au pied du Tabernacle, dans un élan mystique, comme un testament, elle rédige ‘l’Amour Infini dans la Divine Eucharistie’:

 

« O cœur adorable de Jésus ! vous êtes le principe de la divine Eucharistie, comme l’Eucharistie est elle-même le principe des autres sacrements… » II

 

« O Jésus ! Victime de votre amour sur nos autels, je voudrais parler de votre charité sans bornes, de votre incompréhensible patience, de votre profonde humilité, de votre parfaite obéissance, de vos prodigieux anéantissements… » V

 

Aux prêtres : « si vous restez froids et même troublés pendant que la lumière, la paix du monde est entre vos mains, n’est-ce pas encore parce que vous négligez de vous abaisser devant celui qui s’abaisse devant vous, d’adorer en esprit et en vérité celui qui vous aime, de prier avec simplicité et confiance celui qui désire tout vous accorder ? S’il était donné à un ministre du roi d’être dans la familiarité du monarque, comme vous dans celle de Jésus Christ ? pensez-vous qu’il n’en profiterait pas ? » VIII

 

« L’Eucharistie est véritablement la source de tous les autres sacrements, puisque c’est de là, comme d’une fontaine divine, que découle à perpétuité, jusqu’à la consommation des siècles, le sang de Jésus-Christ, puisque c’est là que la victime infinie est toujours immolée pour nous. » IX

 

« O amour infini renfermé dans la divine Eucharistie ! L’ingratitude des hommes vous sert comme d’occasion pour mieux faire éclater sa véhémence. Tel qu’un feu qui s’allume et s’accroît par l’orage qui semblerait devoir l’éteindre, l’amour de Jésus paraît devenir plus ardent, plus impétueux, plus ingénieux à faire des sacrifices, à mesure que nous devenons plus indifférents envers lui. Tandis que vous êtes caché dans le secret de votre tabernacle, ô Dieu d’amour ! l’orgueilleux vous y délaisse, parce que rien en vous ne flatte sa vanité…» XI

SAINT PIERRE-JULIEN EYMARD (1811-1868)

Saint Pierre-Julien Eymard (1811-1868)

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I. Biographie

 

LA JEUNESSE 1811-1839

 

Veuf de sa 1ère épouse qui lui donne 2 enfants, il prend Marie-Madeleine Pélorse qui lui donnera 4 enfants dont les 3 premiers mourront en bas âge. Pierre-Julien est le dernier né. Seuls trois des dix enfants de Julien survivent: Antoine, Marie-Anne qui a douze ans quand vient au monde Pierre-Julien, le 4 février 1811. M. Eymard fait baptiser le nouveau-né dès le lendemain. La mère de Pierre-Julien ne passe pas un seul jour sans aller s'agenouiller quelques minutes à l'église : elle y emporte dans son tablier le petit Pierre-Julien, et l'offre à Jésus pendant la bénédiction du Saint-Sacrement. Dès que l'enfant sait marcher, il accompagne sa mère à l'église, et bientôt y va tout seul plusieurs fois par jour. Dès 6 ans, il veut recevoir sa 1ère communion. Puisqu’il est trop jeune, il se penche sur le cœur de sa sœur après qu’elle ait communiée et lui dis : « tu sens bon Jésus ». Marie-Anne le surprend une fois derrière l'autel, sur un escabeau, la tête penchée contre le tabernacle: « C'est que j'écoute, et je l'entends mieux d'ici », explique Pierre-Julien à 7 ans. Une extraordinaire passion pour le Saint-Sacrement prend racine en son coeur. A mesure qu'il grandit, l'attrait pour l'Eucharistie fait grandir en lui le désir du sacerdoce. Le jour tant attendu de la première Communion arrive alors que Pierre-Julien a déjà 12 ans. «Quelles grâces le Seigneur m'a faites ce jour-là!» s'écrira-t-il trente ans plus tard avec larmes. C’est à ce moment qu’il entend l’appel de Jésus : « veux tu être mon prêtre ? » De ce jour, il ne pense qu’au sacerdoce.

 

Pierre-Julien Eymard fut conditionné par son environnement culturel aussi bien que par le milieu socio-politique de son temps. La vie en France durant la première partie du 18ème siècle constitue la toile de fond sur laquelle s'est écrite la vie de Pierre-Julien. Au cours des années antérieures, la Révolution Française de 1789 avait radicalement changé les structures politiques, légales, sociales et religieuses du pays. Au moment de son adolescence, la révolution industrielle avait changé la figure de l'Europe. Durant sa jeunesse, Eymard fut témoin de l'aube de l'Age du Romantisme dans l'art, la musique et la littérature. Dans la société francaise, il y avait un fort anticléricalisme.

 

Le cheminement de Pierre-Julien Eymard vers le sacerdoce, de même que sa vie de prêtre, furent marqués par lafiles/saints/lemure.jpeg Croix. La famille Eymard était pauvre et le père de Pierre-Julien était opposé au choix de carrière de son fils. Pierre-Julien apprend le latin en cachette. Un premier essai pour parvenir au sacerdoce se solda par un échec à cause d'une grave maladie. Entré par la suite au grand Séminaire de Grenoble, il fut ordonné prêtre de ce diocèse le 20 juillet 1834, à 23 ans. Il sera prêtre du diocèse de Grenoble pendant cinq ans, d'abord vicaire à la Chatte puis curé à Monteynard. Par son zèle pastoral, Eymard renouvelle sa paroisse grâce à sa spiritualité marquée par l'amour.

 

Le jansénisme qui imprégnait le monde religieux de l'époque considérait l'être humain comme pécheur et indigne en face d'un Dieu transcendant et parfait. Le Père Eymard comme séminariste et jeune prêtre, fut donc influencé par cette spiritualité de réparation et il devra lutter tout au long de sa vie pour chercher cette perfection intérieure qui pourrait l'habiliter à offrir à Dieu le don de sa personnalité.

 

Ce furent probablement l'intensification de ce souci de perfection spirituelle jointe au désir d'accomplir de grandes choses pour Dieu qui ont conduit le Père Eymard à la vie religieuse. Le 20 août 1839, le Père Eymard devenait membre de la Congrégation Mariste en faisant profession des voeux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance.

 

 

LES ANNÉES MARISTES 1839-1856files/saints/la_salette_1.jpg

 

Il commence son noviciat à Bellay (1839-1844) et reçoit la tache de directeur spirituel du collège séminaire de Belley. Le P. Colin l'appelle ensuite à Lyon où il devient provincial des Maristes. Il organisera le Tiers Ordre de Marie qui connait une extension importante. C'est là qu'il reçoit le 25 mai 1845 une confirmation d'un attrait "de ne prêcher que Jésus-Christ et Jésus-Christ eucharistique".

 

Durant toute sa vie, Pierre-Julien eut une fervente dévotion à Marie, Mère de Dieu. Il connaissait les apparitions de Notre-Dame de La Salette et aimaient visiter les différents sanctuaires dédiés à Marie (à travers la France). Le travail apostolique du Père Eymard dans la Société le mit en contact avec les divers courants de piété eucharistique qui fleurissaient dans l'Église de France.

 

Pierre-Julien, malgré sa faible santé, était un prêtre religieux d'une énergie et d'une capacité de travail exceptionnelles. Voyages, correspondances, prédication, direction spirituelle et responsabilités de supérieur provincial ne lui laissait pas tout le temps désiré pour s'adonner fréquemment à la contemplation. Qu'a fait le Père Eymard comme Mariste? Il fut un remarquable organisateur d'associations laïques, un éducateur dévoué, un prédicateur recherché et quelque peu prophète auprès des confrères prêtres et souvent auprès de ses supérieurs religieux. Le Père Eymard avait beaucoup de succès dans la prédication des dévotions eucharistiques telles que les Quarante-heures.

 

Il vit une nouvelle étape marquée d'une grace reçue en 1851 au sanctuaire lyonnais de Fourvière. Pendant qu'il priait, il devint "fortement impressionné" par la pensée de l'état d'abandon spirituel dans lequel se trouvaient les prêtres séculiers, du manque de formation des laïcs, de la pitoyable dévotion envers le Saint-Sacrement et des sacrilèges commis contre la sainte Eucharistie. De là lui vint cette idée d'un Tiers-Ordre masculin dévoué à l'adoration réparatrice; projet qui, dans les années suivantes, deviendra celui de créer une congrégation religieuse entièrement consacrée au culte et à l'apostolat de l'Eucharistie: "J'ai souvent réfléchi sur les remèdes à cette indifférence universelle qui s'empare d'une manière effrayante de tant de catholiques, et je n'en trouve qu'un: l'Eucharistie, l'amour à Jésus Eucharistique. La perte de la foi vient de la perte de l'amour". Et en février 1852, il écrit: "Maintenant il faut se mettre à l'oeuvre, sauver les âmes par la divine Eucharistie, et réveiller la France et l'Europe engourdies dans un sommeil d'indifférence parce qu'elles ne connaissent pas le don de Dieu: Jésus l'Emmanuel Eucharistique. C'est la torche de l'amour qu'il faut porter dans les âmes fidèles et qui se croient pieuses, et ne le sont pas parce qu'elles n'ont pas établi leur centre et leur vie dans Jésus au saint Tabernacle".

 

 

LES ANNÉES "PÈRES DU SAINT-SACREMENT" 1856-1868

 

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Fonder la Congrégation du Saint-Sacrement ne fut pas une tâche facile. Pour répondre à l'Esprit de Dieu en tant que Fondateur, le Père Eymard s'est retrouvé au milieu de conflits de personnalités, des situations embarrassantes, des inquiétudes financières, ce qui acheva de ruiner sa santé. Sa première difficulté fut d'obtenir l'approbation de la fondation de la Congrégation par plusieurs évêques locaux. Quand cette approbation arriva, le Père Eymard ouvrit sa première communauté sur la rue D'Enfer, à Paris.

 

L'oeuvre de la préparation à la première communion, spécialement chez les adultes, avait incité l'archevêque de Paris à donner son approbation au nouveau groupe fondé par Eymard. Il pense que la perte de la foi vient de la perte de l’amour. Il encourage donc la communion fréquente aux enfants. Par toute la France jaillissaient des congrégations ou oeuvres eucharistiques dont beaucoup étaient centrées sur l'adoration eucharistique. Le Père Eymard a orienté son ministère d'abord vers les enfants et les jeunes travailleurs qui constituaient un large secteur de la main-d'oeuvre à Paris, puis vers tous ceux qui étaient loin de l'Église pour les évangéliser. A peine avait-il commencé avec quelques hommes qu'il lui fallut fermer cette maison et déménager à un autre endroit. Ces premières communautés Eymardiennes ont été si pauvres qu'en plusieurs occasions, les religieuses d'un couvent voisin ont du pourvoir à la subsistance des pères et des frères. Il reçoit l'approbation pontificale de son Institut le 3 juin 1963 de Pie IX. Il fonde aussi une communauté religieuse: les Servantes du Très Saint-Sacrement.

 

Malgré les difficultés, l'oeuvre se développe et essaime en province. L'adoration du Saint-Sacrement est toujours la base de la vie de la congrégation. Entre temps, au bord du découragement, le Père Eymard avait consulté le Curé d'Ars. Le curé d'Ars éclatat en sanglots et lui répondit: 'Mon bon ami, vous voulez que je prie le bon Maître pour vous? Mais vous l'avez, vous, vous l'avez toujours devant vous !' Le Père touché des larmes du Curé laisa jaillir les siennes à son tour, et il s'efforçait de le consoler en lui disant: 'Pardonnez-moi, Monsieur le Curé, je ne voulais pas vous faire de peine.' Et ils tombèrent dans les bras l'un de l'autre. Le but essentiel de sa congrégation était double:

 

- "rendre un culte solennel et perpétuel d'adoration à Notre Seigneur Jésus-Christ, demeurant perpétuellement au Très Saint-Sacrement de l'autel, pour l'amour de l'homme"

- "se dévouer à l'amour et à la gloire de ce très auguste Sacrement par l'apostolat de chacun de ses membres qui, sous les auspices et la conduite de l'Immaculée Vierge Marie, doivent s'y appliquer dans la mesure de leur grâce et de leurs vertus."

 

files/saints/eymard3.jpegLe Père Eymard, dans ses retraites eucharistiques, qu'il prêchait disait: "Quand on veut donner un mouvement plus puissant, on double, triple, on centuple la puissance du moteur. Le moteur divin, c'est l'amour, l'amour eucharistique."

 

Dès 1863, le P. Eymard se consacre tout entier à la réalisation d'un projet qui lui tient à coeur: acquérir le Cénacle à Jérusalem "aux mains des Turcs" pour en faire le lieu d'un culte magnifique envers l'Eucharistie. Il multiplie les démarches, intervient auprès de Pie IX, mais le projet se heurte à des difficultés que le Père ne soupçonnait point. Il devra finallement y renoncer.

 

Sa vision de l'Eucharistie : d'une spiritualité de réparation vers une spiritualité centrée sur l'amour du Christ. La vie et l'activité de saint Pierre-Julien est toute centrée sur le mystère de l'Eucharistie. Au tout début, son approche est tributaire de la théologie de son temps. Cependant, il parviendra à se libérer peu à peu de l'aspect dévotionnel et réparateur dans lequel baignait de façon presque exclusive la piété eucharistique de son époque, et il réussira à faire de l'Eucharistie le centre de la vie de l'Église et de la société: "Aucun autre centre que Jésus Eucharistique". Dans l'Eucharistie, Jésus concentre son amour pour le rendre plus puissant.

 

"Le Saint-Sacrement m'a toujours dominé", écrit-il caractérisant ainsi de façon incisive la forme de vie chrétienne qu'il propose. Au centre, il y a la présence du Christ dans l'Eucharistie. Fidèle à la théologie post-tridentine, Eymard souligne fortement le fait de cette présence et son caractère unique: l'Eucharistie est la personne du Seigneur. D'où les affirmations suivantes par lesquelles il exprime sa foi: "La sainte Eucharistie est Jésus passé, présent et futur... C'est Jésus devenu sacrement. Bienheureuse l'âme qui sait trouver Jésus dans l'Eucharistie, et en Jésus-Hostie tout le reste". L'adoration est un moyen de se laisser pénétrer par l'amour du Christ. Celle-ci découle de la messe et nous prépare à la messe. C'est pour cela qu'il invite à prier selon la méthode des quatre fins du Sacrifice, dans le but de faire revivre, dans le culte suréminent de l'Eucharistie, tous les mystères de la vie de Notre Seigneur, dans l'attention et la docilité à l'Esprit saint, pour progresser aux pieds du Seigneur dans le recueillement et la vertu du saint amour...

 

Trois ans avant sa mort, il fit une longue retraite à Rome où il fut entièrement subjugué par la force de l'amour du Christ en lui et dont il sentit qu'il prenait totalement possession de sa personne. Épuisé par les responsabilités de fondateur et premier supérieur général, Pierre-Julien Eymard meurt âgé seulement de 57 ans, le 1er août 1868.

 

Béatifié par Pie XI, en 1925, il est canonisé par Jean XXIII, le 9 décembre 1962, au terme de la première session du Concile Vatican II. Exactement 33 ans plus tard, le 9 décembre 1995, il est inscrit au calendrier romain et présenté à toute l'Église comme l'Apôtre de l'Eucharistie.

 

 


II. Conseils spirituels

 

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L'adoration eucharistique a pour objet la divine personne de notre Seigneur Jésus Christ présent au Très Saint-Sacrement. Il est vivant, il veut que nous lui parlions, il nous parlera. Et ce colloque, qui s’établit entre l’âme et notre Seigneur, c’est la vraie méditation eucharistique, c’est l’adoration. Heureuse l’âme qui sait trouver Jésus en l’Eucharistie, et en l’Eucharistie toutes choses...

 

Regardez l'heure d'adoration qui vous est échue comme une heure du paradis ; allez-y comme on va au ciel, au banquet divin, et cette heure sera désirée, saluée avec bonheur. Entretenez-en suavement le désir dans votre cœur. Dites-vous «Dans quatre heures, dans deux heures, dans une heure, j'irai à l'audience de grâce et d'amour de Notre-Seigneur : il m'a invité, il m'attend, il me désire ».

 

Tant que nous n’aurons pas pour Notre Seigneur au Très Saint-Sacrement un amour de passion, nous n’aurons rien fait… On dit : mais c’est de l’exagération, tout cela. Mais l’amour n’est que de l’exagération ! Exagérer, c’est dépasser la loi. Eh bien, l’amour doit dépasser la loi.

 

Commencez toutes vos adorations par un acte d'amour, et vous ouvrirez délicieusement votre âme à son action divine. C'est parce que vous commencez par vous-mêmes que vous vous arrêtez en chemin ; ou bien, si vous commencez par quelque autre vertu que l'amour, vous faites fausse route. Est-ce que l'enfant n'embrasse pas sa mère avant de lui obéir ? L'amour est la seule porte du cœur.

 

Le vrai secret de l'amour est donc de s'oublier comme saint Jean-Baptiste pour exalter et glorifier le Seigneur Jésus. Le vrai amour ne regarde pas ce qu'il donne, mais ce que mérite le Bien-Aimé.

 

Allez à Notre-Seigneur comme vous êtes; ayez une méditation naturelle. Épuisez votre propre fond de piété et d'amour avant de vous servir de livres ; aimez le livre inépuisable de l'humilité d'amour. Qu'un livre pieux vous accompagne pour vous remettre en bonne voie quand l'esprit s'égare ou quand vos sens s'assoupissent, c'est très bien : mais rappelez-vous que notre bon Maître préfère la pauvreté de notre cœur aux plus sublimes pensées et affections empruntées aux autres.

 

C'est souvent le fruit d'un subtil amour-propre ou de l'impatience, de ne pas vouloir aller à Notre-Seigneur avec sa propre misère ou sa pauvreté humiliée ; et c'est cependant ce que Notre-Seigneur préfère à tout, c'est ce qu'il aime, ce qu'il bénit.

