Grâces pour l’Eglise et le monde

<< GRÂCES PAROISSIALES (cliquez ici)

Jean-Paul II écrivait : « Pour évangéliser le monde, il faut des experts en célébration, en adoration et en contemplation de l’Eucharistie…» (Jean-Paul II, Journée Mondiale pour les missions, 2004).

Par l’adoration, les paroissiens font l’expérience de l’amour de Dieu. Cela les pousse à s’engager dans leur communauté paroissiale, qui leur donne l’Eucharistie. Dans leur mission, ils sont à la fois portés par l’Église et ils intercèdent pour le monde. En d’autres mots, leur adoration devient trinitaire : en adorant le Fils, celui-ci les conduit au Père. Dans cette dynamique, ils reçoivent une nouvelle effusion d’Esprit Saint qui les pousse à s’engager dans l’Église et le monde.

Conscience sociale

En laissant l’Esprit agir, le culte rendu à la divine Eucharistie pousse véritablement l’âme à développer un amour social, par lequel le bien commun est préféré au bien particulier.

Pour Paul VI, « l’Eucharistie est d’une efficacité suprême pour la transformation du monde en un monde de justice, de sainteté et de paix » (Paul IV, discours du Saint Père pour l’inauguration des œuvres sociales eucharistiques internationales à Dos Hermanas).

Réparer les fautes du monde.

Jésus présente son Cœur à sainte Marguerite-Marie, tantôt comme un soleil d’amour divin, tantôt entouré d’une couronne d’épines. Il est d’une part embrasé d’amour pour les hommes. D’autre part, il est offensé par leur ingratitude. Cette double considération doit nous mouvoir d’une part à rendre amour pour amour à l’amour du Cœur de Jésus et d’autre part, à lui offrir une compensation pour l’offense qui lui est faite. Réparer, ou consoler le Cœur de Jésus, c’est aimer Jésus de tout son cœur pour ceux qui le rejettent ou l’ignorent. A Paray-le-Monial, Jésus rappelle que ce même Cœur de chair palpite aujourd’hui au Saint-Sacrement, pour nous qui n’avons pas vécu avec lui il y a 2000 ans.

« Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour » (Sainte Marguerite-Marie. Autobiographie, n. 55 et 56).

Marguerite-Marie passera tout le temps dont elle dispose pour aimer passionnément Cœur au Saint-Sacrement, en réparation de ceux qui ne le connaissent pas, l’ignorent ou le méprisent. Jean-Paul II écrit :

« L’animation et l’approfondissement du culte eucharistique sont une preuve du renouveau authentique que le Concile s’est fixé comme but, et ils en sont le point central. L’Eglise et le monde ont un grand besoin de culte eucharistique. Jésus nous attend dans ce sacrement d’amour. Ne mesurons pas notre temps pour aller le rencontrer dans l’adoration, dans la contemplation pleine de foi et prête à réparer les grandes fautes et les grands délits du monde. Que notre adoration ne cesse jamais » (Jean-Paul II, Lettre Apostolique, ‘Dominicae Cenae’, 1980).

Moteur spirituel

Voici le témoignage d’un adorateur nocturne texan : De même que sur un bateau de croisière, chacun ressent nuit et jour le moteur propulsant le bateau vers l’avant, de même lorsqu’une paroisse vit la grâce de l’adoration perpétuelle, à chaque heure du jour et de la nuit, un paroissien s’unit au Cœur de Jésus dans l’Eucharistie, véritable moteur spirituel de la paroisse. Alors ce Cœur déverse en abondance sa lumière et sa miséricorde divine sur l’Église et le monde…

« Quand on veut donner un mouvement plus puissant, on double, triple, on centuple la puissance du moteur. Le moteur divin, c’est l’amour, l’amour eucharistique ». (St Pierre-Julien Eymard)

Un service éminent pour l’humanité :

« Par l’adoration, le chrétien contribue mystérieusement à la transformation radicale du monde et à la germination de l’Évangile. Toute personne qui prie le Sauveur entraîne à sa suite le monde entier et l’élève à Dieu. Ceux qui se tiennent devant le Seigneur remplissent donc un service éminent ; ils présentent au Christ tous ceux qui ne Le connaissent pas ou ceux qui sont loin de Lui ; ils veillent devant Lui, en leur nom… » (Jean-Paul II, Lettre à Mgr Houssiau, 28 Juin 1996).

