Le pape François en Colombie

VOYAGE EN COLOMBIE

« Demeurer [en lui] et contempler sa divinité en faisant de la prière un élément fondamental de notre vie et de notre service apostolique. La prière nous libère du fardeau de la mondanité, nous enseigne à vivre dans la joie, à faire des choix en nous éloignant de la super cialité, dans un exercice de liberté authentique. Dans la prière nous grandissons en liberté, dans la prière nous apprenons à être libres. La prière nous évite de nous centrer sur nous-mêmes, cachés dans une expérience religieuse vide et elle nous conduit à nous mettre docilement dans les mains de Dieu pour réaliser sa volonté et rendre ef cace son projet de salut. Et dans la prière, je vous conseille une chose également: demandez, contem- plez, remerciez, intercédez, mais aussi habituez- vous à adorer. Adorer, ce n’est pas très à la mode. Habi- tuez-vous à adorer. Apprendre à adorer en silence. Apprendre à prier ainsi. »
9 septembre 2017, à Medellin (Colombie)  
 
« Jésus nous demande de prier ensemble; que notre prière soit symphonique, avec des nuances per- sonnelles, des accentuations diverses, mais qu’elle élève de manière unani- me la même clameur. Je suis sûr que nous prions aujourd’hui pour le ra- chat de ceux qui s’étaient égarés, et non pour leur des- truction, pour la justice et non pour la vengeance, pour la réparation dans la vérité et non pour l’oubli. Nous prions pour accomplir le thème de cette visite: «Faisons le premier pas!», et que ce premier pas soit dans une direction commune.»
10 septembre, messe à Carthagème (Colombie)
 
 

SA FACON DE PRIER (2003)

Le pape François vient d'accorder une très longue interview aux revues jésuites du monde entier. En voici un extrait sur sa façon de prier.

 

• Son naturel optimiste

«Je n'aime pas utiliser le mot “optimiste” parce qu'il décrit une attitude psychologique. Je préfère le mot “espérance”. (…) L'espérance chrétienne n'est pas un fantôme et elle ne trompe pas. C'est une vertu théologale et donc, finalement, un cadeau de Dieu qui ne peut pas se réduire à l'optimisme qui n'est qu'humain.»

 

• Sa façon de prier

«Je prie l'Office chaque matin. J'aime prier avec les psaumes. Je célèbre ensuite la messe. Et je prie le rosaire. Ce que je préfère vraiment, c'est l'Adoration du soir, même quand je suis distrait, que je pense à autre chose, voire quand je sommeille dans ma prière. Entre 7 et 8 heures du soir, je me tiens devant le saint sacrement pour une heure d'adoration. Mais je prie aussi mentalement quand j'attends chez le dentiste ou à d'autres moments de la journée. La prière est toujours pour moi une prière “mémorieuse” (memoriosa), pleine de mémoire, de souvenirs, la mémoire de mon histoire ou de ce que le Seigneur a fait dans son Église ou dans une paroisse particulière. (…) Je me demande: “Qu'ai-je fait pour le Christ? Qu'est-ce que je fais pour le Christ? Que dois-je faire pour le Christ?” (…) Par-dessus tout, je sais que le Seigneur se souvient de moi. Je peux L'oublier, mais je sais que Lui, jamais. Jamais Il ne m'oublie.»

 

• Sa vision de Dieu

«Mais le Dieu “concret”, pour ainsi dire, est aujourd'hui. C'est pourquoi les lamentations ne nous aideront jamais à trouver Dieu. Les lamentations qui dénoncent un monde “barbare” finissent par faire naître à l'intérieur de l'Église des désirs d'ordre entendu comme pure conservation ou réaction de défense. Non: Dieu se rencontre dans l'aujourd'hui.»

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