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Il est peu de personnes qui pensent aux vertus, à la vie, à l'état de Notre-Seigneur au Saint-Sacrement. On le traite comme une statue; on croit qu'il n'est là que pour nous pardonner et recevoir nos prières. C'est faux. Notre-Seigneur vit et agit: regardez-le, étudiez-le, imitez-le... Si vous lisez l'Évangile, transportez-le en l'Eucharistie, et de l'Eucharistie en vous. Vous avez alors une bien plus grande puissance. L'Évangile s'illumine, et vous avez sous les yeux et réellement la continuation de ce que vous y lisez... « Je suis la voie». (cf Eucharistie, continuation de l'incarnation)

 

Vous êtes dans[nbsp]l'aridité, glorifiez la grâce de Dieu, sans laquelle vous ne pouvez rien ; ouvrez alors votre âme vers le ciel, comme la fleur ouvre son calice au lever du soleil pour recevoir la rosée bienfaisante. Mais vous êtes dans l'état de tentation et de tristesse ; tout se révolte en vous ; tout vous porte à quitter l'adoration sous prétexte que vous offensez Dieu, que vous le déshonorez plus que vous ne le servez ; n'écoutez pas cette tentation, c'est l'adoration du combat, de la fidélité à Jésus contre vous-même. Non, non, vous ne lui déplaisez pas ; vous réjouissez votre Maître qui vous regarde. Il attend de nous l'hommage de la persévérance jusqu'à la dernière minute du temps que nous devions lui consacrer.

 

Que la confiance, la simplicité et l'amour vous amènent donc à l'adoration.

 

Comme vos adorations sont si imparfaites, unissez-les aux adorations de la Très Sainte Vierge. 

 

Priez en quatre temps : Adoration, action de grâces, réparation, supplication

 

Le saint Sacrifice de la Messe est la plus sublime des prières: Jésus Christ s'y offre à son Père, l'adore, le remercie, lui fait amende honorable et le supplie en faveur de son Eglise, des hommes ses frères et des pauvres pécheurs. Cette prière auguste, Jésus la continue par son état de victime en l'Eucharistie: unissons-nous donc à la prière de notre Seigneur; prions comme lui par les quatre fins du sacrifice de la messe: cette prière résume toute la religion et renferme les actes de toutes les vertus...

 

1. Adoration: Si vous commencez par l’amour, vous terminerez par l’amour. Offrez au Christ votre personne, vos actions, votre vie. Adorez le Père par le Cœur eucharistique de Jésus. Il est Dieu et homme, votre Sauveur et votre frère tout ensemble. Adorez le Père céleste par son Fils, l'objet de toutes ses complaisances; et votre adoration vaudra celle de Jésus: elle sera sienne.

 

2. Action de Grâce: L'action de grâce est l'acte d’amour le plus doux à l'âme, le plus agréable à Dieu; c'est l'hommage parfait à son infinie bonté. L'Eucharistie est elle-même la reconnaissance parfaite. Eucharistie veut dire action de grâce: Jésus y rend grâce à son Père pour nous; Il y est notre propre action de grâce. Remerciez le Père, le Fils, le Saint Esprit...

 

3. Réparation: pour tous les péchés contre sa présence eucharistique. Quel tristesse pour Jésus de rester ignoré, abandonné, méprisé dans tant de tabernacles. Que peu de chrétiens croient en sa présence réelle, combien l’oublient, tout ceci car il s’est fait trop petit, trop humble pour nous témoigner son amour. Demandez pardon, faites descendre la miséricorde de Dieu sur le monde pour tous les crimes...

 

4. Intercession, supplication: Priez pour que son règne vienne, que les hommes croient en sa présence eucharistique. Priez pour les intentions du monde, pour vos propres intentions. Et finissez votre adoration par des actes d’amour et d’adoration.

 


 

III. La Vie de Jésus au Saint-Sacrement
Que fait Jésus au Saint-Sacrement ?

 


files/adoration eucharistique/Divine_Mercy.gif"L'oeuvre de Dieu, c'est que vous croyez en celui qu'il a envoyé" (Jn 6, 29).

 

L 'Eucharistie est quelque chose de surabondant à l'oeuvre de la Rédemption...

 

Que le Fils de Dieu ait aimé l'homme jusqu'à se faire homme, on le comprend: le Créateur devait avoir à coeur de réparer l'ouvrage de ses mains. Que l'Homme-Dieu soit mort sur la croix, on le comprend encore par un excès d'amour. Mais ce qui ne se comprend plus, ce qui épouvante ceux qui sont faibles dans la foi et scandalise les incrédules, c'est que Jésus-Christ glorieux, couronné, après avoir achevé sa mission ici-bas, veuille encore demeurer avec nous, et dans un état plus humilié, plus anéanti qu'à Bethléem, qu'au Calvaire même. Soulevons avec respect le voile mystérieux qui couvre le Saint des saints, et essayons de comprendre l'excès d'amour que nous témoigne le Sauveur...

 

Jésus aura deux trônes, un de gloire au Ciel, un autre de douceur et de bonté sur la terre; deux cours: la cour céleste et triomphante, et la cour de ses rachetés ici-bas. Dans quel état Jésus demeure-t-il avec nous? dans un état de passage, de temps à autre ? Non, mais dans un état persévérant. Il reste pour toujours jusqu'à la fin du monde.

 

Notre-Seigneur, pour entretenir en nous et pour rendre plus efficace l'espérance du ciel, pour nous faire attendre, patiemment le ciel de la gloire et nous y conduire, a créé le beau ciel de l'Eucharistie. Car l'Eucharistie est un beau ciel, le ciel commencé. N'est-elle pas Jésus glorieux venant du ciel sur 'la terre'; et amenant le ciel avec lui? Il vient et demeure corporellement en nos coeurs tant que dure le Sacrement; puis, les espèces détruites, il remonte au ciel, mais, demeure en nous par sa grâce et par sa présence d'amour... L'Eucharistie est l'échelle, non pas de Jacob, mais de Jésus, qui monte au ciel et en descend continuellement pour nous. Il est dans un mouvement incessant vers nous...

 

Jésus a revêtu l'état sacramentel pour son Père et pour nous...

 

I. Il continue d'honorer et de glorifier son Père


Que fait le Sauveur dans l'Eucharistie ?
Il continue son office d'adorateur, de glorificateur de son Père. Il se fera le Sacrement de la gloire de Dieu. Le voyez-vous, Jésus, sur l'autel ? dans le Tabernacle ? Il y est; qu'y fait-il ? Il adore son Père, lui rend grâces et continue son office d'intercesseur pour les hommes… Il demeure sur son Calvaire mystique répétant sa sublime parole : Père, pardonnez-leur ! Je vous offre pour eux mon sang, mes plaies ! Il se multiplie partout, partout où il y a à expier. En quelque lieu que s'établisse une famille chrétienne, Jésus vient faire avec elle société d’adoration, et glorifier son Père en l'adorant et en le faisant adorer en esprit et en vérité. Dieu le Père, satisfait, glorifié autant qu'il le mérite, s'écrie: Mon nom est grand parmi les nations ; car depuis le lever du soleil jusqu'à son couchant, on m'offre une hostie d'agréable odeur !I. Il continue d'honorer et de glorifier son Père.

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Mais, ô merveille de l'Eucharistie ! Jésus rend à son Père, par son état sacramentel, un hommage nouveau, tel que le Père n'en a jamais reçu d'aucune créature; un hommage plus grand, pour ainsi dire, que tout ce que put faire le Verbe incarné sur la terre. Quel est donc cet hommage extraordinaire ? C'est l'hommage du Roi de gloire, consommé dans la puissance, et la majesté du Ciel, qui vient en son Sacrement immoler à son Père, non seulement sa gloire divine comme en l'Incarnation, mais même sa gloire humaine, les qualités glorieuses de son humanité ressuscitée!

 

Ne pouvant dans le Ciel honorer son père par le sacrifice de sa gloire, Jésus-Christ redescend sur la terre, s'incarne de nouveau sur l'autel, et le Père céleste peut le contempler encore pauvre comme à Bethléem, bien qu'Il demeure le Roi du ciel et de la terre; humble et obéissant comme à Nazareth; soumis, non seulement jusqu'à l'ignominie de la Croix, mais jusqu'à la communion sacrilège; soumis à ses ennemis, à ses profanateurs ! Doux Agneau qui ne se plaint pas ! Tendre Victime qui ne sait pas murmurer! Bon Sauveur qui ne se venge pas! Mais pourquoi? pourquoi tout cela ?

 

Pour glorifier Dieu son Père par la continuation mystique des plus sublimes vertus; par le sacrifice perpétuel de sa liberté, de sa puissance et de sa gloire, liées par son amour dans le Sacrement jusqu'à la dernière heure du monde. Jésus-Christ, ici-bas, contrebalançant l'orgueil de l'homme par ses humiliations, et rendant à son Père une gloire infinie : quel spectacle pour le Coeur de Dieu ! quelle raison de la présence eucharistique plus digne de l'amour de Jésus-Christ pour son divin Père !

 

II. Voilé, Il continue et achève son ministère auprès de nous

 

Notre Seigneur aime tellement l'homme qu'il ne peut se séparer de lui, même en son état de gloire. L'Eucharistie, c'est son Incarnation continuée, multipliée, perpétuée jusqu'à la fin du monde. Il veut vivre près de l'homme et continuer les trois états de sa vie de Sauveur: de prière, de sacrifice, de vie des âmes. Il prie dans le tabernacle. Il s'immole sur l'autel. Il nous nourrit dans la sainte communion. Que pouvais-je encore faire pour ma vigne que je n'aie fait? (Is 5, 4)

 

Le Seigneur a fait l'abrégé de toutes ses merveilles de gloire, de vertu et de sainteté; elle les renferme donc toutes... De l'Eucharistie, vous irez au Calvaire, à Nazareth, à Bethléem; mais ces mystères séparés de l'Eucharistie sont sans vie actuelle et présente...

 

a. Il se donne dans la communion, principe de la vie d'union

 

files/adoration eucharistique/Monstrance_sun.gifLa Communion est le complet développement, l'épanouissement de l'Incarnation. Le Corps de Jésus-Christ s'unit donc à notre corps, son âme à notre âme, et sa divinité plane sur l'un et l'autre. Notre corps est, pour ainsi dire, enchâssé au Corps de Notre-Seigneur... Notre corps en prend la force, la grâce, l'intégrité, les moeurs. Laissons donc notre corps se reformer dans ce moule divin et germer en lui pour la gloire. Mais l'âme? Jésus-Christ va droit à notre âme. Il lui dit: « je veux t'épouser pour toujours » L'âme est surtout le but que Jésus vise en nous. Le corps n'est qu'une antichambre: il est le premier honoré, mais Notre-Seigneur ne fait qu'y passer. L'âme reçoit Jésus, et communique à sa vie divine: elle est comme perdue en Notre-Seigneur.

 

Que Notre-Seigneur ne demeure pas stérile dans son ciboire! L'union entre l'âme et Jésus-Christ est plus étroite que toute autre union. Elle se fait entre Jésus-Christ et l'âme d'une manière spirituelle et plus intime que le changement même de la nourriture en la substance de celui qui la prend. L'âme s'unit tellement à Jésus-Christ qu'elle perd en quelque sorte son être propre pour laisser vivre en elle Jésus seul: « Vraiment c’est le Christ qui vit en moi ». Cette union a des degrés d'intimité: plus l'amour est fort, plus elle est étroite et resserrée; de même que deux cires s'unissent d'autant mieux qu'elles sont plus liquides. L'âme se fond en Jésus-Christ comme une goutte d'eau se perd dans l'océan et devient partie de l'océan...

 

b. Il travaille à l’œuvre de ma sanctification. Modèle de vertus

 

Pour devenir un saint, il me faut vaincre l'orgueil et mettre à sa place l'humilité; or, en l'Eucharistie, Jésus me donne l'exemple et la grâce de l'humilité. C'est lui qui a prononcé autrefois cette parole : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de coeur ». Mais, depuis dix-huit siècles, l'humilité ne serait qu'un nom, si nous n'avions que le souvenir; des exemples du Sauveur pendant sa vie mortelle. Nous pourrions dire avec raison : Mais, Seigneur, je ne vous ai pas vu humilié. Eh bien! Jésus-Christ est là pour répondre à nos excuses, à nos plaintes; c'est du Tabernacle, de dessous le voile de l'Hostie, que s'échappe surtout cette parole: « Apprenez de, moi que je suis doux et humble de coeur. » Apprenez de moi à cacher vos bonnes oeuvres, vos vertus, vos sacrifices; descendez, venez vers moi! Et la grâce de l'humilité se trouve dans l'état humilié de Jésus au Très Saint-Sacrement. Quelle gloire humaine pourra craindre de s'abaisser, puisque le Roi de gloire s'abaisse jusqu'à cet état? Qui refusera d'obéir à Dieu et à ceux qui le représentent, quand Dieu, lui-même obéit à l'homme?

 

Au Saint-Sacrement, Jésus s'anéantit, il devient notre modèle, grâce et fin de notre anéantissement, de l'humilité, de la patience, du pardon, de la pauvreté, des humiliations. Et toujours il répête: "Mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur." (Mt 11, 29).

 

c. Jésus encourage ma faiblesse

 

Je puis m'approcher de lui, lui parler, le contempler sans crainte. Si sa gloire resplendissait, qui oserait parler à Jésus-Christ, alors que les Apôtres tombèrent frappés d'épouvante pour avoir vu un rayon de sa gloire, sur le Thabor : Jésus voile sa puissance, qui effraierait l'homme. Il voile sa sainteté, qui est si sublime qu'elle découragerait nos faibles vertus. La mère bégaie avec son petit enfant et se met à sa portée pour l'élever jusqu'à elle; ainsi Jésus se fait petit avec les petits pour les élever jusqu'à lui, et par lui jusqu'à Dieu. Jésus voile son amour, le tempère : son ardeur est telle, qu'elle nous consumerait si nous étions exposés à ses feux sans intermédiaire: Dieu est un feu consumant. Voilà comment Jésus voilé encourage notre faiblesse. Quelle plus grande preuve d'amour que ce voile eucharistique ?

 

Il cache sa gloire divine et corporelle, pour ne pas vous éblouir et vous aveugler; il voile sa majesté afin que vous osiez aller vers lui et lui parler comme un ami à son ami; il tempère même l'ardeur de son Coeur et de son amour pour vous, parce que vous ne pourriez en supporter la force et la tendresse; il ne vous laisse voir que sa bonté qui transpire et s'échappe à travers les saintes espèces, comme les rayons du soleil à travers un léger nuage.

 

d. Il perfectionne ma foi, qui m'unit au Christfiles/adoration eucharistique/Lamb.gif

 

La foi, c'est l'acte pur de l'esprit, dégagé des sens. Or, ici les sens ne servent de rien, ils n'ont pas d'action. C'est le seul mystère de Jésus-Christ où les sens doivent absolument se taire; dans tous les autres, dans l’Incarnation, la Rédemption, les sens voient un Dieu enfant, un Dieu mourant; ici, rien qu'un nuage impénétrable pour eux; la foi doit seule agir, c'est le royaume de la foi. Ce nuage nous demande un sacrifice bien méritoire, le sacrifice de notre raison et de notre esprit ; il faut croire même contre le témoignage des sens, contre les lois ordinaires des êtres, contre sa propre expérience; il faut croire sur la simple parole de Jésus-Christ; il n'y a qu'une question à faire: « Qui est là ? » - « Moi » répond Jésus-Christ. Tombons à terre et adorons!

 

Et cette foi pure et dégagée des sens, libre dans son action, nous unit simplement à la vérité de Jésus-Christ au Très Saint-Sacrement: « La chair ne sert de rien, dit le Sauveur, mes paroles sont esprit et vie ». L'âme franchit la barrière des sens et entre dans l'admirable contemplation de la divine présence de Dieu sous les espèces, assez voilée pour que nous en puissions supporter l'éclat, assez transparente pour les yeux de la foi. Bien plus, au lieu d'être une épreuve, ce voile devient, pour une foi humble et sincère, un aiguillon, un encouragement.

 

On aime à pénétrer une vérité voilée, à découvrir un trésor caché, à triompher d'une difficulté. Ainsi l'âme fidèle, en présence du voile eucharistique, cherche son Seigneur, comme Madeleine au tombeau: ses désirs grandissent, elle l'appelle comme l'Épouse des Cantiques, elle se plaît à lui donner toutes les beautés, à le décorer de toutes les gloires; l'Eucharistie est pour elle ce qu'est Dieu pour les bienheureux, une vérité, une beauté toujours ancienne, et toujours nouvelle, qu'on ne se lasse pas de scruter, de pénétrer. La sagesse de Notre-Seigneur et sa bonté pouvaient seules inventer le voile eucharistique.

 

e. Il nous garde, nous défend, intercède pour nous

 

Il nous garde, et, tandis que contenu dans une faible Hostie, le Sauveur semble dormir du sommeil de l'impuissance, son Cœur veille: "Je dors mais mon coeur veille". Il veille quand nous pensons à lui et quand nous n'y pensons pas; il n'a pas de repos; il jette vers son Père des cris de pardon en notre faveur. Jésus nous couvre de son Cœur et nous préserve de la colère divine provoquée par nos péchés incessants; son Cœur est là, comme sur la croix, ouvert et laissant couler sur nos têtes des torrents de grâce et d'amour.

 

Il est là, ce Cœur, pour nous défendre contre nos ennemis, comme la mère, pour sauver son enfant d'un danger, le presse sur son Cœur afin qu'on ne puisse atteindre l'enfant qu'en atteignant la mère. Et quand même une mère, nous dit Jésus, pourrait oublier son enfant, moi je ne vous abandonnerai jamais.

 

f. Il souhaite recevoir les mêmes hommages que dans sa vie mortelle

 

Notre Seigneur est au Saint-Sacrement pour recevoir des hommes les mêmes hommages qu'il reçut de ceux qui eurent le bonheur de l'approcher durant sa vie mortelle. Il est là, afin que tout le monde puisse rendre à son Humanité sainte des hommages personnels. Quand ce serait la seule raison de l'Eucharistie, nous devrions être bien heureux de pouvoir rendre à Notre-Seigneur en personne nos devoirs de chrétiens. Par cette présence, le culte public a une raison d'être une vie. Otez la présence réelle, comment rendrez-vous à sa très sainte Humanité les respects et les honneurs auxquels elle a droit ? Notre-Seigneur, comme homme, n'est qu'au ciel et au Très Saint-Sacrement. C'est par l'Eucharistie que nous pouvons approcher du Sauveur en personne, vivant ; le voir, lui causer ; sans cette présence, le culte devient une abstraction. Par cette présence, nous allons à Dieu directement, et nous l'approchons comme pendant sa vie mortelle. Quel malheur, si nous étions réduits, pour honorer l'humanité de Jésus-Christ, à reporter nos souvenirs à dix-huit siècles en arrière ! C'est bon pour l'esprit : mais comment rendre l'hommage extérieur à un passé aussi éloigné ? Nous nous contenterions de remercier sans entrer dans la participation des mystères. Mais actuellement, je puis venir adorer comme les bergers; me prosterner comme les mages ; nous n'avons plus à regretter de n'avoir pas été Bethléem ni au Calvaire.