Ainsi, en adorant le Saint-Sacrement, nous représentons la personne de notre famille, de notre paroisse, de notre monde qui a le plus besoin de la miséricorde divine. Celle-ci reçoit les grâces nécessaires pour revenir à Dieu le Père. En Exode 17, lorsque le peuple d’Israël luttait contre les Amalécites, Moïse intercédait devant Dieu en élevant les mains pour demander la victoire à Dieu. Comme ses bras s’alourdissaient, il a demandé l’aide d’Aaron et d’Hur pour maintenir ses bras élevés vers Dieu. Et le Seigneur a donné la victoire complète à son peuple… Nous aussi, par l’adoration perpétuelle, un adorateur est toujours présent devant le Seigneur, dans une chaine ininterrompue de prière et d’intercession. Et le cœur des paroissiens est sans cesse levé vers Dieu. Et Dieu donne la victoire à son peuple, son Eglise. Il envoie sa miséricorde, sa paix et sa lumière qui chassent les ténèbres de notre cœur et du monde. Aussi, en Is 62, 4, il est écrit : « sur tes remparts, Jérusalem, j’ai posté des veilleurs, de jour et de nuit, jamais ils ne se tairont ». Lorsqu’une paroisse organise l’adoration continue, les « veilleurs » sont les adorateurs sur les « remparts » qui ne se « taisent jamais ». En d’autres mots, par leur prière incessante, ils sont comme suspendus entre ciel et terre et font descendre sur l’humanité les écluses de la miséricorde divine. Au tabernacle, Jésus laisse à son Église sa grande adoration du Père. Il veut nous y associer. L’adorateur est placé sur les fractures de l’humanité. Sa supplication embrasse toutes les situations où l’homme a perdu sa dignité, son intégrité, sa ressemblance avec le Père. L’adoration évangélise en déversant les grâces de la Rédemption, par l’Église, sur toutes les situations où l’homme ne répond plus à sa vocation d’enfant du Père.

Rayonnement Eucharistique

Charles Foucauld adorait le Saint-Sacrement en pays touareg. Il écrivait : « Cœur Sacré de Jésus, rayonnez du fond de ce tabernacle sur ce peuple qui vous entoure sans vous connaître. Eclairez, dirigez, sauvez ces âmes que vous aimez ». La chapelle d’adoration est un phare qui éclaire, unit, protège la paroisse et la ville. « De son tabernacle, Jésus rayonnera sur ces contrées et attirera à Lui des adorateurs… Ma présence fait-elle quelque bien ici ? Si elle n’en fait pas, la présence du Saint-Sacrement en fait certainement beaucoup : Jésus ne peut être en un lieu sans rayonner ».

Avortement

Mère Teresa de Calcutta écrivait : « Si les gens passaient une heure par semaine en adoration eucharistique, l’avortement cesserait ». En effet, l’adoration perpétuelle eucharistique, c’est un petit coin du ciel sur la terre : Jésus y est adoré ici-bas sans interruption, comme au ciel où les saints et les anges l’adorent sans cesse. La vie divine se répand abondamment dans les cœurs, protégeant ainsi toute vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle.

Paix, ordre, sécurité

Jésus, s’adressant à sainte Faustine déclarait : « L’humanité ne trouvera pas la Paix tant qu’elle ne se tournera pas avec confiance vers ma Miséricorde » (Faustine Kowalska, ‘Petit Journal’, n. 300). Plus loin, nous lisons : « Le trône de la Miséricorde, c’est le Tabernacle » (Faustine Kowalska, ‘Petit Journal’, n. 1484). Ainsi, il ne peut y avoir de paix véritable dans les cœurs, les familles et le monde sans se tourner davantage vers l’Eucharistie célébrée et adorée.

