Qu’est ce que l’Adoration Eucharistique ?

Dans l’Eucharistie, le Fils de Dieu vient à notre rencontre et désire s’unir à nous ; l’adoration eucharistique n’est rien d’autre que le développement explicite de la célébration eucharistique, qui est en elle-même le plus grand acte d’adoration de l’Église. Recevoir l’Eucharistie signifie se mettre en attitude d’adoration envers Celui que nous recevons. C’est ainsi, et seulement ainsi, que nous devenons un seul être avec Lui et que nous goûtons par avance, d’une certaine façon, la beauté de la liturgie céleste. L’acte d’adoration en dehors de la Messe prolonge et intensifie ce qui est réalisé durant la Célébration liturgique elle-même.

Benoît XVI, Encyclique « Sacramentum Caritatis », n°66

L’adoration eucharistique a pour objet la divine personne de notre Seigneur Jésus-Christ présent au Très Saint-Sacrement. Il est vivant, il veut que nous lui parlions, il nous parlera. Et ce colloque, qui s’établit entre l’âme et notre Seigneur, c’est la vraie méditation eucharistique, c’est l’adoration. Heureuse l’âme qui sait trouver Jésus en l’Eucharistie, et en l’Eucharistie toutes choses.

Saint Pierre-Julien Eymard

L’adoration est d’une valeur inestimable dans la vie de l’Eglise.

Jean-Paul II, Ecclesia de Eucharistia, 25

L’adoration n’est pas un luxe mais une priorité.

Benoît XVI, Angélus, 28 août 2005

C’est pour nous un devoir très doux d’honorer et d’adorer dans la sainte hostie, que nos yeux voient, le Verbe incarné qu’ils ne peuvent pas voir et qui, sans quitter le ciel, s’est rendu présent devant nous.

Paul VI, Credo du Peuple de Dieu

D’après Benoît XVI, les deux éthymologies du mot adoration correspondent à ses deux dimensions :

Le mot grec est proskynesis. Il signifie le geste de la soumission, la reconnaissance de Dieu comme notre vraie mesure, dont nous acceptons de suivre la règle. Il signifie que liberté ne veut pas dire jouir de la vie, se croire absolument autonomes, mais s’orienter selon la mesure de la vérité et du bien, pour devenir de cette façon, nous aussi, vrais et bons. Cette attitude est nécessaire, même si, dans un premier temps, notre soif de liberté résiste à une telle perspective. Il ne sera possible de la faire totalement nôtre que dans le second pas que la dernière Cène nous entrouvre.

Le mot latin pour adoration est ad-oratio ­contact bouche à bouche, baiser, accolade et donc en définitive amour. La soumission devient union, parce que celui auquel nous nous soumettons est Amour. Ainsi la soumission prend un sens, parce qu’elle ne nous impose pas des choses étrangères, mais nous libère à partir du plus profond de notre être.

Benoît XVI, Journées Mondiales de la Jeunesse, Homélie de clôture. Cologne 2005

Dans le tabernacle, Jésus est présent dans sa grande adoration du Père à laquelle il veut tous nous associer. Jésus laisse sa grande adoration à son Eglise… L’adoration, c’est offrir ce qu’on a de meilleur au Père, c’est se remettre à Jésus et avec Jésus au Père. La contemplation est une grâce du Père qui nous attire par son Fils.

Mgr Henri Brincard au Congrès de l’adoration, Paray-le-Monial, 2006

L’adoration est un acte intime, mais aussi missionnaire, évangélisateur. N’est-elle pas l’acte où se révèle que le monde a un cœur et que ce cœur vibre de l’amour qui transforme tout ?.

Mgr Dominique Rey, Congrès de l’adoration, Paray le Monial, 2006

Témoignage d’une paroissienne : « Puisque tout va très vite à la messe, l’adoration est comme un arrêt sur image qui me permet de vivre plus intensément l’un ou l’autre temps de la messe… »


… un peu de théologie …