 

 


 

IV. La Vocation eucharistique

 

files/adoration eucharistique/Children.gifI. Choisis par Dieu le Père pour devenir les adorateurs de son divin Fils. Sa vie est le modèle, la grâce et la fin de la nôtre

 

Connaître l'amour de Jésus-Christ, être rempli de sa plénitude, c'est le règne de Dieu en l'homme. Or, c'est le fruit de la dévotion au Cœur de Jésus vivant et nous aimant dans le Très Saint-Sacrement. Cette dévotion est le culte souverain de l'amour. Elle est l'âme de toute la religion et son centre, car la religion n'est que la loi, la vertu et la perfection de l'amour, et le Sacré-Cœur en est le modèle, la grâce et la vie. La dévotion au Sacré-Cœur a un double objet : elle se propose d'abord d'honorer, par l'adoration et le culte public, le Cœur de chair de Jésus-Christ, et ensuite l'amour infini dont ce Cœur a brûlé pour nous depuis sa création, et qui le consume encore au Sacrement de nos autels...

 

II. Vivre de sa vie. Imiter ses vertus, comme un modèle

 

Nous voulons vivre de la vie même de Jésus au Saint Sacrement. Sa vie doit être la règle et la fin de la nôtre. Or la vie eucharistique de Jésus a deux caractères bien distincts :

 

Premièrement, elle est cachée : « Vraiment, tu es un Dieu caché ! » s'écriait Isaïe (45, 15) à la vue du mystère eucharistique. Il continue dans son état sacramentel les grandes vertus de sa vie mortelle. Au Saint Sacrement, Jésus s'anéantit, il devient notre modèle, grâce et fin de notre anéantissement, de notre humilité, de notre patience, de notre pardon, de notre pauvreté et de nos humiliations. Dans l’Eucharistie, Jésus nous appelle à puiser notre douceur et notre humilité dans son Cœur : « Venez à moi… Apprenez de moi, car je suis doux et humble de Cœur » (Mt 11, 29). Ainsi, comme celles de Jésus, toutes nos vertus doivent être simples et cachées, toutes eucharistiques.

 

Deuxièmement, elle est toute intérieure à Dieu. La perfection de l'amour consiste plutôt à écouter qu'à parler, à contempler qu'à travailler avec activité. Comme Jésus qui aime sans montrer les flammes de sa charité, qui sanctifie et gouverne le monde de manière invisible et toute spirituelle, ainsi doit être le royaume de Jésus en nous: tout intérieur. Nous devons donc vivre avec Jésus en Dieu; prier avec lui; nous consumer dans un même amour; devenir pour ainsi dire une même flamme, un même cœur, une même vie en Jésus-Hostie !

 

III. Notre vocation est sainte par la grâce de l'Eucharistie

 

Ici Notre-Seigneur porte son amour jusqu'à sa dernière consommation. Elle est sainte parce qu'elle nous donne les moyens de sanctification les plus puissants, en nous mettant en rapport immédiat, en rapport de vie avec Jésus-Christ, qui est non seulement une grâce, mais l'auteur même de la grâce en son sacrement très saint. Elle rend une grande gloire au Père céleste, parce qu'elle lui présente Jésus son fils au Saint-Sacrement. Or, là Jésus est dans un état plus parfait que durant sa vie mortelle: il y est glorieux, immortel et c'est cet état de gloire et de royauté qu'il immole sans cesse dans l'Eucharistie à la gloire de son Père.

 

IV. Service de la divine personne de Jésus dans l'Eucharistie. Notre fin

 

La vocation eucharistique est le service de Notre-Seigneur Jésus-Christ, dans l'état le plus glorieux qu'il puisse avoir ici-bas, dans l'exposition solennelle et perpétuelle du très Saint-Sacrement.

 

Constitutions des religieux du Saint-Sacrement : « Que tous nos religieux sachent bien qu’ils ont fait profession uniquement pour servir le Divine Personne de notre Dieu et notre Roi, Jésus Christ, véritablement, réellement et substantiellement présent dans le sacrement de son amour ; et, par conséquent, comme de bons et fidèles serviteurs de ce grand Roi, qu’ils aient soin de consacrer à sa plus grande gloire tous leurs dons et toutes leurs vertus, leurs études, leurs travaux, sans rien réserver personnellement. »

 

L’adoration eucharistique, voilà l'action royale et souveraine du religieux du Très Saint-Sacrement: tout dans sa vie doit le préparer, l'orner, le perfectionner pour l'adoration. Tout en sa vie doit être soumis et subordonné à cet exercice divin, parce que c'est l'acte religieux le plus grand, le plus saint, le plus juste de sa vocation et de sa vie...

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Chaque fois que Marie se mettra aux pieds de Jésus et y demeurera dans la prière, Marthe en sera jalouse. Ainsi font ceux qui croient qu'il n'y a de bon qu'un seul état, une seule manière de vivre. Tous sont bons. Celui que vous avez est bon: gardez-le, mais ne méprisez pas les autres. Marthe, en travaillant pour Jésus, faisait bien; elle eut tort d'être jalouse de soeur. "Marthe, Marthe, tu te préoccupes de beaucoup de choses, pourtant une seuleest nécessaire, Marie a choisi la meilleure part et elle ne lui sera pas enlevé."


 Cela arrive encore aux vocations actives de se plaindre des âmes contemplatives. « Vous êtes inutiles ! venez donc travailler au salut de vos frères par la charité! » Mais Jésus les défend ici. Ne faut-il pas aussi faire la charité à Jésus-Christ, pauvre et délaissé dans son Sacrement ?

 

V. Notre vocation est éminemment apostolique

 

Nous faisons travailler Notre-Seigneur à la conversion des âmes en l’exposant et en nous unissant par nos adorations à sa prière et à son apostolat. C'est le privilège unique de notre vocation d'exposer Notre-Seigneur et de le mettre dans l’exercice solennel de son office de médiateur; ce n'est, en effet, que parce que nous sommes à ses pieds qu'il est sur son trône; l’Eglise ne permettrait pas qu'il y perpétuât sa présence de jour et de nuit, s'il ne devait trouver des adorateurs que se succèdent pour le servir le jour et la nuit: nous lui sommes nécessaires pour qu'il se manifeste dans son exposition; nous délions sa puissance.

 

 


 

V. L'Eucharistie est la vie des peuples

 

L'amour du coeur se concentre; on l'emprisonne pour le rendre plus fort: on réunit ses rayons pour faire lentille, comme l'opticien travaille son verre afin de réunir en un seul point toute la chaleur et toute la lumière des rayons solaires. Notre-Seigneur se comprime donc dans le très petit espace de l'hostie ; et comme on allume un grand incendie en appliquant le foyer brillant d'une lentille sur des matières inflammables, ainsi l'Eucharistie fait jaillir ses flammes sur ceux qui y participent et les embrase d'un feu divin... Jésus a dit: « je suis venu apporter le feu sur la terre; tout mon désir est de voir ce feu embraser l'univers. » « Or, ce feu divin, c'est l'Eucharistie », dit saint Jean Chrysostome. Les incendiaires de ce feu eucharistique sont tous ceux qui aiment Jésus; car l'amour véritable veut le règne et la gloire de son bien-aimé.

 

Oui,[nbsp]l'Eucharistie est la vie des âmes et des sociétés, comme le soleil est la vie des corps et de la terre.files/adoration eucharistique/Statue_Mary.gif Sans le soleil, la terre serait stérile, c'est lui qui la féconde, la rend belle et riche; c'est lui qui donne aux corps l'agilité, la force et la beauté. Devant ces effets prodigieux, il n'est pas étonnant que les païens l'aient adoré comme le dieu du monde. En fait, l'astre du jour obéit à un Soleil suprême, au Verbe divin, à Jésus-Christ, qui illumine tout homme venant en ce monde et qui, par l'Eucharistie, Sacrement de vie, agit en personne, au plus intime des âmes, pour former ainsi des familles et des peuples chrétiens. Ô heureuse et mille fois heureuse l'âme fidèle qui a trouvé ce trésor caché, qui va boire à cette fontaine d'eau vive, qui mange souvent ce Pain de vie éternelle!

 

La société chrétienne est de plus une famille. Le lien entre ses membres, c'est Jésus-Eucharistie. Il est le père qui a dressé la table de famille. La fraternité chrétienne a été promulguée à la Cène avec la paternité de Jésus-Christ; il appelle ses Apôtres 'mes petits enfants', et il leur commande de s'aimer les uns les autres comme lui les a aimés.

 

À la sainte table, tous sont des enfants qui reçoivent la même nourriture, et saint Paul en tire la conséquence qu'ils ne forment qu'une famille, un même corps, car ils participent tous au même pain, qui est Jésus-Christ (1 Co 10,16-17). L'Eucharistie donne enfin à la société chrétienne la force de pratiquer la loi de l'honneur et de la charité à l'égard du prochain. Jésus-Christ veut qu'on honore et qu'on aime ses frères. Pour cela, il se personnifie en eux: "Ce que vous faites au moindre des miens, c'est à moi que vous le faites"(Mt 25, 40); et il se donne à chacun d'eux en Communion.

 

L'Eucharistie leur donne un centre de vie. Tous peuvent se rencontrer sans barrière de race, ni de langue, pour la célébration des fêtes de l'Église. Elle leur donne une loi de vie, celle de la charité dont elle est la source; elle forme ainsi entre eux un lien commun, une parenté chrétienne. Tous mangent le même pain, tous sont convives de Jésus-Christ, qui crée entre eux surnaturellement une sympathie de moeurs fraternelles.

 

L'idéal que le père Eymard confie à ses fils spirituels est de "mettre le feu de l'amour eucharistique aux quatre coins de la terre". Et dans les Constitutions, il recommandait à ses religieux que "le Seigneur Jésus soit toujours adoré dans son sacrement et glorifié socialement dans le monde entier". C'est là le sens de l'expression règne de l'Eucharistie qui revient si souvent sous la plume du saint. Ainsi, dans un article intitulé "Le siècle de l'Eucharistie" rédigé en 1864 pour la revue 'Le Très Saint-Sacrement' qu'il avait fondée, Pierre-Julien écrit:

 

« Nous ne craignons pas de l'affirmer, le culte de l'Exposition est le besoin de notre temps... Il est nécessaire pour sauver la société. La société se meurt, parce qu'elle n'a plus de centre de vérité et de charité. Plus de vie de famille: chacun s'isole, se concentre, veut se suffire. La dissolution est imminente. Mais la société renaîtra, pleine de vigueur, quand tous ses membres viendront se joindre autour de Notre Emmanuel. Les rapports d'esprit se réformeront tout naturellement, sous une vérité commune : les liens de l'amitié vraie et forte se renoueront sous l'action d'un même amour. »

 

"Le grand mal de notre époque c'est qu'on ne va pas à Jésus-Christ comme à son Sauveur et à son Dieu. On abandonne le seul fondement, la seule loi, la seule grâce de salut... Que faire alors? Revenir à la source de la vie, et non pas au Jésus historique ou au Jésus glorifié dans le ciel, mais bien plutôt au Jésus dans l'Eucharistie. Il faut le faire sortir de l'ombre pour qu'Il puisse de nouveau se mettre à la tête de la société chrétienne... Que vienne de plus en plus le règne de l'Eucharistie, Adveniat regnum tuum!".

 

Au concept de règne social de Jésus, nous préférons aujourd'hui parler de civilisation de l'amour... (Jean Paul II)

 


 

VI. Notre-Dame du Saint-Sacrement

 

La sainte Vierge avait un attrait si puissant à l'Eucharistie, qu'elle ne pouvait s'en séparer; elle vivait du Saint-Sacrement. Elle passait les jours et les nuits aux pieds de son divin Fils. O Marie, enseignez-nous la vie d'adoration ! Apprenez-nous à trouver comme vous tous les mystères et toutes les grâces en l'Eucharistie; à faire revivre l'Evangile, à le lire dans la vie eucharistique de Jésus. Rappelez-vous, ô Notre-Dame du Très Saint-Sacrement, que vous êtes la mère des adorateurs de l'Eucharistie !

 

files/adoration eucharistique/Lady_Eucharist.gifOù trouve-t-on Jésus sur la terre sinon dans les bras de Marie ? N'est-ce pas elle qui nous a donné l'Eucharistie! C'est son acquiescement à l'Incarnation du Verbe dans son sein, qui a commencé le grand mystère de réparation envers Dieu et d'union avec nous que Jésus accomplit pendant sa vie mortelle et qu'il continue au Sacrement. Il ne faut jamais séparer Marie de Jésus: on ne saurait aller à Lui sans passer par Elle. Je dis même que plus nous aimons l'Eucharistie, plus nous devons aimer Marie...

 

« Tous d'un même cœur étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie mère de Jésus, et avec ses frères. » (Ac 1, 14)

 

Marie aura la mission de nous prendre par la main, pour nous conduire au Tabernacle. La sainte Vierge devient donc notre Mère pour l'Eucharistie; elle est chargée de nous faire trouver notre Pain de vie, de nous le faire apprécier et désirer; elle reçoit mission de nous former à l'adoration. O Jésus, je ne sais pas adorer, moi; mais je vous offre les paroles, les élans du coeur de votre Mère, qui est la mienne aussi; je ne sais pas adorer; mais je vous répéterai son adoration pour les pécheurs, pour la conversion du monde et tous les besoins de l'Eglise.

 

C'est Marie qui formera à Jésus-Eucharistie sa cour d'honneur. N'en doutez pas, si vous avez le bonheur de connaître, d'aimer et de servir le Très Saint-Sacrement, c'est à Marie que vous le devez; c'est elle qui vous a demandés au Père céleste pour la garde d'amour du Dieu de l'Eucharistie; remerciez-la bien cette bonne Mère! vous lui devez toutes les grâces de votre vie, et la plus grande de toutes, celle d'aimer et de servir, en lui consacrant votre vie tout entière, le Roi des rois sur son trône d'amour !

 

L'adoration de Marie était profonde, intérieure, intime. C'était le don d'elle-même. Elle s'offrait tout entière au service d'amour du Dieu de l'Eucharistie: car l'amour ne pose ni conditions ni réserves; il ne pense plus à soi, ne vit plus pour soi; il est étranger à lui-même, et ne vit que pour le Dieu qu'il aime. Tout en Marie allait vers le Saint-Sacrement comme vers son centre et sa fin. Un courant de grâce et d'amour s'établissait entre le Coeur de Jésus-Hostie et le coeur de Marie adoratrice: c'étaient deux flammes qui se perdaient en une seule; Dieu fut alors parfaitement adoré par sa créature!

 

Marie faisait une mission perpétuelle de pénitence et de prière au pied de la très adorable Eucharistie; elle y traitait du salut du monde: dans son zèle immense elle embrassait les besoins des fidèles de tous les lieux et de tous les temps à venir, qui devaient hériter de la sainte Eucharistie et la servir. Mais la mission la plus chère à son âme était de prier continuellement pour le succès des prédications et des travaux des apôtres et de tous les membres du sacerdoce de Jésus-Christ. Aussi ne faut-il pas s’étonner que ces ouvriers apostoliques convertissent si facilement des royaumes entiers; Marie se tenait au pied du trône de la miséricorde, suppliant pour eux la bonté du Sauveur. Sa prière convertissait les âmes, et, comme toute conversion est le fruit de la prière, et que la prière de Marie ne pouvait éprouver de refus, les apôtres avaient en cette Mère de bonté leur meilleur auxiliaire: « Bienheureux celui pour qui prie Marie ». Les adorateurs partagent la vie et la mission de prière de Marie au pied du Très Saint-Sacrement: c'est la plus belle de toutes les missions...

 

 


 

Documentation Eymard

 

Merci de consulter directement le site des Pères du Saint Sacrement http://www.eymard.org/

SAINT DAMIEN DE MOLOKAI (1840-1889)

Saint Damien de Molokai (1840-1889), apôtre des lépreux

"Venez à Moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et Moi je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes. Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger. " (Mt 11, 28-30)

 

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Le Père Damien passait des heures devant le Saint-Sacrement. « Je trouve ma consolation dans mon unique compagnon qui ne me quitte plus, c’est-à-dire notre divin Sauveur dans la Sainte Eucharistie. » Grâce au P. Damien, l'enfer de Molokaï, fait d'égoïsme, d'immortalité et de désespoir, se transforme peu à peu en une communauté authentique.

 

« C’est au pied de l’autel que nous trouvons la force nécessaire dans notre isolement. Sans le Saint-Sacrement, une position telle que la mienne ne serait pas soutenable. Mais ayant notre Seigneur à mes côtés, eh bien ! je continue d’être toujours gai et content. Avec cette gaieté de cœur et le rire sur les lèvres, je travaille avec zèle au bien des pauvres malheureux lépreux et petit à petit, sans trop d’éclat, le bien se fait… [Jésus au Saint-Sacrement] est le plus tendre des amis avec les âmes qui cherchent à Lui plaire. Sa bonté sait se proportionner à la plus petite de ses créatures comme à la plus grande. Ne craignez donc pas dans des conversations solitaires, de L’entretenir de vos misères, de vos craintes, de vos ennuis, de ceux qui vous sont chers, de vos projets, de vos espérances, faites-le avec confiance et à cœur ouvert. » (lettre à son frère, 13 déc 1881)

 


Chronologie

1840 : 3 janvier, Naissance de Joseph de Veuster, au village de Tremelo, en Belgique.
1858 : Joseph entre à l’école moyenne de Braine-le-Comte (Belgique) pour y apprendre le francais.
1859 : 2 février, Joseph de Veuster prend l’habit religieux chez les Pères des Sacrés-Cœurs de Picpus à Louvain, en Belgique. Il prend le nom de Damien et rejoint ainsi son frère Pamphile dans le même Institut.
1863 : Départ pour les îles Hawaï, le 30 octobre
1864 : 4 mai, Ordination sacerdotale en la cathédrale
d’Honolulu, à Hawaï.
1873 : Le Père Damien de Veuster est missionnaire
dans les diverses îles de l’Archipel des Hawaii dans le Pacifique. Ouverture de la léproserie de Molokaï en 1866.
1873 : 10 mai, entrée du Père Damien à la léproserie
de Molokaï.
1884 : En fin de cette année, le Père Damien se découvre lépreux. Alertée par la presse, l’opinion internationale s’émeut du sort des lépreux.
1889 : Le 1er avril, le Père Damien meurt lépreux.
1995 : Damien est béatifié.
11 octobre 2009 : Damien est canonisé.