Mgr Ruben Profugo, évêque de Lucena, aux Philippines, témoignait : « L’adoration perpétuelle eucharistique a protégé mon diocèse de la violence qui menaçait de le déchirer. Aussi bien les prêtres que les laïcs attribuent à l’adoration perpétuelle eucharistique non seulement la protection du diocèse contre le communisme, mais aussi l’instauration de la paix et de l’ordre ». Le curé de Las Vegas écrivait à son tour : « Nous avions de la prostitution devant notre église; on y vendait de la drogue. Lorsque nous avons commencé l’adoration perpétuelle eucharistique, tout cela a cessé. Quand notre Seigneur au Saint-Sacrement est exposé sur l’autel, la criminalité a sensiblement diminué dans la région. J’en suis convaincu » .

Mgr Josefino S. Ramirez, vicaire général et chancelier, archidiocèse de Manille aux Philippines, écrit : « L’adoration perpétuelle eucharistique est le ‘plan de paix’ de Notre-Dame. Je suis absolument convaincu que c’est par cette adoration que la paix viendra sur notre pays et sur le monde. Quand nous ferons sur la terre ce qui est fait au ciel, c’est-à-dire, adorer Dieu perpétuellement, alors nous verrons ‘la terre nouvelle et les cieux nouveaux’. Le seul nom, la seule puissance, le seul amour qui apporteront la paix éternelle sur la face de la terre, ce sont le Nom, la Puissance et l’Amour de Jésus au Saint-Sacrement ».

C’est l’amour de Dieu pour l’homme qui a créé le monde. Ce sera l’amour de l’homme pour le Fils de Dieu au Saint-Sacrement qui recréera le monde et fera venir la nouvelle création promise par Dieu. Par son incarnation, le Fils de Dieu s’est uni lui-même à tout homme de telle sorte que, « par son pouvoir de soumettre toutes choses à lui-même » (Ph 3, 21), « le monde créé est destiné à être assumé dans l’Eucharistie » (Jean-Paul II, Lettre encyclique ‘Lumen Orientale’, n. 11, 1995) où tout et chacun sera rendu parfait dans le feu d’amour divin !


Concluons avec les paroles de saint Pierre-Julien Eymard qui déjà au XIXème siècle rappelait l’urgence de l’adoration eucharistique pour renouveler nos paroisses et notre monde :

« Aujourd’hui, l’exposition solennelle de Jésus sacramentel est la grâce et le besoin de notre époque. Elle est la grâce souveraine. L’exposition est l’arme puissante de l’Église et du fidèle… Nous ne craignons pas de l’affirmer : le culte de l’exposition du Très-Saint-Sacrement est le besoin de notre temps… Ce culte est nécessaire pour sauver la société. La société se meurt parce qu’elle n’a plus de centre de vérité et de charité, mais elle renaîtra pleine de vigueur quand tous ses membres viendront se réunir autour de la vie, à Jésus dans l’Eucharistie. Remontez à la source, à Jésus. Surtout à Jésus dans son Eucharistie… Qu’on le sache bien, une civilisation grandit ou décroît en fonction de son culte pour la divine Eucharistie. C’est là la vie et la mesure de sa foi, de sa charité, de sa vertu. Qu’il arrive donc ce règne de l’Eucharistie ! Assez longtemps l’impiété et l’ingratitude ont régné sur terre. Que ton règne vienne ».

Benoît XVI nous montre le chemin à suivre : « Si notre Église devient authentiquement eucharistique, elle sera une Église missionnaire. Nous aussi, nous devons pouvoir dire à nos frères avec conviction : « Ce que nous avons contemplé, ce que nous avons entendu, nous vous l’annonçons à vous aussi, pour que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous » (1 Jn 1, 3) » (Benoit XVI, Exhortation Apostolique, ‘Sacramentum Caritatis’, n. 84, 2007).