 

Voici des extraits de ces lettres

 

Kalawao, Molokai, le 26 novembre 1885
…J'ai été très peiné par l'autorisation que N.T.R.P. a envoyée à mon confrère, P. Albert, de s'en retourner à Tahiti. Depuis ce temps, je suis toujours seul. Le bon P. Columban vient de deux à trois mois pour me confesser et s'en retourne de suite. Je viens même d'être empêché par notre supérieur, le P. Léonor, de me rendre à Honolulu quand dans l'intervalle je voudrais voir un confrère. Je ne sais trop où cela va aboutir. Je me résigne cependant à la divine Providence et trouve ma consolation dans mon unique compagnon qui ne me quitte pas, c'est-à-dire notre divin Sauveur dans la sainte Eucharistie. C'est au pied de l'autel que je me confesse souvent et que je cherche le soulagement aux peines intérieures. C'est devant Lui, ainsi que devant la statue de notre sainte Mère, que je murmure quelquefois, en demandant la conservation de la santé. Je continue de m'occuper de mon double orphelinat d'enfants lépreux dont le nombre monte au-delà de 40. La moitié d'entre eux, très avancés dans la maladie, n'attendront pas pour aller au Ciel. Je voyage ordinairement en voiture pour aller de l'une de mes églises à l'autre. Le dimanche, je célèbre ordinairement deux messes, je prêche quatre fois et donne deux fois la bénédiction du Saint-Sacrement…

 

Kalawao, Molokai, mai 1886
…De plus, la terrible maladie dont vous connaissez le commencement fait des progrès effrayants, et menace de me rendre irrégulier sinon impotent pour célébrer la sainte messe, et n'ayant Pas d'autre prêtre, je serai privé même de la sainte communion et du Saint-Sacrement. C'est cette privation qui me coûtera le plus et me rendra ma position insoutenable…

 

Kalawao, Molokai, 26 août 1886
…Immédiatement après la messe, sans laisser au curé le temps de déjeuner, la procession se forme, la croix et un grand drapeau bien lourd à paner ouvrent la marche, puis tambours et instruments de musique en fer blanc suivis de deux associations avec leur drapeau hawaiien. Après viennent les deux ligues de femmes chrétiennes, suivies des hommes, puis les chantres toujours dirigés par mon bon Petero aveugle, qu'un homme robuste guidait sous un parasol; enfin les thuriféraires, les fleuristes, etc, puis le dais entoure de quatre lanternes champêtres ornées de fleurs des champs. Un reposoir portatif bien orné augmentait l'ornementation de la procession; en arrivant à la résidence du superintendant, il fut déposé sous la véranda, où j'exposai le Saint-Sacrement. Grâce à la prolongation du chant nous pûmes reposer sur le beau gazon nos pieds et jambes malades et fatigués de la longue marche pendant que nous y fîmes dévotement l'adoration. Après la bénédiction, la procession retourna par le même chemin et le même ordre à l'église…

 

Kalawao, Molokai, iles Sandwich, le 26 août 1886
Révérend monsieur, J'ai bien reçu votre lettre si hautement estimée du 4 juin. Je remercie notre divin Sauveur d'avoir, par l'exemple d'un pauvre prêtre qui accomplit en toute simplicité les devoirs de sa vocation, allume dans votre creur ce noble esprit de la douce vie du sacrifice de soi-même. Comme vous le dites dans votre lettre, le Saint-Sacrement est vraiment le stimulant pour nous tous, pour moi comme pour vous, qui pousse à renoncer à toutes les ambitions du monde. Sans la présence continuelle de notre divin Maître à l'autel de mes pauvres chapelles, je n'aurais jamais pu persévérer à jeter mon sort avec les lépreux de Molokai. Les conséquences en étaient prévues, mais maintenant elles commencent à se manifester sur la surface de mon corps et se font sentir dans tout mon système. Comme la sainte communion est le pain de tous les jours pour le prêtre, je me sens heureux, bien content et résigne dans le milieu quelque peu exceptionnel où il a plu à la divine Providence de me placer…

 

Kalawao, Molokai, 5 octobre 1886
…Je suis réputé attaqué moi-même de la terrible maladie. Les microbes de la lèpre se sont finalement nichés dans ma jambe gauche et dans mon oreille. Ma paupière commence à tomber. Il m’est impossible de me rendre encore à Honolulu parce que la lèpre devient visible. Bientôt ma figure sera endommagée, je suppose. Étant sûr que la maladie est réelle, je reste calme et résigné et je suis même plus heureux parmi mon monde. Le bon Dieu sait ce qui est mieux pour ma sanctification et dans cette conviction je dis tous les jours un bon fiat voluntas tuas…

 

Kalawao, Molokai, îles Sandwich, le 9 novembre 1887
…Bien que la lèpre ait fortement empoigné mon corps et m'ait défiguré un peu, je continue d'être fort et robuste et les terribles souffrances de mes pieds ont disparu. Jusqu'ici la maladie n'a pas encore déformé mes mains et je continue à dire tous les jours la sainte messe. Ce privilège est ma plus grande consolation, pour moi aussi bien que pour le bonheur de mes nombreux compagnons de misère, qui tous les dimanches remplissent assez bien mes deux églises où je réserve continuellement le Saint-Sacrement. 50 orphelins vivent ici avec moi et ils prennent presque tout mon temps libre. La mort a diminué le nombre de mes malades de manière qu'il m'en reste encore environ 500…

 

Kalawao, le Vendredi saint 1 1888, 4 heures du matin
Mon révérend père,
C'est la quinzième année que nous observons l'adoration nocturne, tout lépreux que nous sommes. J'ai reçu votre petit mot pour l'envoi des caisses américaines. Les matelots du Mokolii me dirent hier soir que lundi le Kilauea doit encore une fois venir pour notre port. Veuillez en profiter pour nous les expédier…

J. Damien des SS. CC.

Saint Dominique Savio (1842-1857)

Extraits sur l'Eucharistie par Don Boscofiles/saints/Savio.jpg

 

Quand il recevait la sainte eucharistie, sa préparation était pieuse et édifiante. La veille au soir, avant de se coucher, il faisait une prière à cette intention et il l’achevait toujours ainsi : "Loué et remercié soit à chaque instant le très saint et divin sacrement !" Le matin il se préparait normalement mais son action de grâces, elle, n’en finissait plus. La plupart du temps, si personne ne l’appelait, il oubliait le petit-déjeuner, la récréation et parfois jusqu’à la classe. Il restait en oraison, ou mieux en contemplation de la bonté de Dieu, qui communique ineffablement aux hommes les trésors de son infinie miséricorde.

 

C’était un vrai délice pour lui de passer des heures devant le Jésus au Saint-Sacrement. Au moins une fois par jour, il allait invariablement le visiter, en invitant des camarades à l’accompagner. Sa prière préférée était le chapelet au Sacré-Cœur de Jésus en réparation des outrages que lui font les hérétiques, les infidèles et les mauvais Chrétiens.

 

Afin de retirer plus de fruits de ses communions et aussi de trouver quotidiennement un nouveau stimulant à sa ferveur, il s’était fixé pour chaque jour une intention spéciale.

 

Il était transporté de joie quand il prenait part aux diverses cérémonies en l’honneur du Saint-Sacrement. S’il rencontrait un prêtre portant le viatique à un malade, il s’agenouillait sur le champ où qu’il se trouvait ; et s’il en avait le temps il l’accompagnait et restait jusqu’à la fin de la cérémonie.

 

Un jour de pluie, alors que les rues étaient boueuses, un prêtre portant le viatique passait près de lui. Faute de mieux, il se mit à genoux dans la boue. Un camarade le lui reprocha ensuite, en lui faisant remarquer qu’il n’était pas forcé de salir ainsi ses vêtements et que le Seigneur ne l’y obligeait pas. Il répondit simplement : "Mes genoux et mes pantalons appartiennent totalement au Seigneur ; ils doivent donc totalement servir à lui rendre honneur et gloire. En passant près de Lui, je ne me jetterais pas seulement dans la boue pour l’honorer, mais je me précipiterais même dans le feu, car je participerais ainsi au feu d’amour infini, qui l’a poussé à instituer ce grand sacrement."

 

Dans une circonstance identique, il vit un jour un soldat qui restait debout au passage du très Saint-Sacrement. N’osant pas lui demander de s’agenouiller, il tira son petit mouchoir de sa poche, le déplia sur le sol boueux, puis lui fit signe de s’en servir. D’abord confus, le soldat laissa ensuite le mouchoir de côté et s’agenouilla sur la chaussée.

 

Quand je veux quelque chose de grand, je vais recevoir la sainte Hostie… Qu’est-ce qui me manque pour être heureux ? Rien sur cette terre ! Il me manque seulement de pouvoir jouir au ciel, face à face de Celui que je vois dans la foi et que j’adore aujourd’hui sur l’autel.

BIENHEUREUX CHARLES DE FOUCAULD (1858-1916)

Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)

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"L'heure la mieux employée de notre vie est celle où nous aimons le plus Jésus." "L'adoration du Saint-Sacrement est le repos, le rafraichissement, la joie" (à Mme Bondy, 19 janvier 1903) "Adorer la sainte Hostie, ce devrait être le fond de la vie de tout humain." Suzanne Perret, le 15 décembre 1904)

 

"Quelle joie immense, mon Dieu. Passer plus de quinze heures en ayant rien d'autre à faire que de te regarder et te dire : 'Seigneur je t'aime !' Oh, quelle douce joie ! "

 

"Je suis dans la maison de Nazareth, entre Marie et Joseph, serré comme un petit frère contre mon Frère aîné Jésus, nuit et jour présent dans la Sainte Hostie".

 

"De son tabernacle, Jésus rayonnera sur ces contrées et attirera à Lui des adorateurs… Ma présence fait-elle quelque bien ici ? Si elle n’en fait pas, la présence du Saint-Sacrement en fait certainement beaucoup : Jésus ne peut être en un lieu sans rayonner."

 

« Cœur Sacré de Jésus, merci de ce premier tabernacle en pays touareg. Cœur Sacré de Jésus, rayonnez du fond de ce tabernacle sur ce peuple qui vous adore sans vous connaître. Eclairez, dirigez, sauvez ces âmes que vous aimez» (Diaire, 8 juillet 1903). "Coeur Sacré de Jésus, Merci de vous exposer à nos yeux, de vous donner à nous, de nous faire le don infini de votre présence, dans votre Sainte Hostie, sur le Saint Autel. Merci de vous donner, de vous présenter, de rester avec nous ainsi tout le jour, toute la nuit, à toute heure, toute notre vie, transformant notre vie, en une vie toute divine. Merci Coeur Sacré de Jésus de cet excès de bonté, de cet excès de bonheur !"

 

Par cette présence de notre Seigneur toujours exposé dans la Sainte Hostie, les peuples environnants sont merveilleusement sanctifiés...

 

"Dans la Sainte Eucharistie, - c’est aussi le sens de l’adoration perpétuelle -, nous entrons dans ce mouvement de l’amour d’où découle tout progrès intérieur et toute fécondité apostolique : " Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes" (Jn 12, 32). (Jean-Paul II à Montmartre) Bien qu'il n'y ait pas eu de fruits visibles du vivant de Charles, après sa mort, plus de cent familles spirituelles fleuriront de part le monde, trouvant dans le témoignage de Charles leur inspiration... Voilà la fécondité eucharistique. En se mettant à l'école de Charles de Foucauld, entrons dans cette pauvreté où nous conduit l'Eucharistie. Lui qui est riche, se fait pauvre dans l'Eucharistie, pour nous revêtir de sa gloire et nous enrichir de sa grâce chaque fois que nous allons à lui dans l'adoration...

 


files/saints/foucauld-montmartre.gif"Vous me dites que je serai heureux, heureux du vrai bonheur, heureux au dernier jour… que tout misérable que je sois, je suis un palmier planté au bord des eaux vives, des eaux vives de la volonté divine, de l'amour divin, de la grâce… et que je donnerai du fruit en mon temps. Je me sens sans fruit : je suis converti depuis onze ans, qu'ai-je fait ? Quelles étaient les œuvres des saints et quelles sont les miennes ? Je me vois les mains vides de bien. Vous daignez me consoler. Vous daignez me consoler :... tu porteras du fruit en ton temps, me dites-vous… Quel est ce temps ? Notre temps à tous, c'est l'heure du jugement : Vous me promettez que si je persiste dans la bonne volonté et le combat, si pauvre que je me voie, j'aurai des fruits à cette dernière heure… Et vous ajoutez : tu seras un bel arbre à feuilles éternelles vertes, et toutes tes œuvres auront une fin prospère, toutes rapporteront leur fruit pour l'éternité. Mon Dieu, que Vous êtes bon, que Vous êtes divinement consolant".

 

"Voici la fête du Sacré-Cœur qui approche, grande fête pour vous et pour moi, toujours, mais surtout cette année : avoir pu élever une chapelle en l'honneur du Sacré-Cœur, quelle grâce! Maintenant, il faut Lui élever un édifice spirituel autrement grand, autrement durable, un ordre de moines qui L'adorent nuit et jour dans la sainte Hostie exposée, étendent Sa présence, la multiplient et, au lieu d'un humble oratoire à Beni-Abbès,en élèvent un grand nombre d'où la sainte Eucharistie et le divin Cœur rayonnent, lumière du monde, sur beaucoup de régions infidèles, pendant des siècles. Ce bien immense, infini, divin, de la sainte Hostie perpétuée et multipliée, en une longue série de temps et de lieux, avec son rayonnement de grâces pour le monde et de gloire pour Dieu, est désormais entre mes mains: par la bouche de ses représentants, Jésus m 'a donné toutes les autorisations: il ne manque que moi, que ma conversion. Obtenez-la du Sacré-Cœur ! » (lettre à Mme de Bondy, 12 mai 1902).

 

Sa règle précise qu’il s’agira « d’évangéliser non par la parole, mais par la présence du Saint-Sacrement » (lettre au Compte Henri de Castries, 23 juin 1901).

 

"Aucun peuple ne me semblant plus abandonné que ceux-ci, j'ai sollicité et obtenu du Très Révérend Préfet apostolique du Sahara la permission de m'établir dans le Sahara algérien et d'y mener, dans la solitude, la clôture et le silence, dans le travail des mains et la sainte pauvreté, seul ou avec quelques prêtres ou laïcs, frères en Jésus, dans l'Adoration perpétuelle du Très Saint-Sacrement exposé, si le bon Dieu donne quelques Frères, une vie aussi conforme qu'on pourrait à la vie cachée du bien-aimé Jésus à Nazareth" (lettre à Mgr Caron, 1905).

 

Il va dans le Sahara pour "faire le plus de bien qu'on puisse faire actuellement au populations musulmanes si nombreuses et si délaissées, en apportant au milieu d'elles Jésus dans le Très Saint-Sacrement, comme la Très Sainte Vierge sanctifia Jean-Baptiste en apportant auprès de lui Jésus(lettre à Mme de Bondy, le 9 septembre 1901).

 

Charles était certain dans la foi, que la présence de l’Eucharistie au milieu de cette terre musulmane, au milieu de tout groupe humain, a une puissance de sanctification, secrète et comme indépendante de la volonté et de l’attention du groupe. Il écrit : "Je ne crois pas leur faire le plus grand bien (aux infidèles) que celui de leur apporter, comme Marie dans la maison de Jean lors de la Visitation, Jésus, le bien de biens, le sanctificateur suprême, Jésus, qui sera toujours présent parmi eux dans le Tabernacle… Jésus s’offrant chaque jour sur le saint autel pour leur conversion, Jésus les bénissant chaque soir au salut  : c’est là le bien des biens, notre Tout, Jésus".

 

« Nous voici aux portes de l'éternité. On s'y croit presque ici, en regardant ces deux infinis du grand ciel et du désert: vous qui aimez à voir se coucher le soleil qui en descendant chante la paix et la sérénité éternelles, vous aimeriez à regarder le ciel et les grands horizons de cette petite Fraternité. Mais le mieux, le vrai infini, la vraie paix est aux pieds du divin Tabernacle. Là, ce n’est plus en image, mais en réalité qu’est tout notre bien, notre amour, notre vie, notre tout, notre paix, notre béatitude : là est tout notre cœur et toute notre âme, notre temps et notre éternité, notre Tout. » (à Mme de Bondy, le 4 février 1903).

 

"Je tache de faire au jour le jour la volonté de Jésus et suis dans une grande paix intérieure. Ne vous tourmentez pas de me voir seul, sans ami, sans secours spirituel : je ne souffre en rien de cette solitude, je la trouve très douce : j'ai le Saint-Sacrement, le meilleur des amis à qui parler jour et nuit..." (à Mme de Bondy, 16 décembre 1905).

 

"Les voyages de notre âme vers le bon Dieu sont plus lointains que tous ceux de l'Océan, et tandis que les découvertes des marins sont limitées, comme ce globe, les découvertes de l'âme qui par l'oraison s'élève vers Dieu sont sans limites, car Dieu est infini. ... Et les découvertes y sont toujours délicieuses, car tout ce qu'on entrevoit de Dieu est divinement beau. ... Il y a plus de mystère dans le petit Tabernacle que dans le fond des mers et la surface des terres, et il y a plus de beauté que dans la création entière...

 

"Vous êtes, mon Seigneur Jésus, dans la sainte Eucharistie, vous êtes là, à un mètre de moi, dans ce tabernacle! Votre corps, votre âme, votre humanité, votre divinité, votre être tout entier est là, dans sa double nature ; que vous êtes près, mon Dieu, mon Sauveur, mon Jésus, mon Frère, mon Sauveur, mon Epoux, mon Bien-Aimé..."

 

"Vous n'étiez pas plus près de la Sainte Vierge, pendant les neuf mois qu'elle vous porta dans son sein, que vous l'êtes de moi quand vous venez sur ma langue dans la communion !"

 

"Vous n'étiez pas plus près de la Sainte Vierge et de saint Joseph dans la grotte de Bethléem, dans la maison de Nazareth, dans la fuite en Egypte, pendant tous les instants de cette divine vie de famille, que vous l'êtes de moi en ce moment et si, si souvent, dans ce tabernacle !"

 

"Sainte Madeleine n'était pas plus près de vous, assise à vos pieds à Béthanie que je le suis, au pied de cet autel ! Vous n'étiez pas plus près de vos Apôtres quand vous étiez assis au milieu d'eux, que vous êtes près de moi maintenant mon Dieu!..."

 

"Mon Créateur, mon Père, mon Bien-Aimé, Vous qui êtes là, à trois mètres de moi, sous l'apparence de cette Hostie, Vous êtes la beauté suprême; toute beauté créée, beauté de la nature, du ciel au coucher de soleil, de la mer unie comme une glace sous un ciel bleu, des forêts sombres, des jardins fleuris, des montagnes, des grands horizons, des déserts, des neiges et des glaciers, beauté d'une belle âme se reflétant sur un beau visage, beauté d'une belle action, d'une' belle vie, d'une grande âme, toutes ces beautés ne sont que le plus pâle reflet de la Vôtre, mon Dieu. Tout ce qui a charmé mes yeux en ce monde, n'est que le plus pauvre, le plus humble reflet de votre beauté infinie!... Mon Dieu, daignez me donner ce sentiment continuel de Votre présence, de Votre présence en moi et autour de moi... et, en même temps, cet amour craintif qu'on éprouve en présence de ce qu'on aime passionnément, et qui fait qu'on se tient devant la personne aimée, sans pouvoir détacher d'elle les yeux, avec un grand désir et une volonté de faire tout ce qui lui plaît, tout ce qui est bon pour elle et une grande crainte de faire, dire ou penser quelque chose qui lui déplaise ou lui fasse du mal... En Vous, par Vous et pour Vous. Amen" (notes à Nazareth, 1897).

 

"En vous donnant ma présence dans le Tabernacle jusqu'à la fin des siècles, je vous fais un don infini... mais je vous en fais deux autres infinis aussi. Je me donne à vous en second lieu, pour être votre nourriture, et en troisième lieu, pour être offert pour vous en sacrifice à mon Père" (Charles de Foucauld, pendant une retraite...)

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Réglement des petits frères du Sacré-Coeur de Jésus

Lettre à Suzanne Perret sur ses projets de fraternités

SAINTE THÉRÈSE DE LISIEUX (1873-1897)

SAINTE THÉRÈSE DE LISIEUX (1873-1897)

files/saints/therese.jpg“Le propre de l’amour est de s’abaisser... Pour que l'amour soit pleinement satisfait, il faut qu'il s'abaisse jusqu'au néant et transforme en feu ce néant." (cf Ph 2, 9-11)

 

Céline (8 ans) disait un jour : “ Comment cela se fait-il que le bon Dieu peut être dans une si petite hostie ? ” Thérèse (4 ans) répond alors : “ Ce n’est pas étonnant puisque le bon Dieu est tout puissant. ” - “ Qu’est ce que veut dire tout puissant ? ” - “ Mais c’est de faire tout ce qu’il veut !

 

"O ma chérie, pense donc que Jésus est là dans le tabernacle exprès pour toi, pour toi seule, il brûle du désir d'entrerfiles/saints/therese_plaque.jpg dans ton cœur..." (Lettre de Thérèse à sa soeur, LT 92)

 

"Mettez-vous à mon école car je suis doux et humble de coeur." (Mt 11, 29) L'adoration eucharistique nous place à l'école du Coeur de Jésus, école de douceur, d'humilité et d'ardente charité. Thérèse savait trouver en l'Eucharistie le modèle de toutes les vertus à imiter. En méditant sur l'abaissement de Jésus dans l'humble Hostie, elle cherchait en retour toute occasion pour s'abaisser. En contemplant la manière dont Jésus se donne sans défense dans l'Eucharistie, elle apprenait à se donner au Seigneur et à ses soeurs de la même manière. Puisque Jésus se cache dans la petite Hostie, Thérèse voulait se cacher pour mieux ressembler à son Seigneur:

 

Vivre d’Amour, c’est vivre de ta vie, Roi glorieux, délice des élus.
Tu vis pour moi, caché dans une hostie
Je veux pour toi
me cacher, ô Jésus !
A des amants, il faut la solitude, Un cœur à cœur qui dure nuit et jour
Ton seul regard fait ma béatitude, Je vis d’Amour !…

 

Mon doux Soleil de vie ; O mon Aimable Roi; C'est ta Divine Hostie; Petite comme moi...

 

"Ô mon Bien-Aimé, sous le voile de la blanche Hostie que vous m'apparaissez doux et humble de cœur ! Pour m'enseigner l'humilité vous ne pouvez vous abaisser davantage, aussi je veux, afin de répondre à votre amour, désirer que mes sœurs me mettent toujours à la dernière place et bien me persuader que cette place est la mienne. Ô Jésus, doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre !”

 

files/saints/ado_st_pierre.gifThérèse de Lisieux s’endormait souvent à l’église, pendant l'adoration. "Je devais me désoler de dormir pendant mes oraisons et mes actions de grâce ; eh bien, je ne me désole pas… Je pense que les petits enfants plaisent autant à leurs parents lorsqu’ils dorment que lorsqu’ils sont éveillés, je pense que pour faire des opérations les médecins endorment leurs malades. Enfin je pense que le Seigneur voit notre fragilité, qu’Il se souvient que nous ne sommes que poussière."

 


Jésus est le "divin mendiant d'amour"

 

“Ce n’est pas pour rester dans le ciboire d’or que Dieu descend chaque jour du Ciel, c’est afin de trouver un autre Ciel qui lui est infiniment plus cher que le premier, le Ciel de notre âme, faite à son image, le temple vivant de l’adorable Trinité !… ”

 

“ Un jour que Thérèse, proche de sa mort, vint à la Messe et communia, je (Mère Agnès) me mis à pleurer. Je la suivis dans sa cellule et je la verrai toujours, assise sur son petit banc et le dos appuyé sur la pauvre cloison de planches. Elle était exténuée et me regardait d’un air triste et si doux ! Mes larmes redoublèrent et devinant combien je la faisais souffrir, je lui en demandais pardon à genoux. Elle me répondit simplement : “Ce n’est pas trop souffrir pour gagner une Communion !…”

 

Jésus mon Bien-Aimé, rappelle-toi ! 
Rappelle-toi que montant vers le Père
Tu ne pouvais nous laisser orphelins
Et te faisant prisonnier sur la terre
Tu sus voiler tous tes rayons divins
Mais l'ombre de ton voile est lumineuse et pure
Pain Vivant de la foi, Céleste Nourriture
O mystère d'amour !
Mon Pain de chaque jour
Jésus, c'est Toi!...

 

Mon Ciel, il est caché dans la petite Hostie

Oh Jésus, mon Époux, se voile par amour

A ce Foyer Divin je vais puiser la vie

Et là mon Doux Sauveur m'écoute nuit et jour

“ Oh ! quel heureux instant lorsque dans ta tendresse

“ Tu viens, mon Bien-Aimé, me transformer en toi

“ Cette union d'amour, cette ineffable ivresse

Voilà mon Ciel à moi !…


"Quelle joie de semer des fleurs sous les pas du bon Dieu! Mais avant de les y laisser tomber, je les lançais le plus haut que je pouvais et je n'étais jamais aussi heureuse qu'en voyant mes roses effeuillées toucher l'Ostensoir sacré."« Aigle Eternel, Tu veux me nourrir de ta divine substance, moi, pauvre petit être, qui rentrerait dans le néant si Ton divin regard ne me donnait la vie à chaque instant… Ô Jésus ! Laisse-moi dans l’excès de ma reconnaissance, laisse-moi te dire que ton amour va jusqu’à la folie. » (Ms B, p 231)

 

Toutes les citations de sainte Thérèse sur l'Eucharistie...

Autres du XIXe siècle (Marie-Thérèse Dubouché, Aurélie Couette, Elisabeth de la Trinité)

Mère Marie Thérèse Dubouché (1809-1863)

 

 

En fondant la communauté de l’adoration réparatrice, elle écrivait : "Misère humaine ! On cherche la voie partout : on interroge la science, on lit des livres volumineux, on s’adresse à l’expérience, on observe, on réfléchit, on considère la créature dans l’ordre physique et moral, tout cela en quête de vie ! Et le principe de vie est là, il est à nous et nous le dédaignons pour aller boire à tous ses ruisseaux qui ne peuvent étancher notre soif ! Qu’il est triste de voir les hommes qui se remuent en vain pour découvrir des moyens de trouver Dieu, quand ils l’ont si près d’eux dans ce divin sacrement !"

 

L’adoration eucharistique, c’est d’être là comme une fleur devant son Soleil. Si vous saviez quel est Celui qui vous regarde à travers ces voiles… Ne faites rien, n’importe ! Une vertu sortira de lui… Les bons anges vous enverront le souffle de sa bouche, la chaleur de son Cœur…

 


 

Mère Catherine Aurélie du Précieux Sang (Aurélie Caouette) (1833-1905)

 

« L’Eucharistie, oh ! le beau, le grand, le sublime sacrement ! Eucharistie, tu renfermes, sous tes faibles apparences, Celui que les cieux ne peuvent contenir. Tu renfermes mon Tout, ma Vie. Quelles actions de grâces, que les bénédictions, quel brûlant amour ne dois-je pas au Dieu tout amour, pour le don qu’Il m’a fait de la divine Eucharistie ! « Je ne vous laisserai point seuls, a dit Jésus, je ne me contenterai pas de rester au milieu de vous ; mais à vous, ma créature, je veux me donner tout entier, je veux vivre en vous, afin que vous viviez en moi. » O prodige admirable, que l’Etre infini veuille bien devenir la nourriture d’une chétive mortelle ! Il veut bien lui communiquer les saintes ardeurs qui remplissent son divin Cœur. O Eucharistie ! tu fais de moi, faible enfant, le sanctuaire. Que n’ai-je un cœur incendié d’amour ! Divine Eucharistie, source de tous les biens ! Sang de mon Bien-Aimé, que n’ai-je une soif plus ardente de toi ! J’ai soif, et une grande soif d’abreuver mon âme de votre Sang divin, ô mon Jésus. Mon Ami, mon Tout, venez, ne tardez pas, venez étancher ma soif. Venez, ô source de vie, désaltérer mon âme haletante. O Eucharistie ! O Sang ! Nourriture divine, tu ne fais qu’augmenter ma faim… Sang de mon Jésus, toujours tu irrites ma soif. Mystérieux amour de Jésus, dans le tabernacle sacré, que tu es grand, que tu es bon. J’ai hâte de t’aller savourer.»

 


 

Bienheureuse Élisabeth de la Trinité (1882-1906) 

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« Il me semble que rien ne dit plus l'amour qui est au Cour de Dieu que l'Eucharistie: c'est l'union, la consommation, c'est Lui en nous, nous en Lui, et n'est-ce pas le Ciel sur la terre? Le Ciel dans la foi en attendant la vision du face à face tant désirée. Alors nous serons rassasiés quand sa gloire apparaîtra, quand nous le verrons en sa lumière. Ne trouvez-vous pas que cela repose l'âme de penser à cette rencontre, à cette entrevue avec Celui qu'elle aime uniquement; alors tout disparaît et il semble que déjà on pénètre dans le mystère de Dieu. » (Lettre à l'Abbé Chevignard).

 

« L'adoration! Ah! c'est un mot du ciel. Il me semble qu'on peut la définir: l'extase de l'amour. C'est l'amour écrasé par la beauté, la force, la grandeur immense de l'Objet aimé. II tombe en une sorte de défaillance, dans un silence plein, profond, ce silence dont parlait David lorsqu'il s'écriait: "Le silence est ta louange." Oui, c'est la plus belle louange, puisque c'est celle qui se chante éternellement au sein de la tranquille Trinité; et c'est aussi le "dernier effort de l'âme qui surabonde et ne peut plus dire" (Lacordaire) »

 

"Que jamais je ne te laisse ici tout seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à ton action créatrice." Cf "Elisabeth, une affamée de l'Eucharistie" : la spiritualité eucharistique de la sainte préparé par Jean-Louis Fradon.

 

Josefa Menendez (1890-1923)

Josefa Menendez (1890 - 1923)

Voici quelques extraits de textes tirées de son oeuvre "Un appel à l'amour"

 

  • Ne regarde pas ta petitesse, regarde le Trésor qui t’appartient. (p 252)
  • O Père Eternel ! Ayez pitié des âmes et n’oubliez pas que le temps de Justice n’est pas encore arrivé, mais celui de la Miséricorde. (p 336)
  • L’Eucharistie, pages 353-366

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LA SAINTE EUCHARISTIE: INVENTION DE L'AMOUR

 

" L’Eucharistie est l'invention de l'amour!...

Et cet Amour qui s’épuise

et se consume pour le bien des âmes,

ne trouve pas de correspondance. "

" J’habite avec les pécheurs,

afin d’être leur Salut et leur Vie,

le Médecin et en même temps

le Remède de toutes les maladies

qu’engendre leur nature corrompue?

Et, en échange, ils s’éloignent,

M’outragent et Me méprisent... "

 

" Ah! pauvres pécheurs!

ne vous écartez pas de Moi...

Nuit et jour, Je vous attends au tabernacle.

Je ne vous reprocherai pas vos crimes...

Je ne les jetterai pas à votre face...

Mais Je les laverai

dans le Sang de mes Plaies.

Ne craignez pas... venez à Moi...

Si vous saviez combien Je vous aime!... "

" Et vous, âmes chéries,

pourquoi restez-vous froides

et indifférentes à mon Amour?...

Je sais que les besoins de votre famille...

de votre maison... les exigences du monde...

vous sollicitent sans cesse...

Cependant, ne trouverez-vous pas

un instant pour venir Me donner

une preuve d’amour et de reconnaissance?

Ah! ne vous laissez pas entraîner

par mille préoccupations inutiles

et réservez un moment pour visiter

et recevoir le Prisonnier d’Amour!... "

 

" Si votre corps est affaibli ou malade,

ne prenez-vous pas le temps

de recourir au médecin qui doit vous guérir?...

Venez donc à Celui qui peut rendre à votre âme

la force et la santé,

et donnez une aumône d’amour

à ce Prisonnier divin

qui vous attend, vous appelle et vous désire... "

 

 

METS TOUTE TA CONFIANCE EN MON COEUR DANS LE SAINT-SACREMENT

 

" Je suis Dieu mais Dieu d'Amour!

Je suis Père, mais un Père qui aime

avec tendresse et non avec sévérité.

Mon Coeur est infiniment saint,

mais aussi infiniment sage et,

connaissant la misère et la fragilité humaines,

Il s’incline vers les pauvres pécheurs

avec une Miséricorde infinie. "

" J’aime les âmes

après qu’elles ont commis leur premier péché,

si elles viennent Me demander humblement pardon...

Je les aime encore,

quand elles ont pleuré leur second péché et,

si cela se répète,

Je ne dis pas un million de milliards,

mais des millions de milliards,

Je les aime et leur pardonne toujours,

et Je lave, dans le même sang,

le dernier comme le premier péché! "

" Je ne Me lasse pas des âmes

et mon Coeur attend sans cesse

qu’elles viennent se réfugier en Lui,

et cela d’autant plus, qu’elles sont plus misérables!

Un père n’a-t-il pas plus de soin de l’enfant malade

que de ceux qui se portent bien?

Pour lui, sa sollicitude et ses délicatesses

ne sont-elles pas plus grandes?

Ainsi, mon Coeur répand-Il sur les pécheurs,

avec plus de largesse encore que sur les justes,

sa Compassion et sa Tendresse. "

" Voila ce que je désire expliquer aux âmes:

J’enseignerai aux pécheurs

QUE LA MISERICORDE DE MON COEUR

EST INEPUISABLE;

aux âmes froides et indifférentes,

que mon Coeur est un feu

qui veut les embraser,

parcequ’Il les aime. "

 

" Je veux pardonner. Je veux régner.

Je veux pardonner aux âmes et aux nations.

Je veux régner sur les âmes,

sur les nations et sur le monde entier. "

 

" Pour effacer son ingratitude,

Je répandrai un torrent de Miséricorde. "

" Pour régner,

Je commencerai par faire Miséricorde,

car mon Règne est de Paix et d’Amour:

Voilà la fin que Je veux réaliser,

voilà mon Oeuvre d’Amour! "

 

" Si vous voulez le bonheur, Je le suis.

Si vous cherchez la richesse,

Je suis la richesse infinie.

Si vous désirez la paix,

Je suis la Paix. Je suis la Miséricorde et l’Amour! "

 

VIENS, ENTRE DANS MON COEUR DANS LE SAINT-SACREMENT

 

" Voilà ces plaies ouvertes sur la croix

pour racheter le monde de la Mort éternelle

et lui donner la Vie!

Ce sont elles qui obtiennent miséricorde et pardon

à tant d’âmes qui irritent la Colère du Père.

Ce sont elles qui, désormais,

leur donneront Lumière, Force et Amour. "

" Cette Plaie est le Volcan divin

où Je veux que s’embrasent mes Ames choisies

et surtout les Epouses de mon Coeur. "

" Cette Plaie est leur et toutes les grâces

qu’elle renferme sont à elles,

afin qu’elles les répandent sur le monde,

sur tant et tant d’âmes qui ne savent pas

venir les chercher, et sur tant qui les méprisent! "

" Je leur donnerai toute la lumière nécessaire,

afin qu’elles sachent utiliser ce trésor,

et non seulement Me faire connaître et aimer,

mais encore réparer les outrages constants

dont les pécheurs M’accablent.

Oui, le monde M’offense,

mais il sera sauvé

par la réparation de mes Ames choisies. "

 

" Aime! Aime, car l’amour c’est la réparation

et la réparation c’est l’amour! "

 

" Dis-moi encore que tu m’aimes,

c'est ce que j'aime le mieux entendre

car j'ai soif de ton amour! "

" Je veux te voir brûler du désir de me voir aimé:

voilà la seule nourriture de ton âme. "

 

" Là, sont cachées et anéanties

la grandeur et la puissance d’un Dieu.

Là, vous Me contemplerez comme sans vie,

Moi qui suis cependant la Vie des âmes

et le Soutien du monde.

Là, Je ne suis plus Maître d’aller ou de rester,

d’être seul ou entouré.

Sagesse, Puissance, Liberté,

tout disparaît sous cette Hostie...

Les espèces du Pain sont les liens

qui M’enchaînent et le voile qui Me recouvre. "

 

INSTITUEE POUR L'ÉTERNITÉ, L'EUCHARISTIE EST UN AVANT-GOUT DU CIEL

 

" L’homme n’est pas créé

pour rester toujours ici-bas!

Il est fait pour l’éternité.

Si donc il est immortel,

il doit vivre, non pour ce qui meurt,

mais pour ce qui demeurera. "

" Jeunesse, richesse, sagesse, gloire humaine,

tout cela n’est rien...

tout cela passe et finit,

Dieu est le Seul qui subsiste pour l’éternité! "

" Si le monde et la société sont remplis

de haines et en luttes continuelles,

peuples contre peuples,

nations contre nations,

et individus contre individus,

c’est que le grand fondement de la foi

a presque entièrement disparu. "

" QUE LA FOI SE RANIME,

et la paix reviendra et la charité régnera! "

 

" Mon coeur brûle du désir

d'attirer les âmes à moi

afin de leur donner mon pardon. "

" Cependant, Je suis au tabernacle toute la nuit

et J’attends cette âme...

Je désire avec ardeur

qu’elle vienne Me recevoir...

qu’elle Me parle avec une confiance d’épouse...

qu’elle M’expose ses peines,

ses tentations, ses souffrances...

qu’elle Me demande conseil et

qu’elle sollicite la grâce dont elle a besoin

pour elle ou pour d’autres...


Demande à mon Coeur

s’Il ne désire pas de toi

quelque chose de plus pour Le consoler... "

 

VOTRE EPOUX CELESTE DANS LE SAINT-SACREMENT

 

" L’Eucharistie est l’invention de l’Amour.

Elle est la Vie et la Force des âmes,

le Remède à toutes les faiblesses,

le Viatique pour le passage du temps à l’éternité.

Les pécheurs retrouvent en Elle

la vie de leur âme...

les tièdes, la véritable chaleur...

les fervents, le repos

et l’épanouissement de leurs désirs...

les parfaits, DES AILES POUR S’ELEVER

de plus en plus vers la perfection...

les âmes pures, le miel très doux

dont elles font leur aliment délicat. "

" C’est dans l’Eucharistie

que les âmes consacrées fixent leur demeure,

leur amour et leur vie.

C’est là qu’elles cherchent enfin

l’image de leurs Voeux religieux,

liens sacrés qui les unissent

inséparablement à l’Epoux divin. "

 

" Là, sous les espèces du Pain et du Vin,

se cache la Présence réelle d’un Dieu.

Là, sous ce voile, Je suis tout entier,

mon Corps, mon Sang, mon Ame et ma Divinité. "

 

" C’est par Amour pour les âmes

que Je suis Prisonnier dans l’Eucharistie.

Je reste là afin qu’elles puissent venir,

en toutes leurs peines,

chercher leur consolation près

DU PLUS TENDRE DES COEURS,

du meilleur des pères

et de l’Ami qui ne les abandonne jamais. "

 

DEMANDEZ ET VOUS RECEVREZ DE JÉSUS DANS LE SAINT-SACREMENT

 

" Ecris ce que mon Coeur souffrit à cette heure où,

ne pouvant contenir le feu que Me consume,

J’inventai cette merveille d’Amour

qu’est l’Eucharistie.

Contemplant alors toutes les âmes

qui se nourriraient de ce Pain divin,

Je vis en même temps

les ingratitudes de tant âmes consacrées...

de tant de prêtres...

et quelle souffrance pour mon Coeur!...

Je vis ces âmes se refroidir...

s’abandonner à la routine...

et plus qu’à la routine... à la lassitude,

et l’ennui et, peu à peu, à la tiédeur!... "

" Au cours des siècles, J’ai révélé,

de différentes manières,

mon Amour pour les hommes.

Je leur ai montré combien

le désir de leur salut Me consume.

Je leur ai fait connaître mon Coeur.

Cette dévotion a été comme une lumière

répandue sur le monde.

Elle est aujourd’hui le moyen dont se servent,

pour toucher les coeurs,

la plupart de ceux

qui travaillent à étendre mon Règne. "

" Je veux maintenant quelque chose de plus,

car si Je demande l’amour pour répondre

à celui qui Me consume,

ce n’est pas le seul retour

que Je désire des âmes.

Je désire qu’elles croient en ma Miséricorde,

qu’elles attendent tout de ma Bonté,

qu’elles ne doutent jamais de mon Pardon. "

 

TON AMI LE PLUS FIDELE DANS LE SAINT-SACREMENT

 

" Je veux te révéler l’amertume

dont fut abreuvé mon Coeur

au moment de la Cène.

Car si ma Joie fut grande à la pensée des âmes

dont Je Me faisais l’Aliment et le Compagnon,

et dont jusqu’à la fin des siècles

Je recevrai les témoignages d’adoration,

de réparation et d’amour...

ma Tristesse ne fut pas moindre

à la vue de tant d’autres qui Me délaisseraient

ou ne Croiraient même pas à ma Présence réelle. "

" Ah, comme Je vis en ce moment

les sacrilèges, les outrages

et les abominations sans nom

qui se commettraient contre Moi...

Combien d’heures... combien de nuits,

Je resterais seul au tabernacle!...

et que d’âmes repousseraient

les appels pleins d’amour

que Je leur adresserais de cette demeure!... "

" Je veux que mon Amour

soit le soleil qui éclaire

et la chaleur qui réchauffe les âmes.

C’est pourquoi Je désire

que l’on fasse connaître mes Paroles. "

" Je veux que le monde entier sache que

Je suis un Dieu d’Amour,

de Pardon et de Miséricorde.

Je veux que le monde entier

lise mon Désir ardent

de pardonner et de sauver,

que les plus misérables ne craignent pas!...

que les plus coupables

ne fuient pas loin de Moi!...

QU’ILS VIENNENT TOUS!

Je les attends comme un Père,

les bras ouverts,

pour leur donner la Vie et le vrai Bonheur! "

 

JE SUIS L'AMOUR DANS LE SAINT-SACREMENT

 

" Je suis l’Amour!

Mon Coeur ne peut plus contenir

la Flamme qui Le dévore. 

J’aime à tel point les âmes

que j’ai donné ma vie pour elles."

" Pour l’amour des âmes,

J’ai voulu rester emprisonné

dans le tabernacle.

Depuis vingt siècles,

Je demeure là, nuit et jour,

VOILE SOUS LES APPARENCES DU PAIN

et caché dans l’Hostie,

supportant, par amour,

l’oubli, la solitude, les mépris,

les blasphèmes, les outrages, les sacrilèges... "

 

" Ce Dieu qui vous aime infiniment

vous nourrit de son Corps très pur

et vous désaltère de son Sang. " 

" SI VOUS ETES MALADE,

IL EST VOTRE MEDECIN,

venez à Lui, Il vous guérira.

Si vous avez froid,

venez à Lui, Il vous réchauffera.

C’est en Lui que vous trouverez

le repos et la félicité.

Ne vous éloignez donc pas de Lui,

car Il est la Vie,

et lorsqu’Il vous demande de Le consoler,

ne Le blessez pas par un refus... "

 

EN MOI SEUL VOUS TROUVEREZ LA PAIX DANS LE SAINT-SACREMENT

 

" Je veux que le monde connaisse mon Coeur.

Je veux que l’on sache mon Amour.

Les hommes savent-ils ce que J’ai fait pour eux? "

" Voici que Je viens leur dire qu’en vain

cherchent-ils le bonheur en dehors de Moi,

ils ne le trouveront pas... "

" J’adresse mon Appel à tous:

aux âmes consacrées et à celles du monde,

aux justes et aux pécheurs,

aux savants et aux ignorants,

à ceux qui commandent et à ceux qui obéissent.

A tous, Je veux dire:

Si vous voulez le bonheur, Je le suis.

Si vous cherchez la richesse,

Je suis la richesse infinie.

Si vous désirez la paix,

Je suis la Paix.

Je suis la Miséricorde et l’Amour! "

" Que tous prennent conscience que la mesure

de mon amour et de ma miséricorde

pour les pécheurs est illimitée.

Je veux leur donner mon pardon.

Pour moi, pardonner est un repos.

Avec un amour sans borne,

j’attend avec patience

que les âmes viennent à moi.

Qu'elles viennent sans se décourager.

QU'ELLES SE JETTENT

SANS CRAINTE DANS MES BRAS.

Je suis leur Père. "

" Venez, entrez dans mon coeur.

Il est tellement facile pour vous,

qui êtes si petits de vous perdre

dans l’abîme d'amour.

Voilà comment se consumera

votre petitesse et votre néant. "

 

IL TE GUERIRA DANS LE SAINT-SACREMENT

 

" Au moment d’instituer l’Eucharistie,

J’ai vu toutes les âmes privilégiées

qui se nourriraient

de mon Corps et de mon sang,

et y trouveraient,

les une, remède à leur faiblesse,

les autres, le feu pour consumer leur misère

et les enflammer d’amour... "

" Toutes unies dans une même fin,

elles seraient comme un jardin

où chacune donnerait sa fleur

et Me récréerait de son parfum...

Je réchaufferais sa fleur

et mon Coeur sacré serait le Soleil

qui les ranimerait...

J’irais aux unes pour Me consoler;

aux autres, pour Me cacher;

près d’autres encore, pour Me reposer...

si vous saviez, âmes très aimées,

comme il est facile de consoler,

de cacher et de reposer un Dieu! "

" Ce DIEU qui vous aime infiniment,

après vous avoir délivrées

de l’esclavage du péché, a semé en vous

la grâce incomparable de son Appel

et vous a attirées d’une façon mystérieuse

au Jardin de ses Délices:

ce Dieu qui est votre Rédempteur,

s’est fait votre Epoux " 

SAINT MAXIMILIEN KOLBE (1894-1941)

Saint Maximilien Kolbe (1894-1941)

Grâce de l'imitation

 

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Tout le fruit de notre travail dépend de la prière (SK 379). La valeur de chaque Niepokalanów dépend uniquement et exclusivement de la vie de prière, de la vie intérieure, de notre rapprochement personnel avec l'Immaculée et, à travers Elle, avec le Coeur de Jésus (SK 925).

 

L’amour de Jésus dans le Très Saint-Sacrement est au-dessus de toute chose. Il est tout pour  nous. Jésus au Saint-Sacrement est ‘le premier frère et l’époux des âmes, présent dans l’Eucharistie ; il nous fait frères, il réchauffe nos cœurs d’amour mutuel.’

 

La prière est un moyen méconnu, et pourtant le plus efficace pour rétablir la paix dans les âmes, pour leur donner le bonheur, puisqu'elle sert à les rapprocher de l'amour de Dieu (SK 903).

 

L'activité la plus importante, à savoir la prière, est en plein développement. Aux pratiques précédentes, on a ajouté l'adoration perpétuelle du Très Saint-Sacrement. Au début deux frères à tour de rôle, puis quatre et maintenant six frères se relaient tout le jour pendant une demi-heure; et ainsi, durant la journée entière, s'écoule de façon ininterrompue un torrent de prière, la plus grande puissance de l'univers, capable de nous transformer nous-mêmes et de changer la face du monde (SK 895).

 

'En venant dans la chapelle, nous gagnons pour nous-mêmes et pour les autres beaucoup de grâces, surtout si toute notre journée est donnée à l’adoration du Saint-Sacrement. Par cette adoration, énormément de bien est fait.’ En 1920, le Père Maximilien prit la résolution de visiter le Saint-Sacrement trente fois par jour. Le père Pal, un de ses collègues et contemporains, disait qu’il était facile de le trouver et de savoir ce qu’il faisait, car il était toujours dans la chapelle d’adoration.

 


Qui aurait osé supposer que Toi, ô Dieu infini, éternel, Tu m'aies aimé depuis des siècles, et même avant les siècles? Car Tu m'aimes dès le moment où Tu existes comme Dieu; Tu m'as donc aimé et Tu m'aimeras toujours! Alors que je n'existais pas encore, Tu m'aimais déjà, et précisément parce que Tu m'aimais, ô Dieu de bonté, Tu m'as appelé du néant à l'existence! Pour moi, Tu as créé les cieux constellés d’étoiles, pour moi, la terre, les mers, les montagnes, les fleuves et tant, tant de belles choses sur la terre…

 

Mais cela ne suffisait pas: pour me montrer de près que Tu m'aimais d'une si grande tendresse, Tu es descendu des plus pures délices du paradis sur cette terre contaminée et remplie de larmes; Tu as vécu dans la pauvreté, les peines et les souffrances; et finalement, méprisé et raillé, Tu as voulu être suspendu sur un gibet infime parmi les tourments et entre deux bandits... O Dieu d'amour, Tu m'as racheté d'une façon terrible mais magnanime ! Qui aurait osé supposer?

 

Mais Tu ne t'es pas contenté de cela. En voyant que passeraient au moins dix-neuf siècles après ces preuves éclatantes de ton amour et que j'apparaîtrais seulement maintenant sur cette terre, Tu as voulu veiller même à cela! Ton Coeur n'a pas consenti à ce que je doive me nourrir uniquement des souvenirs de ton amour sans mesure. Tu es resté sur cette pauvre terre dans le très saint et très admirable Sacrement de l'autel.

 

Qu'est-ce que Tu aurais pu encore me donner, ô Dieu, après t'être déjà offert à moi en propriété? Ton Coeur brûlant d'amour pour moi T'a encore suggéré un autre don, oui, un autre don encore! Tu nous as demandé de devenir comme des enfants si nous voulons entrer dans le Royaume des cieux (Mt 18,3). Tu sais bien qu'un enfant a besoin d'une mère: c'est Toi-même qui as établi cette loi d'amour. Dans ta bonté et ta miséricorde, Tu as donc créé pour nous une Mère qui est la personnification de ta bonté et de ton amour infini; et du haut de la croix sur le Golgotha, Tu nous l’as offerte, et Tu nous as offerts à Elle... Tu as aussi décidé ô Dieu qui nous aimes, de nous La donner comme Dispensatrice toute-puissante et Médiatrice de toutes les grâces: Tu ne Lui refuses rien, et Elle-même ne saurait rien refuser à qui que ce soit... Qui donc pourrait encore se damner? Qui n'atteindrait pas le paradis? (SK 1145).

BIENHEUREUSE DINA BÉLANGER (1898-1929)

Bienheureuse Dina Belanger (1898-1929) Québec

Si les âmes comprenaient quel trésor elles possèdent dans la divine Eucharistie, il faudrait protéger les tabernacles par des remparts inexpugnables; car, dans le délire d'une faim sainte et dévorante, elles iraient elles-mêmes se nourrir de la Manne des Séraphins. Les églises, la nuit comme le jour, déborderaient d’adorateurs se consumant d’amour pour l'auguste prisonnier.

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"Mon Coeur pense continuellement aux âmes, et la plupart des âmes ne s'occupent pas de moi! Je cherche une âme qui représente l'humanité entière, une âme à qui je puisse accorder la grâce de penser continuellement à Dieu. Je me suis substitué à toi; ma petite Moi-même, je te choisis pour cette âme. Je veux faire passer en ton néant ma pensée éternelle de Dieu."

 

"Une âme ne peut pas s'approcher de mon Coeur sans être heureuse, parce que je suis le foyer de la joie et du bonheur. Même dans les moments où j'associe une âme le plus intimement à ma passion et à mes souffrances, je sais changer pour elle en douceurs toutes les amertumes."

 

« Le Coeur eucharistique m'attire de plus en plus en l'Hostie. Rien qu'à passer près de la chapelle, je sens une force irrésistible qui m'invite. Auprès du tabernacle, j'éprouve une joie que je ne sais pas définir. Quand le Saint-Sacrement est exposé, je suis tout envahie et comme paralysée par ce doux Coeur eucharistique. Quand je quitte la chapelle, il me faut m'arracher à ce divin Prisonnier. Pourtant, je ne cesse pas d'habiter en lui; tout cela se passe dans le Coeur de la Très Sainte Trinité, immensément loin de la terre; mais enfin, Jésus veut me faire jouir de lui en son Eucharistie et me faire souffrir l'ennui loin de son Hostie sainte. » (Autobiographie p 273, 11 juin 1926) 


Adoration et salut

 

Un premier vendredi du mois, le Saint-Sacrement étant exposé, durant mon adoration privée, il me sembla voir une multitude d'âmes qui couraient à leur perte éternelle. Quelques-unes étaient sur le bord de l'abîme; elles allaient tomber. Jésus me dit que je pouvais sauver ces dernières en priant pour elles avec ferveur, en Lui offrant de petits sacrifices, par amour; ce que je fis immédiatement. Alors, je vis ces âmes, vaincues par la grâce divine, abandonner le camp du démon.

 

"Chaque matin, à mon action de grâces, le doux Sauveur me déterminait un nombre d'âmes à lui conquérir dans la journée. Maintenant, le chiffre n'en est plus fixé: je les lui demande toutes; je voudrais les plonger, sans exception, dans son Sang précieux, je voudrais, par l'application de ses mérites, fermer l'enfer à jamais. Sa miséricorde est infinie. Notre Rédempteur a soif de pardonner et d'oublier. Il n'attend souvent qu'un geste ou une pensée d'amour de notre part pour accorder à tel ou tel pécheur la grâce extraordinaire qui l'arrachera des mains de Satan. (Autobiographie, Vol I, page 201)

 

« Mon Coeur Eucharistique a deux grands désirs dont l'ardeur le ferait mourir à tout instant s'Il pouvait mourir encore: le désir de régner dans les âmes par l'amour, et le désir de donner aux âmes l'immensité de ses grâces. Épouse de mon Coeur, soulager l'un ou l'autre de mes désirs, c'est renouveler chaque fois la joie qu'a éprouvée mon Coeur Eucharistique, en instituant l'adorable sacrement. » (11 juin 1929)


Sacré-Coeur dans l'Eucharistie et Coeur Immaculé de Marie

 

« Notre-Seigneur, Homme-Dieu, me fit voir son Coeur adorable dans l'Hostie sainte. Je ne regardai pas son Visage sacré, mais son Coeur et l'Hostie me captivaient. Les deux, son Coeur et l'Hostie, étaient parfaitement unis, tellement l'un dans l'autre que je ne puis pas expliquer comment il m'était possible de les distinguer l'un de l'autre. De l'Hostie, émanait une immensité de rayons de lumière. De son Coeur, jaillissait une immensité de flammes, lesquelles s'échappaient comme en torrents pressés. La Très Sainte Vierge était là, si près de Notre-Seigneur qu'elle était comme absorbée par lui et, pourtant, je la voyais distinctement de lui. Oh ! qu'elle était pure!

 

Toutes les lumières de l'Hostie et toutes les flammes du Coeur de Jésus passaient par le Coeur immaculé de la Très Sainte Vierge. Notre-Seigneur me dit: Oui, faites-moi régner à Jésus-Marie. À cette vue, à ces paroles, toujours intérieurement, à genoux, je tombai prosternée, comme anéantie d'amour en présence de mon Dieu, et avec un accent de supplication que je ne connaissais pas, je dis: «ô Coeur Eucharistique de Jésus, je t'en supplie, par Notre-Dame du Coeur Eucharistique, règne dans toutes les âmes comme tu le veux. »

 

Notre-Seigneur me fit voir ensuite, un peu au-dessous de lui et de sa Mère très pure, toutes les religieuses de Jésus-Marie réunies comme dans une plaine. Les lumières de l'Hostie et les flammes de son Coeur Sacré, passant par le Coeur de la Sainte Vierge, descendaient sur les religieuses de notre Congrégation et, des religieuses, elles rayonnaient sur une multitude incalculable d'âmes qui, de tous côtés, les entouraient à perte de vue et se tenaient tournées vers elles. Notre-Seigneur me dit: Mon coeur déborde de grâces pour les âmes. Amenez-les à mon Coeur Eucharistique.

 

De plus, la Très Sainte Vierge attirait toutes les âmes vers elle pour les conduire au Coeur eucharistique. Enfin, je vis une multitude innombrable d'anges autour du Coeur eucharistique, une multitude aussi à perte de vue. En leur langage céleste, ils répétaient: GLOIRE AU ROI IMMORTEL DES SIÈCLES! (4 juin 1928)

 

Ce matin, à la fin de ma méditation, j'ai compris soudainement et clairement que mon devoir maintenant, et mon emploi dans l'éternité, jusqu'à la fin du monde, est et sera de rayonnr, par la Très Sainte Vierge, le Coeur de Jésus sur toutes les âmes. (20 juin 1926)


Eucharistie: Aimant Divin

 

"Le Cœur eucharistique m’attire de plus en plus en l’Hostie. Rien qu’à passer près de la chapelle, je sens une force irrésistible qui m’invite. Auprès duTabernacle, j’éprouve une joie que je ne sais pas définir. Quand le Saint-Sacrement est exposé, je suis tout envahie et comme paralysée par ce doux Cœur eucharistique. Quand je quitte la chapelle, il me faut m’arracher au divin prisonnier…"

 

"La présence de Jésus dans le tabernacle doit constituer comme un pôle d’attraction pour un nombre toujours plus grand d’âmes pleines d’amour pour lui et capables de rester longuement à écouter sa voix et à entendre presque les battements de son cœur" (Jean-Paul II, Mane nobiscum, Domine, « Reste avec nous Seigneur », 2004)

 


Ingratitudes envers le Saint-Sacrement

 

"Jésus cherche des âmes qui le consolent. Son Coeur Eucharistique souffre. Oh! comme il souffre ! Il désire des âmes entièrement livrées à son amour... Jésus souffre... Combien peu d'âmes comprennent la plainte de son Coeur au tabernacle ! Plusieurs l'entendent; bien peu, hélas la comprennent".

 

"Ah! que les plaintes de Jésus sont déchirantes! Comme Il souffre, le Captif silencieux de nos tabernacles, emprisonné jour et nuit par l'amour ! Ma plus grande douleur devint alors celle de la souffrance du Coeur Eucharistique. Dans l'ordre naturel, toute âme bien née ne peut voir ceux qu'elle chérit victimes de l'affliction ou de l'opprobre sans au moins être émue. Comment rester insensible quand c'est Jésus qui est délaissé et méprisé !" (Vol I, p 203)

 

Il est vrai que Notre-Seigneur, dans l'Hostie, ne peut pas souffrir depuis sa Résurrection; mais l'outrage, le mépris, la haine, l'oubli, l'indifférence, l'ingratitude l'atteignent quand même et blessent son Coeur eucharistique...

 

Depuis sa résurrection, le Christ jouit d'une béatitude parfaite; Il n'est nullement prisonnier dans les tabernacles et n'est point blessé par les péchés des hommes. Cependant, quand les âmes contemplatives voient Notre-Seigneur souffrant, et même se plaignant à elles des péchés et des ingratitudes des hommes, ce n'est point une illusion. Jésus, dans sa douloureuse Passion, a souffert de tous les outrages et de toutes les ingratitudes qui devaient Lui être prodigués au cours des siècles, dans son sacrement d'amour. C'est cette souffrance, et spécialement celle qui provient des péchés commis actuellement, qu'Il fait partager à ses plus fidèles amis. Ceux-ci ont alors l'impression que Jésus souffre actuellement. Ils voient, actuellement Jésus tel qu'il a souffert dans son agonie, et ils sont appelés, actuellement à compatir à ses souffrances et à les partager. On pense que l'ange qui consola Notre-Seigneur au jardin des Oliviers le fit en lui montrant toutes les âmes fidèles qui, jusqu'à la fin du monde, devaient compatir à ses souffrances. On peut dire aussi que Notre-Seigneur souffre des outrages des hommes comme le bon Dieu en souffre (ne dit-on pas que le péché fait de la peine au bon Dieu), en ce sens qu'Il déteste le péché et qu'il agit vis-à-vis de lui comme s'il en souffrait. Comme l'expliquera le pape Pie XI en 1928, à Gethsémani, au travers d'« un ange qui le réconfortait» (Lc 22, 44), Jésus, dans sa prescience divine, a vu à l'avance nos efforts futurs pour le consoler et sa solitude, ce soir-là, y a puisé un réel réconfort.

 

 


Poèmes eucharistiques

A mon hostie du lendemain

Quand le jour est sur son déclin, 
De ton Hostie, Jésus, j'ai faim ! 
De ton cœur dans l'Eucharistie, 
Principe d'amour et de vie, 
Que j'ai faim !

Dès le soir jusqu'au lendemain, 
Ah! je m'écrie: "Mon Dieu, j'ai faim !" 
Jésus, je t'appelle, en l'Hostie, 
La nuit est comme une agonie 
Tant j'ai faim !

Quand l'aurore s'éveille enfin, 
Maître adorable, je meurs de faim ! 
je cours à la divine Table, 
Te chercher, Froment ineffable, 
Dans ma faim.

Tu satisfais, chaque matin, 
Manne infinie, Ma grande faim; Merci ! 
Toujours, je t'en supplie, 
Prends pitié, sainte Eucharistie, 
De ma faim.

Prête moi ton cœur

En ton cœur pur, Marie, Ô Vierge unique, 
Je viens puiser le plus parfait amour,
Pour réjouir le Cœur Eucharistique, 
Ah ! Prête-moi tes ardeurs, sans retour.

En ta sainte âme, Ô fournaise mystique, 
Je viens puiser l'amour adorateur, 
Pour rendre hommage au Cœur Eucharistique, 
Vierge d'amour, ah ! Prête-moi ton Cœur.

Notre-Dame, abîme séraphique, 
Je viens puiser l'amour réparateur, 
Pour consoler le Cœur Eucharistique, 
Mère d'amour, ah ! Prête-moi ton Cœur.

Auprès de toi, Souveraine angélique, 
Je viens puiser l'amour imitateur, 
Pour copier le Cœur Eucharistique, 
Reine d'amour, ah ! Prête-moi ton Cœur !

Plus de textes sur la bienheureuse (cliquez ici)

Pour aller plus loin avec Paulette Leblanc (cliquez ici) 

SAINTE FAUSTINE (1905-1938)

Sainte Faustine (1905 - 1938)

"Quand l’âme s’approche de moi avec confiance, je la comble de tant de grâces, qu’elle ne peut les contenir toutes et qu’elle les projette sur d’autres âmes."

 

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« L’humanité ne trouvera pas la Paix tant qu’elle ne se tournera pas avec confiance vers ma Miséricorde » (Petit Journal #300). « Le trône de la Miséricorde, c’est le Tabernacle » (Petit Journal # 1484). Ainsi, il ne peut y avoir de Paix véritable dans les coeurs, les familles et le monde sans se tourner vers le tabernacle.

 

"Un soir en entrant dans ma cellule, je vis Jésus exposé dans l’ostensoir. Il m’a semblé que c’était en plein air. Aux pieds de Jésus, je voyais mon confesseur et derrière lui un grand nombre de dignitaires de l’Église... plus loin encore, je vis des grandes foules que je ne pouvais embrasser d’un coup d’œil. Je voyais ces deux rayons sortant de l’hostie, les mêmes qui sont sur l’image. Ils étaient étroitement unis, mais ne se confondaient pas. Ils passèrent par les mains de mon confesseur, puis par les mains de ce clergé, et de leurs mains à la foule, puis revinrent à l’hostie." (Petit Journal # 343)

 

« Par l’adoration le chrétien contribue mystérieusement à la transformation radicale du monde et à la germination de l'Evangile. Toute personne qui prie le Sauveur entraîne à sa suite le monde entier et l’élève à Dieu. Ceux qui se tiennent devant le Seigneur remplissent donc un service éminent ; ils présentent au Christ tous ceux qui ne le connaissent pas ou ceux qui sont loin de lui ; ils veillent devant lui, en leur nom »(Jean-Paul II à Mgr Houssiau, évêque de Liège)

 

« Tous les maux du monde peuvent être vaincus à travers le grand pouvoir de l’adoration eucharistique » (Jean-Paul II)

 

"Tu considéreras mon Amour dans le Saint-Sacrement. Ici je suis tout entier à ta disposition, Âme, Corps et Divinité, comme ton Epoux. Tu sais ce qu'exige l'amour: une seule chose: la réciprocité..." (Petit Journal, # 1769)

 

"... Alors que j’étais à l’église, pour me confesser, j’ai aperçu ces mêmes rayons (ceux qui sont représentés sur l’image de la miséricorde divine) sortant de l’ostensoir. Ils se répandaient dans toute l’église. Cela dura pendant tout l’office. Après la bénédiction, ils se répandirent des deux côtés puis revinrent à l’ostensoir. Leur aspect était clair et transparent comme du cristal. J’ai prié Jésus qu’il daigne allumer le feu de son amour dans toutes les âmes froides. Sous ces rayons, leur cœur se réchaufferait, même s’il était froid comme de la glace, et il serait réduit en poussières, même s’il était dur comme du roc." (Petit Journal, #369)

 

"Regarde âme, c’est pour toi que j’ai institué le Trône de la miséricorde sur terre. Ce trône c’est le Tabernacle. Et de ce trône de miséricorde, Je désire descendre en ton cœur. Regarde, aucune suite m’entoure, aucun garde. Tu as accès à Moi à tout moment, à chaque heure du jour. Je désire parler avec toi et t’accorder des grâces." (Petit Journal, #1484)

 

" Aujourd’hui a eu lieu chez nous la Procession de la Fête Dieu. Au premier reposoir, j’ai vu des flammes sortir de la sainte Hostie ce qui m’a transpercé le cœur. Et j’ai entendu une voix : « Ici se trouve mon Repos. » Un feu s’est allumé en mon cœur et je me suis sentie toute transmuée en Lui." (Petit Journal, #1139)

 

'Un jour en arrivant dans ma cellule, j'étais si fatiguée que j'ai du me reposer un instant avant de me déshabiller. Lorsque je fus déshabillée, une des Sœurs vint me demander de lui apporter de l'eau chaude. Malgré ma fatigue, je m'habillais rapidement et lui apportais l'eau qu'elle désirait, bien qu'il y eu une bonne distance entre la cuisine, et qu'on eût de la boue jusqu'aux chevilles. En rentrant dans ma cellule, j'aperçus le ciboire avec le Saint-Sacrement et j'entendis : "Prends ce ciboire et transporte-le au Tabernacle." J'hésitais un moment, mais lorsque je me suis approchée et que j'ai touché le ciboire, j'entendis ces mots : "Approche-toi de chacune des s œurs, avec le même amour que tu as pour Moi, et tout ce que tu leur fais, fais-le pour Moi." Après un instant je m'aperçus que j'étais seule." (Petit Journal, #285)

 

Références sur l'Eucharistie contenues de la "Petit Journal" de Sainte Faustine, classées par thèmes...

MERE TERESA DE CALCUTTA (1910-1997)

Mère Teresa de Calcutta (1910-1997)

 

1. Tu adoreras ton Dieu de tout ton Coeur

 

Le temps que vous passez avec Jésus au Saint-Sacrement est le meilleur temps que vous puissiez passer sur terre. Chaque instant passé avec Jésus approfondira votre union avec lui, rendra votre âme immortelle plus glorieuse et plus belle au ciel et contribuera à apporter une paix éternelle sur terre. 

Qu'est ce qui sauvera le monde? "Ma réponse est la prière. Il faut que chaque paroisse se tienne au pied de Jésus dans le Saint-Sacrement dans des heures d'adoration."

 

On devrait fortement appuyer l'adoration perpétuelle avec exposition. Jésus s'est fait Pain de Vie pour nous donner la vie. Nuit et jour. II est là. Si vous voulez vraiment grandir en amour, revenez à l'Eucharistie, revenez à l'adoration eucharistique. Il nous faut tisser nos vies autour de l'Eucharistie… fixer les yeux sur Lui qui est lumière; placez vos cœurs près de son Divin Cœur; demandez-Lui de vous accorder la grâce de Le connaître, l'amour de L'aimer, le courage de Le servir. Cherchez-Le avec ferveur. Par Marie, cause de notre joie, vous découvrez que nulle part au monde êtes-vous mieux accueillis, nulle part au monde êtes-vous mieux aimés que par Jésus vivant et vraiment présent au Très Saint-Sacrement... Il est vraiment là en Personne, à vous attendre.

 

"La prière comme moyen pour puiser toujours à nouveau la force du Christ devient ici une urgence tout à fait concrète. Celui qui prie ne perd pas son temps, même si la situation apparaît réellement urgente et semble pousser uniquement à l’action. La piété n’affaiblit pas la lutte contre la pauvreté ou même contre la misère du prochain. La bienheureuse Teresa de Calcutta est un exemple particulièrement manifeste que le temps consacré à Dieu dans la prière non seulement ne nuit pas à l’efficacité ni à l’activité de l’amour envers le prochain, mais en est en réalité la source inépuisable..." (Benoît XVI, Deus Caritas Est, #36)


2. Tu aimeras ton prochain comme toi-mêmefiles/saints/teresa.gif

 

Eucharistie, sacrement de la Charité: « Chaque jour, nous exposons le Saint-Sacrement, et nous nous sommes aperçues d’un changement dans notre vie. Nous avons ressenti un amour plus profond pour le Christ à travers le masque affligeant des pauvres. Nous avons pu mieux nous connaître et mieux connaître le pauvre comme témoignage concret de Dieu. Depuis que nous avons commencé cette adoration du Saint-Sacrement, nous n’avons pas diminué notre travail, nous y consacrons autant de temps qu’auparavant, mais avec plus de compréhension. Les gens nous acceptent mieux. Ils ont faim de Dieu. Ils n’ont plus besoin de nous, mais de Jésus. »

 

" L’Eucharistie est pour nous le sacrement de la prière, la source et le sommet de la vie chrétienne.L’Heure Sainte devant l’Eucharistie doit nous conduire à l’heure sainte avec les pauvres, avec ceux qui n’auront jamais d’accomplissement humain et dont la seule consolation sera Jésus. Notre Eucharistie est incomplète si elle ne nous conduit pas au service et à l’amour des pauvres. Et en recevant la communion des pauvres, nous découvrons notre propre pauvreté. Que nos mains doivent être pures pour toucher le corps du Christ, tout comme le prêtre le touche sous les apparences du pain... Pensez à la délicatesse avec laquelle le prêtre traite le Corps du Christ pendant la Messe. C'est ce Corps que vous toucherez dans la personne des pauvres..."

 

"Je fais une heure d’adoration tous les jours en présence de Jésus au Saint-Sacrement. Toutes mes Sœurs Missionnaires de la Charité font aussi leur heure d’adoration. D’après nous, grâce à cette heure d’adoration quotidienne, notre amour pour Jésus devient plus intime, notre amour les unes pour les autres plus signifiant et notre amour pour les pauvres, plus compatissant. Notre heure d’adoration quotidienne est notre prière en famille où nous nous réunissons devant le Saint-Sacrement exposé dans l’ostensoir. Pendant la première demi-heure, nous récitons le chapelet et pendant la deuxième demi-heure, nous prions en silence. Par notre adoration, le nombre de nos vocations a doublé. En 1963, nous faisions une heure d’adoration ensemble chaque semaine mais ce fut seulement en 1973, lorsque nous avons commencé à faire notre heure d’adoration quotidienne que notre communauté a commencé à grandir et à prospérer.

 

Lorsque vous contemplez le crucifix, vous comprenez combien Jésus vous a aimés. Lorsque vous contemplez la Sainte Hostie, vous comprenez combien Jésus vous aime EN CE MOMENT. Voilà pourquoi vous devriez demander à votre prêtre d’instaurer l’adoration perpétuelle dans votre paroisse. Même s’il ne peut pas la promouvoir immédiatement, commencez au moins à faire une heure d’adoration par semaine. Je supplie la Vierge Marie de toucher le cœur de tous les prêtres afin qu’ils instaurent l’adoration perpétuelle dans leurs paroisses et que cette dévotion se propage dans le monde entier !

 

Notre règle ordonnait, jusqu'en 1973, une heure d'adoration par semaine devant le Saint-Sacrement... Nous avons beaucoup à faire vu que nos maisons pour les lépreux, les malades, les enfants abandonnés sont toujours au complet. Néanmoins, nous maintenons fidèlement notre heure quotidienne d'adoration. Eh bien! depuis que nous avons introduit cette modification dans notre emploi du temps, notre amour pour Jésus est devenu plus intime, plus éclairé. Notre amour réciproque est plus compréhensif, il règne entre nous une entente plus affectueuse, nous aimons davantage nos pauvres et, chose encore plus surprenante, le nombre des vocations a doublé chez nous...

 

La messe est la nourriture spirituelle qui me soutient et sans laquelle je ne pourrais pas vivre un seul jour ou une seule heure de ma vie.

 

L’engagement de Mère Teresa devant l'igratitude des hommes envers le Saint-Sacrement.

 

Lettre de Mère Teresa sur l'amour de Jésus sur chacun.

Contemporains du XX siècle (Edith Stein, padre Pio, autres...)

Contemporains

Saint Jean XXIII (1881-1963)

 

  • « Le temps que je consacre à l’action doit être proportionné à celui que je consacre à « l’opus Dei », c'est-à-dire à la prière. J’ai besoin de donner à ma vie un climat de prière plus intense et plus continu. Je dois donc méditer davantage, et m’entretenir avec le Seigneur plus longuement, en lisant, en récitant des prières vocales, en me taisant aussi. J’espère que le Saint-Père m’accordera la grâce d’avoir le Saint-Sacrement chez moi, à Sofia. La compagnie de Jésus sera ma lumière, mon réconfort et ma joie » (p. 339) (...) Je conserve Jésus Eucharistie chez moi, et c’est ma joie. Qu’il trouve toujours dans ma maison et dans ma vie un motif de divine complaisance » (p. 340).

 

  • « Un homme de l’Eucharistie » (Vir eucharisticus). Je veux l’être vraiment. Sur ce point je dois rappeler plusieurs résolutions anciennes (…) Par ailleurs, en plus de ma visite quotidienne habituelle, plus ou moins longue mais attentive et ardente, le jeudi de 22 à 23 heures je serai fidèle à l’heure d’adoration, comme j’avais déjà commencé à le faire, pour mes besoins et ceux de la sainte Eglise » (p.365).

 

  • « Je veux pourtant donner une attention plus fidèle et plus aimante à la sainte Eucharistie, que j’ai la chance de conserver sous ma tente, près de mon appartement, à deux pas. Je soignerai particulièrement ma visite au Saint-Sacrement, en la rendant variée et attrayante par des pratiques qui méritent un respect et un attachement spécial : par exemple, les psaumes de la pénitence, le chemin de croix, l’office des morts. La sainte Eucharistie n’est-elle pas une synthèse de tout ? » (p. 417).

 

  • « Cœur de Jésus, notre vie et notre résurrection, notre paix et notre réconciliation, salut de ceux qui espèrent en toi, espoir de ceux qui meurent en toi, délices de tous les saints ; Cœur de Jésus, aie pitié de nous » (p. 435).  

 

  • « Ma journée doit être toujours baignée de prière;  la prière est ma respiration. Je me propose de réciter chaque jour le rosaire entier de quinze dizaines, entendant par là recommander au Seigneur et à la Sainte Vierge – si possible à la chapelle, devant le Saint-Sacrement – les besoins les plus importants de mes fils de Venise et du diocèse : clergé, jeunes séminaristes, religieuses, autorités publiques et pauvres pécheurs » (p. 440).

 

  • « Je reviendrai encore une fois, et maintenant plus que jamais, sur la recherche d’une vie intérieure et surnaturelle plus intense. A mesure qu’avancent les années, tout me paraît plus savoureux dans la vie de prière : la sainte messe, le bréviaire, le rosaire, la présence du Saint-Sacrement à la maison. Me tenir toujours avec Dieu du matin au soir, et même la nuit, avec Dieu et avec les choses de Dieu, me donne une joie constante et m’induit au calme en tout et à la patience » (p. 447 et 448).

 

  • « Je pense que le Seigneur Jésus me réserve, pour ma complète mortification et purification, pour m’admettre à sa joie éternelle, quelque grande peine ou affliction du corps et de l’esprit avant que je ne meure. Et bien, j’accepte tout et de bon cœur, pourvu que tout serve à sa gloire et au bien de mon âme et de mes chers fils spirituels. Je crains la faiblesse de ma résistance, et je le prie de m’aider, parce que j’ai peu ou pas du tout confiance en moi-même, mais j’ai une confiance totale dans le Seigneur Jésus » (p. 452).

 

  • « Seigneur Jésus, comble mes déficiences. « Seigneur, tu sais tout ; tu sais que je t’aime » (p. 501).

 

  • "Pour me garder du péché et ne pas me laisser m'éloigner de lui, Dieu utilise la dévotion du Sacré Cœur de Jésus au Saint-Sacrement. Ma vie est destinée à être passée dans la lumière émanant du tabernacle, et c'est au Cœur de Jésus que j'ose aller pour trouver la solution à tous mes problèmes."

 

Edith Stein (1891-1942) (Ste Thérèse-Bénédicte de la Croix)

  • « Je reviens à l’instant même de la chapelle où depuis ce matin a exposé le Saint-Sacrement (…)La chose ma paraît dogmatiquement très claire: le Seigneur est présent dans le tabernacle à la fois dans sa divinité et son humanité. Il est là, non pour lui mais pour nous : parce que son plaisir est d’être avec les enfants des hommes. Et parce qu’il sait que , tels que nous sommes , nous avons besoin de sa présence personnelle. La conséquence, pour celui qui y pense, c’est de se sentir attiré vers le tabernacle et d’y demeurer tout le temps qu’on peut. Ansi apparaît clairement la raison pour laquelle l’Eglise a introduit l'adoration perpétuelle. »
  • «Le même Sauveur, que la Parole de l'Écriture nous met sous les yeux dans son humanité en nous le montrant sur tous les chemins qu'il a parcourus sur la terre, habite parmi nous caché sous l'apparence du pain eucharistique; il vient à nous comme Pain de Vie. Dans ces deux aspects, il se fait proche de nous et sous ces deux aspects, il désire que nous le cherchions et que nous le trouvions. L'un appelle l'autre. Lorsque nous voyons avec les yeux de la foi le Sauveur devant nous, comme l'Écriture nous le dépeint, alors grandit notre désir de l'accueillir en nous dans le Pain de Vie. Le pain eucharistique à son tour avive notre désir de faire toujours plus profondément connaissance avec le Seigneur à partir de la parole de l'Écriture, et donne des forces à notre esprit pour une meilleure compréhension. » (Source Cachée. Œuvre Spirituelles, Ed du Cerf Ad Solem, p 274).
  • Poèmes sur l'Eucharistie...

 

Padre Pio (1887-1968)

  • "Le monde pourrait vivre sans soleil, mais pas sans l'Eucharistie."
  • « Mille ans de gloire humaine ne peuvent se comparer à une heure passée tendrement avec Jésus dans le Saint-Sacrement. » « Accourez aux pieds de Jésus dans le Saint-Sacrement ! » « Agenouillez-vous et rendez au Saint-Sacrement l'hommage de votre présence et de votre dévotion. Confiez lui tous vos besoins ainsi que ceux des autres. » 
  • « Restez avec moi, Seigneur, parce que j’ai besoin de votre présence pour ne pas vous oublier. Vous savez que je vous abandonne si facilement. Restez avec moi, Seigneur, parce que je suis faible, et j’ai besoin de votre force pour tomber le moins possible. Restez avec moi, Seigneur, parce que vous êtes ma vie, et sans vous, je perds ma ferveur. Restez avec moi, Seigneur, parce que vous êtes ma lumière, et sans vous, je suis dans l'obscurité. Restez avec moi, Seigneur, pour me montrer votre volonté. Restez avec moi, Seigneur, de sorte que je puisse entendre votre voix et vous suivre. Restez avec moi, Seigneur, parce que je désire vous aimer toujours plus et rester sans cesse en votre compagnie. Restez avec moi, Seigneur, si vous voulez que je vous sois toujours fidèle. Restez avec moi, Seigneur, parce que mon âme, si pauvre soit-elle, désire être pour vous un lieu de consolation, une demeure d'amour. » 
  • « Dans le très Saint-Sacrement de l'Eucharistie, dans ce sacrement de l'amour, nous avons la vraie vie et le vrai bonheur, une vie bénie... »

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Père Thomas Philippe Fondateur de l'Arche avec Jean Vanier

  • Pour évangéliser un tout petit, il faut d'abord prier avec lui et non pas faire semblant de prier, par une sorte de condescendance. Il faut être redevenu soi-même tout petit et adorer en esprit et en vérité... La prière d'adoration, pour la personne handicapée comme pour le petit enfant est la première forme de prière, la plus contemplative mais en même temps la plus simple et la plus primitive... L'adoration n'est pas quelque chose de mental, cela implique tout l'être toute une attitude du corps. Le tout petit enfant cesse de se traîner par terre à ce moment-là; il se prosterne, il joint les mains, tout naturellement. Ici, le tout petit enfant ne s'arrête plus aux merveilles de Dieu. C'est le Mystère de Dieu qu'il atteint. Ce sont les Personnes divines.

 

Marthe Robin

  • Jésus est pour moi le Livre des livres dans lequel il m'est permis de lire sans relâche. C'est par ce livre que le Seigneur m'a appris tout ce que je sais et que je dois faire. Du saint tabernacle d'où il me parle, il m'a rassasiée.

 

André Frossard, jeune athée, fils du premier secrétaire du Parti communiste français, nous livre l’admirable récit de sa conversion.

  • En visitant fortuitement une église, il vit " au dessus du maître autel, un vaste appareil de plantes, de candélabres et d’ornements qui était dominé par une grande croix de métal ouvragé, portant en son centre un disque d’une blanc mat. Je n’avais jamais vu d’ostensoir habité ni même, je crois, d’Hostie et j’ignore que je suis en face du Saint-Sacrement. La signification de tout cela m’échappe. Mais c’est alors que commence l’avalanche à rebours. Je ne dis pas que le ciel s’ouvre ; il ne s’ouvre pas, il s’élance, il s’élève soudain, fulguration silencieuse. Evidence de Dieu… Irruption déferlante de lumière, joie du naufragé. Tout est dominé par la présence de Celui dont je ne pourrais plus jamais écrire le nom sans que me vienne la crainte de blesser sa tendresse, devant qui j’ai le bonheur d’être en enfant pardonné : je suis catholique. "

 

 

Père Léoni (1940)

 

  • «Quoique je me trouvasse dans un camp de concentration, je me vouai cependant (en secret, il va sans dire) à mon ministère sacerdotal. Un catholique hongrois me fabriqua un calice, avec un cylindre en aluminium, si petit que je pouvais le dissimuler dans ma main fermée. Avec un autre morceau d'aluminium, il fit une patène dont le diamètre mesurait 5 à 6 cm. D'un morceau d'étoffe, il confectionna un purificatoire et du linge d'autel, le tout en miniature. Lorsque tout reposait, je me levais doucement, préparais l'autel sur une caisse et célébrais la messe. Quelques miettes de pain et quelques gouttes de vin servaient à la consécration. Le plus difficile était d'obtenir du vin; mais Dieu me vint en aide. Souvent, je me le procurais moi-même, en laissant fermenter quelques rares gouttes, tirées de jus de raisin sec; un camarade m'avait aidé, en échange de quelques assiettes de "soupe de la Volga" (soupe à l'eau)! Je conservais ce précieux vin dans une bouteille de parfum, pas plus grande qu'une boîte d'allumettes. Son contenu me suffisait pour célébrer la messe pendant plusieurs mois. Je l'ai emportée avec moi comme souvenir bien cher, ainsi que les autres modestes objets de culte.

  •  

    ( ... ) Souvent, d'autres détenus se levaient avec moi, m'entourant à genoux en suivant le Sacrifice. C'est ainsi qU'ils puisaient des forces pour supporter la faim et les souffrances qui les attendaient le lendemain. On nous défendait d'apporter les secours de la religion. Cependant, bien des détenus me demandaient d'entendre leur confession. ( ... ) j'appris plus tard que j'avais été dénoncé à la Direction, et on me gratifia d'une condamnation à vingt ans de travaux forcés. Alors, je fus transféré au camp de Workuta, qui se trouve au-delà du Cercle polaire asiatique. Il y régnait un froid de 50 degrés au-dessous de zéro. En hiver, le soleil ne se lève plus durant un mois. Ce furent huit hivers que je passai à Workuta. Mais Dieu m'assistait: jamais il ne permit que le vin manquât pour le Sacrifice de la messe. Que pouvais-je demander de plus! »

    (Armand ZAVATIA, 12 ans dans le paradis soviétique, éd. Saint-Paul, Fribourg, 1959.)

 

 

P. Teilhard de Chardin

  • Le Père Teilhard de Chardin voit comme une sorte d’extension de l’Hostie dans l’univers lorsque le pain est changé (transubstancié) en Corps du Christ. Cette extension est tout entière sous le rayonnement de l’Hostie consacrée, sous l’influence de l’Hostie (La messe sur le monde)

 

files/saints/resurec.gifCardinal Jean Daniélou

  • «Alors je vis le ciel ouvert; et voici un cheval blanc : Celui qui le monte s'appelle "Fidèle" et "Vrai". II juge et fait la guerre avec justice. Ses yeux? Une flamme ardente, sur sa tête, plusieurs diadèmes : inscrit sur Lui, un nom qu'il est seul à connaître; le manteau qui L’enveloppe est trempé de sang; et son nom ? le Verbe de Dieu. Les armées du ciel Le suivaient sur des chevaux blancs, vêtues de lin d'une blancheur parfaite De sa bouche sort une épée acérée pour en frapper les païens ; c'est Lui qui les mènera avec un sceptre de fer ; c'est Lui qui foule dans la cuve le vin de l'ardente colère de Dieu, le Maître-de-tout. Un nom est inscrit sur son manteau et sur sa cuisse : Roi des rois et Seigneur des seigneurs. » Ce cheval blanc est la petite Hostie. C'est elle qui doit parcourir la terre portant le Christ à l'adoration des peuples avant qu'il ne vienne dans sa gloire (Ap 19, 11-16). (Le mystère du salut des nations, Ed. du Seuil, Paris, 1946, p104)

 

Peter Kreeft (philosophe américain)

  • «Le rétablissement de l’adoration du Saint-Sacrement guérira notre Église et donc notre pays et donc notre monde. C’est un des mensonges les plus destructifs de Satan de dire que rester assis dans une Église en adorant le Christ est inutile, superflu et nous éloigne de nos besoins vitaux et nos devoirs contemporains. L’adoration touche chaque personne et chaque chose car elle touche le Créateur, qui touche toutes choses et toutes personnes au monde, de l'intérieur, de son centre même. Lorsque nous adorons, nous plongeons dans l'oeil du cyclone, le point immobile autour duquel le monde tourne. Nous unissons à un dynamisme et une puissance infinis. La puissance de construction de l’adoration est plus grande que la puissance de destruction de la bombe atomiqueLe rétablissement de l’adoration du Saint-Sacrement guérira notre Église et donc notre pays et donc notre monde. C’est un des mensonges les plus destructifs de Satan de dire que rester assis dans une Église en adorant le Christ est inutile, superflu et nous éloigne de nos besoins vitaux et nos devoirs contemporains. L’adoration touche chaque personne et chaque chose car elle touche le Créateur, qui touche toutes choses et toutes personnes au monde, de l'intérieur, de son centre même. Lorsque nous adorons, nous plongeons dans l'oeil du cyclone, le point immobile autour duquel le monde tourne. Nous unissons à un dynamisme et une puissance infinis. La puissance de construction de l’adoration est plus grande que la puissance de destruction de la bombe atomique ».

 

Raniero Cantalamessa 

  • Nous sommes en train de redécouvrir que le Corps mystique de Christ, l’Eglise, ne peut naître et se développer autrement qu’autour de son Corps réel : l’Eucharistie. (l’Eucharistie notre sanctification, Le Centurion, Paris, 1989, p86)

 

Karol Wojtyla (avant son pontificat)

  • Ce morceau de pain a plus de réalité que l'univers, il s'y trouve davantage d'existence, davantage de présence du Verbe, c'est un chant qui recouvre la mer, une nuée qui rend confus les rayons du soleil - Dieu exilé.

 

J.R.R. Tolkien dans une lettre 

  • Je place devant Toi la seule chose qui soit magnifique, la seule chose que l'on puisse adorer sur la terre: le Saint-Sacrement. C'est ici que tu trouveras l'aventure, l'amour, la gloire, l'honneur, la fidélité et le véritable chemin pour vivre toutes tes amours sur cette terre, et tu y trouveras bien plus encore. 

 

Parole attribuée à Gandhi

  • Quand tant d’êtres humains meurent de faim, Dieu pourrait-il se faire autre chose que du pain ?

 

Pascal Pingault, fondateur de la communauté du Pain de vie, anarchiste " soixante-huitard ", convertit en se prosternant devant la Sainte Hostie, cherchait un lieu pour accueillir les pauvres de notre société. Un jour, pendant l’adoration, il fut bouleversé par le passage de l’évangile de Jean, où Marie Madeleine oint les pieds du Christ avec un parfum précieux : " des pauvres, vous en aurez toujours, mais moi vous ne m’aurez pas toujours. " (Jn 12, 8) " J’ai compris que c’était une prophétie pour l’Eglise persécutée, et pour la nôtre, lorsque sa présence eucharistique nous serait enlevée… Le Seigneur veut sans doute qu’on commence à l’adorer jour et nuit, Lui d’abord. Des pauvres vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours.

 

  • "Je comprenais l’urgence qu’il y avait à adorer Jésus dans le mystère de la Rencontre. C’était à force d’expérimenter sa présence dans l’Eucharistie que nous pourrions Le découvrir, L’adorer aussi dans nos frères les hommes, dans les pauvres surtout. C’est à force d’avoir vécu de l’Eucharistie et en sa Présence que nous pourrions affronter ces temps d’intense pauvreté que seront les derniers temps, avec les angoisses et les blasphèmes des hommes, avec leurs peurs, leurs énormes péchés et leur refus de Dieu. C’est à force d’avoir contemplé jour et nuit son Corps exposé que nos yeux en seraient brûlés de lumière et que les hommes qui le cherchent en serait éblouis et croiraient. Oui, il était temps maintenant de remplir cette mission que le Seigneur nous avait assignée et de commencer à ou prosterner jour et nuit devant Lui. Je découvris en même temps que le plus pauvre, c’était Lui et qu’il désirait que nous prenions beaucoup de temps auprès de Lui avant de nous laisser entreprendre quelque apostolat que ce soit, et surtout auprès des pauvres. " Depuis cette instant la communauté commença l’adoration perpétuelle et obtint une maison pour accueillir les pauvres. Dieu avait remis de l’ordre dans les priorités : " Tu aimeras le Seigneur de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit : voilà le premier commandement. Le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. " (Mt 22, 38-39)" (Fioretti du Pain de Vie, Le Sarment-Fayard, 1986, p79-80)

 

Thomas Merton (Adorer en silence)

  • Quand on participe activement à la messe, quand on reçoit dans l'intelligence et l'humilité le Saint-Sacrement, avec un cœur pur et un désir de charité parfaite, c'est un grand bienfait qui est le remède contre le ressentiment et la désunion que diffuse le matérialisme. Là, dans le plus grand des sacrements, nous pouvons trouver le remède qui va purifier notre cœur en le mettant à l'abri de la contagion qui le gagnerait inévitablement dans ce monde qui ne connaît pas Dieu. Mais afin de nous protéger encore davantage, afin d'affermir nos positions et de faire plonger nos racines encore plus profondément dans la charité du Christ, il nous est nécessaire de rechercher les occasions où nous pouvons adorer le Christ dans ce Saint-Sacrement et rendre témoignage de notre foi en dehors du temps de la messe. Visitons donc nos églises afin de le prier dans le silence et le cœur à cœur.